mercredi 13 mai 2026

Le Crestet

 

 

11 mai 2026 

 

Une garde d'honneur pour accueillir le promeneur au Crestet !

Superbe ! 




 

 

 

 

 

 

 

 

 Dans les bois, les orchidées trouvées 

 




















 

 

 Les petits habitants 

 





 

 

 

 

 


 


 


 


 


 



 

Le mal aimé s'appelle orobanche 

 



 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la montagne de Palle

 

 

 12 mai 2026

 

 
 
 
 "Magnifique plante bien connue pour orner nos jardins de ses grandes fleurs, la Pivoine se rencontre à l’état sauvage en lisière de certains bois clairs du Buëch et des Baronnies. A la différence de ses cousines horticoles, la Pivoine sauvage possède des fleurs à une seule rangée de pétales, alors que les plantes cultivées comptent de nombreuses rangées imbriquées les unes dans les autres. Aussi appelée Rose de Notre-Dame, Pione ou Fleur de Saint-Georges, la Pivoine tient son nom de certaines de ses vertus médicinales supposées (antispasmodique et antiépileptique). D’origine grecque, le nom Pivoine est dérivé de « peon », dieux guérisseur de l’Olympe, également à l’origine des « Péans », chants solennels demandant la grâce des dieux. Cette magnifique plante est rare en France, connue uniquement des montagnes du sud. Cette rareté lui a value d’être protégée au niveau national, toute cueillette ou prélèvement de tubercules sont donc strictement interdits."

https://www.florealpes.com

 

 

Et voilà, comme chaque année, Maxou et moi partons faire notre petit pèlerinage sur  la montagne de Palle pour admirer les pivoines sauvages. 

A Séderon,  un premier arrêt pour m'assurer de la route à suivre car je ne me fie plus trop à ma mémoire.... 

Une première dame interrogée me regarde horrifiée :

-- Mais vous compter aller sur cette montagne seule ? 

-- Oui, ce n'est pas un problème, j'ai l'habitude de marcher seule. Mon chien m'accompagne.

-- Et vous allez garer votre voiture là-bas ? 

-- Ben oui! Pourquoi ?

-- Parce que si les bergers sont sur la montagne avec leur troupeau, ils détestent les touristes, ils viendront vous crever les pneus !

-- Oh ! Ce n'est pas très sympa ça ! 

-- C'est déjà arrivé plusieurs fois ! Et vous avez un portable ? 

-- Évidemment !

-- En fait, si j'étais en forme,  je vous accompagnerais. Cela me ferait plaisir d'aller voir vos pivoines ...  Mais, désolée je ne connais pas la route que vous cherchez ... 

Bon ! Bon ! Bon ! cela commence fort. 

J'aperçois la boulangerie du coin. Ceux-là doivent connaître. 

Question posée, le boulanger me regarde goguenard après quoi il me donne le renseignement et continue la conversation.... 

-- Ah ! Oui ! Les pivoines sont belles mais moi je ne suis pas mal non plus ! 

-- Effectivement !  Mais ce qui m'intéresse ce sont les fleurs dans la montagne ... 

-- Si vous le dites ! 

Etc, etc ....   

-- Allez, j'y vais ! Soyez rassuré, dans mon souvenir, vous serez  ma plus belle pivoine du jour ! 

Il me regarde quitter sa boulangerie avec un grand sourire.  

Là-dessus, je fonce, m'engouffre dans la voiture et démarre. Vraiment, les habitants de ce village sortent un peu de l'ordinaire. Il vaut mieux ne plus trop s'attarder. 

 

Après m'être un peu égarée dans les gorges de la Méouge (seconde fois) et avoir fait demi-tour, je finis par retrouver le départ de la piste à suivre et, enfin ! nous pouvons démarrer. 

 

Dès le départ, la joie de deux découvertes d'orchidées m'incite à chantonner... Vite, j'empoigne l'appareil photographique........

Une grosse déception suit  la joie immédiatement!

Oh là là ! Oh là là ! 

En ricanant, l'appareil photo vient de me susurrer "Pas de carte mémoire". Je me donnerais des gifles. 

Heureusement, il reste le téléphone portable qui devra enregistrer tout au long de la rando. 

 

Ici ce sont des Orchis pourpres et un Orchis militaire.  




  

Allez !  haut les cœurs , continuons. La montée ne fait que commencer.




 

 

 

En levant la tête, j'aperçois un vautour qui plane en cercles rapprochés au-dessus de nous. Son vol se rapproche de plus en plus jusqu'à frôler les cimes des arbres proches. 

