lundi 18 mai 2026

Le Pas du Ventoux

 

 

16 mai 2026 

 

 

A découvrir ! 

Quelques coins intéressants où s'épanouit une végétation que l'on ne rencontre pas tous les jours !

Toutes mes informations sont prises sur "Plantnet" d'où certaines incertitudes

 

l'Aphyllanthe de Montpellier
le  Liseron de Provence


 

 

 

 



 

 

 Comme pour l'Iris des garrigues, l'Aristoloche pistoloche ne peut être découvert qu'en quittant la piste et en fouillant l'une des petites clairières situées sur la gauche. 

Les plants sont aussi très nombreux.  

https://www.orchid-nord.com/Flore-France/Aristolochiaceae/Aristolochia%20pistolochia/Aristolochia-pistolochia.html




 

la Camomille...

 

 

Le début d'une Épipactis.....

 

Ici, c'est une belle découverte ! Un habitat très important d'Iris des garrigues. Mais, pour le voir, il faut quitter la piste. Et mieux encore ! Pour voir la floraison, il faudra venir plus tôt ! 

l'Iris des garrigues

file:///C:/Users/mum_8/Downloads/Iris%20lutescens.pdf 

 

 

 

 

l'Anthyllide des montagnes (ou Anthyllide   vulnéraire ?)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Vuln%C3%A9raire_des_montagnes 




 


 

l'Œillet à longue tige (ou Œillet des rochers ?)
 

 

 

 

 

l'Orchis pyramidal



l'Orchis bouc

 

 L'Ophrys apifera :  un seul pied trouvé 







 


 

 Bon petit circuit à ne pas oublier ! 

 

 

 

 

 

 

samedi 16 mai 2026

Le Bled

 

 

 




Pour ma mère, le mot bled était synonyme de lieu désert, de vaste terrain desséché, de village isolé, perdu et sans intérêt .

Dans sa bouche, l’expression « c’est un bled » était souvent prononcée avec le souverain mépris de la citadine face à un lieu inculte dont elle n’aurait pu tirer aucun souvenir attractif pour briller en société.

Pour ma sœur et pour moi, mais surtout pour moi, je pense, le Bled, c’était l'enfer. Le livre de toutes les perditions, l’abomination scolaire dans toute son ampleur.

Actuellement, quand mon regard se pose encore sur la couverture blanche du livre, un vertige saisit l’âme enfantine qui est restée en moi.

Pour comprendre ce rejet, cette quasi haine, il faut savoir que, dès le début de ma scolarité chaotique, mes méconnaissances orthographiques furent telles que l’on ne pouvait pas parler de lacunes, ni de trous ni de cratères, non, c’était des gouffres qui semblaient impossibles à combler.

Mon père, habituellement si peu enclin à surveiller mes connaissances scolaires, comprit un jour qu’il fallait s’attaquer au problème. Il choisit donc de prendre le taureau par les cornes et fit du livre Bled le sauveur de cette gabegie.

Décidé à ne pas lâcher prise lorsque nous partions en vacances, il n’oubliait jamais de placer le Bled dans sa valise entre une étude d’auteur grec et une autre d’auteur latin (faut-il le dire, le grec et le latin, c’était pour ses études personnelles).

Cette année-là c’est sous le doux soleil de Saint-Paul-sur-Ubaye que notre famille atterrit pour y vivre les mois de relaxation tant attendus …..

Le logement était bâti en fer à cheval. A droite, l’appartement, face à l’entrée, un mur important, à gauche, le fenil auquel on accédait par une échelle.

Avant même que notre installation soit tout à fait terminée, mon père étant distrait par un je ne sais quoi, ma sœur déroba le Bled pour le cacher.

L’acte me parut merveilleux ! Mais où cacher ce tortionnaire des cerveaux enfantins ? Il fallait trouver et vite encore ! L’idée du fenil surgit sans crier gare et fut adoptée par les deux âmes rebelles. Excellente cette idée du fenil ! Jamais notre père n’irait s’aventurer à gravir une échelle qui faisait quasi la hauteur du bâtiment !

Le Bled partit donc passer ses vacances dans le foin des Alpes-de-Haute-Provence.

De recherches infructueuses en recherches inopérantes, mon père finit par se lasser et nos vacances, si elles n’améliorèrent pas mon orthographe ni mes connaissances grammaticales furent bien agréables.

Au village, de temps à autre, le soir, un spectacle cinématographique était offert aux habitants. L’écran était installé sous le fenil de notre logement. A la nuit tombée, chacun venait s’installer en apportant sa chaise ou son tabouret.

Durant la projection, mon regard s’égarait de temps en temps vers la porte du fenil où le Bled dormait du sommeil du juste. Le film, après chaque égarement, me paraissait bien plus savoureux, bien plus ensorcelant et jamais alors un remord ne vint chatouiller ma conscience… 

Celle qui fut bien surprise en automne, ce fut la vache qui  reçut le Bled en même temps que sa ration de foin. Peut-être le mâchouilla-t-elle en rêvant à l'accord du participe passé, peut-être excréta-t-elle de superbes bouses conjuguées au subjonctif  plus-que-parfait ... Allez savoir ! 

 

 

Mais ..... mon père n'avait sans doute pas tort ...  

 


 

 



 

 

 

 

vendredi 15 mai 2026

Vous devez vous sentir seul...

