jeudi 30 avril 2026

Se baguenauder dans les rues de Nyons

 

 

Mardi, 28 avril 2026 

 

 


J'adore me promener dans cette ville, à la recherche des détails qui enjolivent et caractérisent chaque rue, chaque quartier, chaque maison.

Une chose est certaine c'est que la décoration florale des ronds points et autres lieux est entre les mains d'un fameux spécialiste ! 

Alors, tout doucement (rien ne presse), je traverse la ville, de la place de la libération jusqu'à la place Jules Laurent sans hésiter à m'aventurer dans des ruelles voutées pour tenter de découvrir des intimités citadines...


 

 


La place des Arcades est un vrai régal pour qui aime s'attarder dans des boutiques anciennes. 
C'est ici que l'on trouve cette boulangerie qui vous invite à suivre un couloir pour accéder au comptoir de vente ! 




Et, avec les propriétaires,  voici un problème résolu ! 

 

 

 

Aujourd'hui, le superbe ciel bleu et la douceur du soleil permettent à de nombreux touristes de s'installer en terrasse soit pour l'apéritif, soit pour le dîner (oui, il est midi pour ceux qui confondent le nom des repas...)

Mais, c'est un choix, je ne photographierai pas les personnes qui animent les rues aujourd'hui.  





 

 

De vitrine en vitrine, voici l'arrivée au bord de l'Eygues dont la couleur de l'eau est souvent un enchantement. 




 

Nyons, une ville où la confiance règne .... 




 

 

 

 

Alors, dans l'une des rues, une rencontre autant surprenante que très agréable. 

Une dame que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam arrive sur le trottoir opposé, s'arrête et me demande :"Vous allez bien ? "

-- Très bien, merci et vous même ?

--Cela va mais on vient de m'opérer d'un œil. 

--Pour quelle raison ?

-- Un glaucome.  

--Ah bon, et c'est correcte maintenant ?

--Oui, oui, pour le moment je ne vois plus que d'un œil mais ça va. Je vois que vous avez un livre, que lisez-vous ? (j'ai un livre sous le bras)

Et patati et patata ..... et, incroyable, nous en arrivons à parler de nos lectures d'enfance. Pour elle, c'était le journal de Lisette, pour moi, c'était Tintin et Spirou. Le Marsupilami et les Schtroumpfs, quittant la Belgique, nous rejoignent, eux aussi, sous le soleil de Provence... 

Bon, dix minutes de causette avant de se souhaiter une bonne journée et de se quitter. Il n'y aura jamais de retrouvailles. 

Brusquement, entre deux êtres humains, un contact s'est établi sans raison mais pour le plus grand plaisir des deux  protagonistes...

 

 

 

Misère ! pour lui ce n'est même pas le chenil,

c'est carrément la prison ...  

 

 

 

 

 

 








 

 

 

 

 

Me voilà maintenant revenue sous les arcades où je traînaille encore quelques temps. Juste le plaisir d'observer quelques œuvres dont cette magnifique porte en chêne(?) qui me pose question à chaque passage : que pouvaient donc être ses sculptures avant leur destruction??? 

 

 





























 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 




Eh ! Salut Marianne ! Et toi, tu vas bien ? 

.... 


... Pas de réponse ... Snobinette va ! 



vendredi 24 avril 2026

Souvenirs d'enfance : Le chapeau caché

 

 

 

 

Le Mollard (Albiez-le-Vieux) - vue sur le mont Charvin

 

 

 

 

