jeudi 19 février 2026

En parlant de serpent


Siegen, Allemagne

Dans un passé lointain.... 

 

 


 

 

  Ce mercredi-là, j'avais entrepris une longue promenade dans les bois de Siegen. Mes chiens, Jonathan et Sven, folâtraient autour de moi, reniflant un escargot à gauche, une sauterelle à droite. Déjà, ils avaient coursé un renard à travers des massifs de digitales, étaient revenus sur ses traces d'un côté à l'autre de l'allée, sans résultat. Le petit rouquin les avait semés avec une facilité déconcertante, passant devant moi sur la pointe des pattes sans me voir pour ensuite se fondre dans les fougères et dans l'ombre fraîche des hêtraies. Silencieux, il avait disparu au plus profond de la forêt alors que mes deux Tartarins couraient encore, ventre à terre sur les tapis d'aiguilles de pin qui bordaient notre chemin, lançant vers le ciel leurs abois inutiles autant que dérangeants.

  Durant cette chasse stérile, j'étais restée immobile au soleil dans l'attente du retour des deux compères qui, bientôt, avaient fait leur réapparition, fourbus, la langue à terre, mais heureux de cette échappée sauvage. Le ridicule de leur échec ne les avait pas atteints et deux paires d'yeux saillants avaient alors cherché mon approbation. N'avaient-ils pas répondu à l'attente de leur maîtresse en mettant en déroute tous les grands fauves de la forêt? Non, Messieurs, j'avais pensé que vous étiez ridicules et trop bruyants ; cette fois, je vous l'avais dit tout haut et d'une voix ferme. Une grande déception était apparue dans leur regard ainsi qu'une question : «Comment pouvaient-ils continuer à vivre avec une femme aussi peu au fait des arcanes de la chasse?»

  La vue d'un premier clitocybe orangé vint me détourner de notre discussion de sourds. Je décidai de quitter l'allée et de m'enfoncer sous les futaies pour en trouver d'autres. Les deux poilus, heureux de cette diversion me suivirent dans les taillis, allant d'une flaque de soleil à l'autre, sautant par-dessus les troncs morts, se vautrant, au passage, sur d'anciennes odeurs de gibiers retenues par les mousses vert émeraude. Il ne fallut pas longtemps pour qu'ils choisissent de me dépasser afin de reprendre leur quête éperdue d'un faisan ou d'un lapin un peu distrait.

  Ces instants de bonheur simple et tranquille furent brusquement troublés par une impression de danger imminent. Impossible à définir, impossible à palper et cependant bien présente. Mes chiens s'étaient immobilisés, côte à côte, les poils du dos dressés en deux crêtes parallèles. Ils ne bougeaient plus mais un sourd grondement montait du fond de leur gorge ; leurs gueules, lèvres rétractées, découvraient toute l'agressivité des dents blanches et pointues.

  Je m'approchai d'eux avec mille précautions, un pas après l'autre, cherchant à situer l'endroit d'où pouvait surgir le danger. Mais quel danger? Venant de quel élément de la nature? La gorge serrée, le souffle suspendu, je cherchais. Mon regard suivit la direction donnée par ceux des chiens. Je découvris alors, avec un frisson, la fin du corps d'un serpent qui terminait de se faufiler sous un tronc abattu par la vieillesse. Je n'en vis que la queue courte mais la grosseur de celle-ci me fit comprendre que le danger était bien réel s'il s'agissait d'une vipère.

  Ce serpent, j'en avais à peine aperçu la fin du corps mais ce que j'avais ressenti avec force, c'était le danger qu'il représentait. Mes chiens seuls avaient pu entendre son glissement avant de le voir et leur instinct les avait fait se tenir à distance d'une morsure potentielle. Tous trois, submergés par l'émotion, nous éprouvâmes le besoin de nous éloigner au plus vite et de reprendre notre souffle lors d'une petite halte. J'entraînai donc mes deux compagnons vers une clairière bien ensoleillée. Rassurée par la distance établie, je m'assis sur une souche d'où je pouvais surveiller les environs, Jonathan et Sven couchés à mes pieds.  

 

Jonathan le "ravi" 

 
Sven, le forban 




mardi 17 février 2026

Une abeille charpentière fait son marché...

 

Vaison-la-Romaine, jour de marché 

Mardi, 17 février 2026 

 

Sur le stand de l'horticulteur, une grosse abeille charpentière avait trouvé son bonheur. 

Seuls, les crocus semblaient vraiment l'attirer. Elle a effectué plusieurs survols des jonquilles, des primevères, des pâquerettes mais sans jamais s'y poser. Toujours elle est revenue aux crocus passant inlassablement d'une fleur à l'autre.  

En fin d'observation, j'ai pu constater que, sur sa tête, elle avait récolté un nombre important de  masses polliniques (pollinarium* ?) comme on en voit sur les têtes des insectes qui pollinisent les orchidées. 

 

















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trouvé sur :  https://europeanorchids.com/wp-content/uploads/2018/07/ClaessensKleynen2016-Pollinieetpollinaire.pdf


 

vendredi 13 février 2026

Les rencontres du jour

 

 

13 février 2026 

Lac du Paty

Saint- Hippolyte-de-Graveyron 

 

 

Isolée au milieu des terres labourées par les sangliers, cette dernière découverte est due à Laurent, le roi du regard affuté !  

Et de huit 😍 


 

Les autres plants sont devenus de vieilles connaissances mais  de nouvelles fleurs sont venues s'ajouter !  

 





 


 

A Saint-Hippolyte...

Difficile à croire mais la pluie tenait vraiment  nous accompagner !