 

23 février 2023


Une petite anecdote arrivée voici quelques 

années durant un cours d'informatique 

destiné à étudier la gestion des échanges 

photographiques sur le web.

(Attention, cette anecdote n'est pas un exemple à suivre car la connaissance du vocabulaire peut faire évoluer plus rapidement les contacts pour une recherche précise



Les premières données du prof étant déjà connues de ma voisine et de moi-même, nous étions allées un peu plus vite que les autres élèves pour ouvrir un nouveau compte avec Google +1. Heureusement, depuis le début du cours, nous ne nous étions pas encore fait accrocher par le brave homme qui est un « spépieux malade », toujours prêt à ajouter des compléments d'informations techniques pour nous embrouiller le cerveau avec des mots que personne n'arrive à retenir.

Chez lui, la connaissance du vocabulaire informatique semble plus importante que le fait de restaurer correctement une photo ou le fait de bien écrire un texte.  

A partir de là, il faut savoir qu'il y a un grand danger à lui demander une explication. Si l'on se trompe dans l'utilisation des mots, il arrête immédiatement le cours pour enfourcher son dada favori : "Et voilà, je ne comprends pas ce que vous me demandez parce que vous vous êtes mal exprimée. Il ne faut pas me dire que vous avez "cliqué" ici et que "ça" n'est pas arrivé comme vous le vouliez. Il fallait dire : "j'ai voulu OUVRIR une fenêtre  et c'est un ONGLET indésirable qui est apparu. Et, est-ce que tout le monde sait ce qu'est un onglet et à quoi il sert ?" ... et le voilà reparti pour cinq minutes d'explications d'une précision infernale. Parfois même, il faut le regarder droit dans les yeux pour qu'il soit certain que nous l'écoutons tous attentivement. Alors, si par malheur, on est en train de regarder son écran, il élève la voix, toujours très poliment, et dit, en pointant deux doigts vers ses yeux (comme Louis de Funès)  et nous interpelle en détachant bien les mots : "Regardez-moi, Madame Moreau (ou Madame X ou Monsieur Y), quand je  donne une explication. Dans cinq minutes, vous allez me reposer la même question parce que vous n'aurez rien écouté et donc rien compris. Vous savez, c'est fatigant, pour un enseignant, de parler dans le vide car personne ne l'écoute." (Je sais de quoi il parle mais n'ai jamais osé le lui dire de peur de mal m'exprimer).

Et il continue : "Ce n'est pas sur votre écran que vous trouverez la réponse à votre question, c'est avec moi que vous l'aurez... sauf... si..., bien sûr, vous voulez utiliser Google et Wikipédia pour trouver la solution. Est-ce que tout le monde sait ce qu'est Wikipédia et comment on y arrive ? ..."

Mais, hier, miracle !  Madame S... et moi n'avions posé aucune question inutile et, même, étions plus avancées que les autres dans l'ouverture de notre compte. A voix très basse, nous nous étions interrogées pour nous entraider et résoudre quelques difficultés, du style : "Où avez vous cliqué pour arriver là ?" "Oh ! c'est simple, j'ai cliqué ici et ça est apparu, c'est chouette, non ?" "Oui, je vais essayer la même chose".  

Aucun vocabulaire technologique acquis  donc mais un avancement certain dans le travail. Même que,  il fallut l'entendre pour le croire, le professeur nous   prit en exemple : "Voyez les deux dames, en début de table, elles connaissent déjà la technique pour ouvrir un nouveau compte, elles ont déjà bien avancé."  Aaaah ! mais quel plaisir d'entendre les trompettes de la gloire. Cela n'allait certainement pas durer. 

A force d'avancer seules dans le travail, nous avons finalement ouvert une première fenêtre de Google +1 qui créait un lien avec les amis déjà connus sur Facebook. Comme personne, parmi les amis apparus, ne m'intéressait, j'ai ouvert la fenêtre suivante. C'était une longue suite de publicités ou autres sites consultés dans les semaines ou les mois précédents. Rien d'intéressant non plus. J'ai passé aussi. Arrivent alors la troisième fenêtre et un énorme fou rire incontrôlable. Dans la troisième fenêtre, je lis : "Vous devez vous sentir seul , vous n'avez pas ajouté ....."  

J'ai émis un véritable râle de rire ce qui a alerté ma voisine qui, après avoir lu le message sur mon écran, s'est écroulée sur son ordinateur prise, elle aussi, d'un fou rire inextinguible.

Le professeur, lancé dans une explication à l'autre bout de la table, s'est redressé pour nous regarder et, croyant peut-être à un chahut organisé par   "les deux dames", a préféré nous ignorer. Je crois que si, une fois de plus, il nous avait dit : "Regardez-moi quand je parle" en mettant ses doigts devant ses yeux, je serais tombée sous la table, morte de rire.


 

 

 

 

mercredi 13 mai 2026

Le Crestet

 

 

11 mai 2026 

 

Une garde d'honneur pour accueillir le promeneur au Crestet !

Un ancien muret, tout en longueur, garni d'une rangée d'iris multicolores. Superbe ! 




 

 

 

 

 

 

 

 

 Dans les bois, les orchidées trouvées 

 




















 

 

 Les petits habitants 

 





 

 

 

 

 


 


 


 


 


 



 

Le mal aimé s'appelle orobanche