 Lors de nos séjours en Savoie, notre mère exigeait de nous voir porter un chapeau afin de nous protéger du soleil. Ce en quoi elle avait raison … mais … pourquoi achetait-elle toujours des chapeaux d’un ridicule consommé ? 
Cette année-là, elle fit l’acquisition de chapeaux du style « chanteur de Mexico » qui nous ridiculisaient auprès des enfants du village. 
Pour ma part, je n’y prêtais pas grande attention. Ma sœur, elle, très sensible aux moqueries de ses camarades de jeux décida de boycotter ce couvre-chef en paille. 
Non loin de la maison louée par mes parents se dressait un vieux mazot. Bien campé sur ses quatre larges pierres, entouré de hautes herbes et de gentianes, c’était le lieu idéal pour y faire disparaître l’objet de son rejet, le chapeau de paille abhorré. Ma sœur l’y cacha donc sous la petite échelle qui donnait accès à la porte de la réserve. Ensuite, après m’avoir bien fait comprendre l’importance du mutisme qui devrait être le mien, elle bondit dans les herbes, tête nue, et prenant ses jambes à son cou, partit à la recherche de ses compagnons de jeux avec lesquels elle passait de longues heures à la découverte de la montagne et de ses splendeurs. 
 Le temps passa et arriva l’heure du souper. A table, Danielle fit preuve de peu d’appétit. Le visage d’une coloration étrangement foncée, les yeux saillants, elle pouvait difficilement laisser croire que tout allait bien Notre mère, alertée, tendit la main, toucha le front de mon aînée et poussa un couinement d’horreur tant ce front était brûlant. Aussitôt, le branle bas déclenché par la catastrophe supposée secoua les quatre membres de la famille. Danielle fut mise au lit avec un thermomètre bien planté entre les fesses. Le résultat ne se fit pas attendre, à peine quelques minutes pour secouer encore plus père et mère : 41 degrés de fièvre… 
L’alerte générale fut lancée dans le village, les touristes belges avaient besoins d’un médecin de toute urgence ! En pleine montagne, fin des années 40, allez trouver un médecin ! Les plus âgés du village donnèrent leurs conseils : telle herbe en infusion, un tissu mouillé sur la tête, une diète dans les jours à venir… Tamara, aux cent coups n’en démordait pas, c’est d’un médecin dont sa fille avait besoin ! 
Le curé Rambaud annonça alors qu’il allait en chercher un. Il s’enveloppa dans sa cape, sortit la mule et partit par les sentiers de montagne en pleine nuit pour rejoindre Saint Jean de Maurienne . La descente prenait deux heures pour un montagnard averti. Pour la remontée, c’était une autre paire de manches : quatre heures minimum. C’est donc à six heures du matin que le prêtre et le médecin furent de retour, le médecin s’étant fait aider dans la montée en tenant la queue de la mule qui, elle-même, portait tous les instruments et les fioles nécessaires aux cas graves. 
La visite ne se fit pas sans quelques sérieuses récriminations et le praticien ne cacha pas sa colère lorsqu’il constata que ma sœur souffrait d’une …. insolation ! Son information claire, nette et sèche lancée à nos parents leur fit bien comprendre que, dans ces villages de montagne, lorsqu’il devait venir, c’était pour signer l’acte de décès. 
 
Et toc !
 
 
 






 
 
 
 

 
 
Crédit photos : Franz Moreau 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

lundi 20 avril 2026

Mazagran - "La maison assassinée" - Pierre Magnan

 

 

Mazagran*
Un mot que je découvre en lisant un roman de Pierre Magnan. 
Des mazagrans, j'en avais déjà vu sur des vide-greniers ou chez des brocanteurs mais je ne connaissais pas ce nom ni son origine. L'origine ? Aïe ! nous voici, une fois de plus, replongé dans une guerre ... 
 

 
 
Et pour passer de l'âne au coq, deux animaux que j'aime beaucoup, parlons de l'auteur du livre : Cet auteur possède une étendue de vocabulaire incroyable !
mazagran, limonier, haquet, limousine (un vêtement), devoirant, caquois, novi, tous ces mots en un peu plus d'une demi page...
 

L'idéal est de garder en permanence un dico à côté de soi quand on lit un roman de Magnan !!!
Mais le style, les descriptions sont tellement magnifiques que peu importe le temps passé à plonger son nez dans le dico. L'âge aidant, cela devient un réel plaisir de découvrir des  mots anciens de moins en moins utilisés et que l'on aimerait tant voir ressurgir dans les conversations .... mais là, je rêve....  car, au vu du vocabulaire des générations actuelles, ce patrimoine d'une superbe richesse semble perdu à tout jamais .... 
 

