jeudi 28 mai 2026

Les orchidées de la forêt de La Tussie


 

 



Lundi, 25 mai 2026 

 

Pour ceux qui aiment les orchidées, cette forêt est un rêve ! 

A gauche, à droite, en bordure de sentier, dans le marécage ou dans les sous-bois,  elles sont là.

Parfois très petites ou éclatantes de couleurs vives, un œil exercé ne peut que les découvrir.

Bien entendu, il faut chercher, ne pas marcher trop vite, s'arrêter pour mieux scruter les ombres. Celui qui marche pour marcher ne verra rien mais cela, c'est avoir un  autre but lors d'une sortie dans la nature.  

 

Alors, en ce magnifique jour de printemps, Guillaume et moi en avons répertorié 12 espèces différentes. Il y en a peut-être plus ???

Mais 12, ce nombre a déjà apporté bien du bonheur à nos petits cœurs (enfin, là je parle pour le mien)  !  

Les voici donc ces petites déesses ou petits dieux de la forêt.

Le premier trouvé  est l'Orchis de Fuchs :

Pour celui-ci,  il ne faut pas avoir peur de se mouiller les pieds, il se trouve dans un marécage, en bordure d'un ruisseau.

 

Et comme ce petit précieux n'aime pas la solitude, il s'est entouré d'un nombre incroyable d'autres Dactylorhiza....

 




Allez, on se mouille, on se mouille ! 

La distinction avec Dactylorhiza maculata se fait (en partie) grâce au labelle qui est profondément trilobé chez Dactylorhiza fuchsii. Cette dernière semble nettement plus inféodée aux forêts que Dactylorhiza maculata, plutôt présente dans les prairies.

Dactylorhiza fuchsii est considérée par certains auteurs comme une sous-espèce de Dactylorhiza maculata (Dactylorhiza maculata subsp. fuchsii (Druce) Hyl)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Orchis_de_Fuchs 

 

 

 

 

Ensuite, nous trouvons :

 

les Orchis militaires

 


 



les Orchis pourpres



 

 
la Platanthère bifolia

 

 

les Céphalanthères de Damas et à longues feuilles 








 

 Les Orchis brûlés


 

 les Listères à feuilles ovales




 

la  Néottie nid-d'oiseau (floraison non achevée)

 


 l'Ophrys mouche


 Voici la plus belle parmi les toutes belles, l'orchidée Sabot de Vénus !  Une reine !

 En fait, celle pour laquelle nous venons chaque année ! 

 

Celle devant laquelle nous nous agenouillons sans   hésitation aucune ... 





 


 

 

Il nous en restait une à découvrir, l'orchidée Racine de corail .

Un grand remerciement à Valérie qui l'avait découverte la veille et nous a envoyé les informations pour la trouver. 

C'est vrai qu'elle est très discrète !  



 
 
 
 Description : Cette orchidée dépourvue de feuilles tient son nom de la forme de son rhizome, ressemblant à du corail. Cette plante est très discrète et pousse en petits groupes sous les hêtraies ou les hêtraies-sapinières. Cette espèce est saprophyte et affectionne les litières riches. Le manque de lumière de son environnement de prédilection ne la rend pas très photogénique. https://www.florealpes.com/fiche_racinecorail.php
 
 
 
 
 

 

 

Un petit serrement de cœur sur le chemin du retour ! Mais bon, c'est une nécessité de se nourrir. C'est triste pour celle qui n'a pas été assez attentive...

Une découverte de Guillaume 

 




 

 

 

 

 

 

 

 

dimanche 24 mai 2026

Sur les sentiers de Prébayon

 Dimanche 26 avril 2026

 

Une toute première satisfaction, dès le départ de cette rando, c'est le nombre impressionnant de papillons que j'ai pu voir voler autour de moi. 


 

























Bon, pourra-t-on me dire, ce sont toujours les mêmes ! 

Oui, ceux que j'ai pu attraper "au vol" sont ceux qui se posaient soit pour un petit repos au soleil soit pour se nourrir ... Les autres volaient trop vite, zigzaguaient sur fond d'azur ou, sensibles aux mouvements, s'envolaient dès mon approche. 

Mais vraiment, ils étaient très nombreux. Comme quoi, je le constate lors de chaque sortie, il faut s'éloigner des activités et pollutions humaines pour continuer à les admirer... 

 

Alors, ici, il faut être attentif ! Ces deux papillons n'arrêtaient pas de se conter fleurette autour des aubépines en fleur. L'un volant derrière l'autre pour ensuite inverser les rôles de poursuivant-poursuivi ! Des piqués, des rase-mottes succédant à des montées en flèche vers le ciel. Incroyable cette énergie que deux si petits êtres peuvent posséder en eux.    

Il y a pis comme lieu d'amour....  



Arrêtons de rêver et marchons vers l'abbaye... 

Au fur et à mesure de mon avancée, il me semble que la piste s'est terriblement allongée.

Je vieillis quoi !  C'est le constat le plus correct ...

 


 


 

Pourtant, les paysages n'ont pas changé et voici la grande fontaine, royaume des têtards et des œufs de batraciens prêts à éclore.  

 

Mais où se trouve donc le départ du sentier qui va me prouver que je ne me suis pas trompée ?  Bon ! se tromper serait difficile, depuis presque vingt ans, il n'y a jamais eu de bifurcation ...

Je devrais éviter de rester un an ou deux sans revenir.  

A la Dindoulette, je reconnais la piste. Ouf !     


Des cueilleurs d'asperges sauvages (les dernières probablement) m'encouragent. Confiance ! Ils sont d'ici ! 


 
A mon grand étonnement, je découvre les fleurs d'asperges sauvages. 

 


 

 

A la Côte Chaude, toutes les angoisses me quittent. Le sentier dans lequel nous devons bifurquer est bien là comme d'habitude ! 


 

 

A partir d'ici, plus rien ne m'interdit de photographier tout ce qui peut enchanter les regards des randonneurs. 

 


 























 

 

Prébayon, nous voici ! 






















 

Voici la récompense attendue ! Les Lys martagon n'ont pas disparu et même, à l'abri d'un sentier peu fréquenté, une petite colonie s'est installée ! Un vrai bonheur !

Certains commencent à développer leur floraison ! Il ne faudra plus tarder à revenir.  






Le soleil commence à décliner, le sentier du retour nous attend...





 

Après tous les plaisirs offerts par les beautés de la nature, le crétinisme humain réapparaît sur le bord du chemin sous la forme de ce déchet qui aurait pu incendier ce coin privilégié ! .......




 

Offrir l'accès de la nature à certains c'est  "Jeter des perles aux pourceaux" comme l'énonce un dicton populaire...

Triste à constater ! 

L'une des seules solutions serait d'éduquer au respect de notre environnement dès la première année d'école maternelle et jusqu'à la rhéto. Ni moins et surtout encore plus !