Mais est-ce que je me trompe ? J'ai l'impression désagréable qu'il surveille mon Maxou ! Bon, je sais, mon chéri n'est pas un très grand chien mais de là à le prendre pour une future proie ... Non, l'agneau de ma vie n'est pas comestible !  

Lorsque l'oiseau s'éloigne, je respire mieux ! 


 

 

 

Dans la forêt, voici l'avant-garde ! C'est amusant, tous les ans, ce petit massif de pivoines se retrouve au même endroit et chaque fois, la joie m'envahit et me donne le punch nécessaire à la poursuite de la montée.  

 


 

Ici, un nombre incroyable de feuilles et de fruits de narcisses donnent une petite idée de ce que dut être le sous-bois et les clairières il y a deux ou trois mois   !  Le décor devait être génial !  

 


 

 

 

Dans les bois, je suis toujours étonnée à la vue de ces grosses pierres venues s'encastrer entre deux troncs et qui ensuite ne pourront plus jamais terminer leur descente. Unis pour la vie !  En espérant qu'ils aient des choses à se dire ... 



 

D'autres rencontres toujours intéressantes.

Ici, une très belle lycose ... 

 

... là , je pense, la chenille de la pyrale du buis (?). 

Cette année, ces petites chenilles semblent moins nombreuses que les autres années. Une chance !

Pendues au bout d'un fil extrêmement fin, au bout d'une branche, dès que l'on approche, elles donnent un mouvement de balancier infernal à ce fil. Un moyen de défense sans doute.  


 

Un nouveau massif de pivoines apporte une légère angoisse . De nombreuses fleurs sont déjà fanées.  


 

Cette fois, nous arrivons, la montée est terminée, au bout de la piste s'étale  la prairie avec ses joyaux floraux ! 


Mais auparavant, encore quelques découvertes ! 


Deux derniers Orchis pourpres  



 Le Muscari à toupet et son bébé  

 
Les Valérianes tubéreuses 
et leur occupante...  
 
... j'ai eu l'impression que cette sauterelle sniffait la valériane ...Elle avait déjà le regard un peu égaré ! Bien sûr vous me direz que c'est mieux que le protoxyde d’azote. La valériane, en montagne, c'est plus naturel ! ...


 
 
Un coup d’œil sur le panorama permet d'apercevoir les Alpes enneigées. 
 

 



 

 

Maintenant, il faut arrêter de se dissiper près de toutes les petites beautés offertes par la nature car les merveilles nous attendent un peu plus loin et c'est bien pour elles que nous sommes venus. 
 
 C'est bien là et très très peu ailleurs . Étonnant ! 

 




 













 

 




 

Après tant de beauté, il n'y a plus rien à dire et après notre errance d'un massif à l'autre, après un repos que nous aimerions prolonger indéfiniment parmi les pivoines, il faut se raisonner et reprendre la piste dans le sens de la descente. 

 

Mais les émotions ne sont pas terminées ...

A une cinquantaine de mètres de la voiture, deux grands chiens sortent de leur jardin comme des furieux et se jettent sur mon Maxou qui ne demandait qu'à faire copain copain. L'un des deux l'a  déjà attrapé près de la nuque ! Mon sang n'a pas eu le temps de faire un tour. Je me  précipite en rugissant plus violemment qu'un lion enragé. Bâton de marche levé, je m’apprête à assommer celui  qui a  saisi Maxou. Je crois que mon hurlement a  pour résultat l'arrêt de l'attaque. Le propriétaire me lance un très mauvais regard sans s'excuser pour l'agressivité de ses chiens mais franchement, de son regard, je n'en ai rien à cirer (pour rester polie) .

Comme fin de rando, c'est un peu agité mais tout se   termine bien. 

Et franchement, après cinq heures de marche, je ne pensais pas pouvoir encore réagir avec une telle violence. 

Que celui qui veut ennuyer mon Maxou d'amour se le tienne pour dit ! 

 

 


 


Bon ! tant d'émotions méritent bien un petit arrêt à Montbrun-les-Bains  
 

 

 

Cela fait un bout de temps que j'y vais ! 

https://annemoreau.blogspot.com/2014/05/la-montagne-aux-pivoines.html 

 

https://annemoreau.blogspot.com/2020/05/quelques-fleurs-de-la-montagne-de-palle.html 

 

https://annemoreau.blogspot.com/2025/05/la-montagne-de-palle-18-mai-2025.html