 
 

Un article vraiment intéressant 
 
 
  
 

*Le mazagran, pour une bonne dose de convivialité (Journal Le Monde 29 mars 2025)

Ces objets étaient tombés en désuétude. Ils retrouvent aujourd’hui une nouvelle jeunesse.

Par 

Publié le 29 mars 2025 à 15h00

Temps de Lecture 1 min.


https://www.lemonde.fr/m-styles/article/2025/03/29/le-mazagran-pour-une-bonne-dose-de-convivialite_6587887_4497319.html

 

https://netsdevoyages.car.blog/2013/02/02/la-maison-assassinee-pierre-magnan-folio-policier/ 


 

 
 
 
 
 
 
 

vendredi 17 avril 2026

Le Poët-en-Percip

 

 

09 avril 2026 

 

Commençons par les plaisirs de l'estomac  car il ne faut jamais partir en rando le ventre vide.  Et comme le village de Faucon  accueille une boulangerie de premier ordre.... ! 

Bon, rien d'exagéré, deux croissants et un café allongé feront le premier bonheur du matin. 

Parfois, il m'arrive de reconnaître que la vie est parfois bien belle si on réalise qu'il faut si peu de choses pour se promener dans les jardins d’Éden ...

 

Mon projet du jour est le col des Tunes situé au-dessus du village du Poët-en-Percip.  Je l'ai fait voici quelques années. Le tout est de remettre mes pieds dans les traces anciennes... 

 

Mais avant tout, une petite visite aux Ophrys speculum sur la route de Buis . 







 

 Après cette réjouissance visuelle, nous entamons la montée vers Le-Poët-en-Percip. 

 


 

Je ne sais pas si c'est mon estomac qui dirige mes pas mais, dès l'arrivée au village, c'est un charmant restaurant de montagne qui nous ouvre les bras... 

 




Après quelques bavardages avec les restaurateurs, quelques renseignements pris pour retrouver le sentier suivi en 2022 et autres gentillesses, Maxou et moi nous remettons en route. 
 
 
Rapidement, le long du sentier, nous découvrons les premiers Ophrys araneola. Leur floraison semble plus tardive que dans la vallée. Normal !  


 

 Un peu plus loin, nous trouvons un  Orchis pourpre en tout début de floraison. 


 

Découverte suivie par celle d'un très joli papillon brun et celles d'autres copains ailés.


 

 

 


 

 

 

 Ah ! Voici des indications comme je les aime ... j'ai choisi la bonne direction ! Le Col des Tunes nous attend ! 


 

 Eh bien ! il nous attendra encore plusieurs jours ou plusieurs semaines car ..... Mais à quel embranchement me suis-je trompée ? ? ? 

Certainement à celui où trois directions étaient possibles. Mais là, il n'y avait plus aucun renseignement et après quatre années, la mémoire est devenue défaillante ... 

Pour aujourd'hui, adieux Tunes !

Lorsque l'erreur sera devenue flagrante nous aurons déjà bien marché. Alors admirons les paysages sans plus nous tracasser. 

 



 Le Poët-en-Percip

Waaaou ! Belle vue sur le Ventoux enneigé ! 




 

 L'erreur n'est pas grave, elle nous ramène au village par une boucle beaucoup plus courte. Allez, haut les cœurs ! Rejoignons le restaurant pour nous rafraîchir avec un délicieux petit sirop d'orgeat ! 

Ici, je découvre des anémones pulsatiles.... plantées par la restauratrice.   


 

 


Et en passant, profitons-en pour admirer ce magnifique bouquet de giroflées.  

 

 

 

Un souvenir : la rando de 2022 

https://annemoreau.blogspot.com/2022/04/le-poet-en-percip-col-des-tunes-col-de.html