samedi 30 décembre 2023

Promenade du 30 décembre à l'étang de Sablet

 

 

 



























































 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réflexion de Günther Anders

 

 

C'est en 1956 que le philosophe Allemand Günther Anders écrivit cette réflexion prémonitoire :
 
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"Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut surtout pas s’y prendre de manière violente. Les méthodes archaïques comme celles d’Hitler sont nettement dépassées. Il suffit de créer un conditionnement collectif en réduisant de manière drastique le niveau et la qualité de l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle.
« Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations matérielles, médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste... que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif.
Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements abrutissant, flattant toujours l’émotionnel, l’instinctif. »
« On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon avec un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de s'interroger, penser, réfléchir. »
« On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme anesthésiant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité, de la consommation deviennent le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté »
 
Günther Anders
«l’obsolescence de l’homme» 1956.

jeudi 28 décembre 2023

Alphabétisation : quelques souvenirs

 

 

 


 

 

Il y a quelques années, à l'appel d'une généreuse organisation située à Vaison,  j'avais accepté d'aider à l'alphabétisation de Maghrébines désireuses d'apprendre à lire et à écrire. 

L'avantage de m'adresser à des adultes était, pensai-je, la motivation des personnes présentes. Les adultes ne viennent pas pour chahuter. Du moins l'ai-je cru durant quelques temps... car les Berbères (je les reconnaissais grâce aux jolis dessins bleus qu'elles ont sur le menton) avaient parfois une rigolade coquine qui leur passait dans l’œil et qui ne laissait rien augurer de bon pour mon autorité. 

Bien entendu, il fallut commencer au B A ba car ces femmes n'avaient jamais été scolarisées et la mémoire pure devient moins vaillante vers 30 ou 40 ans. 

 

Alors, voilà ce que cela donnait parfois :

  -- Bon, vous voyez, ici il y a deux fois la même lettre mais on ne doit la lire qu'une fois.   -- Oh ! Mais tu crois que je vais retenir tout ça ? Quand j'arrive chez moi, j'ai déjà tout oublié ... 

  --  Ne vous tracassez pas, avec le temps, ça viendra ! (pour certaines, je n'y croyais pas trop vu leur tendance à n'écouter que d'une oreille ou à papoter en arabe) 

 

OU 

 

  -- Allez-y, vous connaissez toutes les lettres donc vous pouvez tout lire !

  -- Ali... vo

  -- Non, va

  -- Ali... va o

  -- Non va à 

  -- Ali... va à ... Vaison-la-Romaine 

  -- Mais non, vous ne pouvez pas lire Vaison-la-Romaine ... c'est à N-Î-M-E-S . Ali va à Nîmes ! 

  -- Ah bon ? Ali... va... à ... Vaison-la-Romaine. 

    -- Non, c'est NÎMES ! 

    -- Vaison-la-Romaine !  

    -- Oh ! Je suppose que c'est là qu'il voudrait aller. On continue ! 

Grand sourire. La lectrice était satisfaite ...

 

OU  

Oralement cette fois, l'étude du "est" dans une phrase.

  -- Allez, je vous donne des exemples : 

      Ali EST à la maison

         Aïcha EST au cinéma 

   -- Ah non ! moi je ne suis pas au cinéma ! 

   -- Mais c'est une façon de parler ! 

La dame riait aux éclats : "Non, je ne suis pas au cinéma !" 

  -- Bon , Aïcha est dans la classe .

  -- C'est bon ! 

  -- Allez, à vous !

  -- Aïcha est dans la classe.

  -- C'est bon. Maintenant, je voudrais un autre exemple. 

  -- Aïcha est dans la classe. 

Je sentais parfois que je transpirais anormalement ...

  -- Stop ! On va faire un peu d'écriture.

Toutes les dames s'activaient à trouver un bout de papier qui pouvait encore servir.

J'écrivais un exemple de prénom pour chacune.

  -- C'est trop difficile quand tu lies les lettres.

  -- Vous connaissez déjà l'écriture  comme celle d'une machine pour vos noms. On peut aussi appendre l'écriture à la main. 

  -- Oui, mais l'autre, c'est plus facile. 

  -- Bon ! Allez on essaie ! 

Certaines s'y mettaient en rigolant, d'autres en disant qu'elles n'y arriveraient pas. La même, toujours, déclarait qu'à la maison elle aurait tout oublié..... 

 

C'est alors que la plus âgée sortait son enveloppe modèle (du courrier reçu par son mari et sur lequel le nom de famille était écrit en imprimé majuscule) et elle s'appliquait à tracer des bâtonnets sans trop comprendre à quoi correspondait son travail. Je crois que pour cette personne, les leçons ne servaient qu'à pouvoir sortir de chez elle et à se trouver entourée de femmes qui ne la bousculaient pas. C'était déjà un grand pas en avant si elle avait la possibilité de sortir seule et  de venir souffler un peu parmi nous en oubliant durant une heure ou deux le machisme du sud.

 

En fait, nous pratiquions ici un enseignement spécial mais sans les crises caractérielles. 

C'était tellement humain et, parfois, je me disais que prendre une tasse de thé ensemble tout en papotant  eut été peut-être moins  bénéfique  mais plus épanouissant pour les plus âgées...  

 

 


 

 

En décembre, à la fin de la dernière leçon, je fus bénie par Allah par l'intermédiaire des Maghrébines mises en joie car ces braves dames avaient découvert avec une grande satisfaction que j'étais capable de ruser sans scrupule pour tromper l'un ou l'autre. Cette petite forme de mensonge avait obtenu l'approbation générale. 

Les faits : à offrir à leur mari, leur fille, leur fils ou à qui elles voudraient, je leur proposai  d'écrire une petite carte de vœux pour la nouvelle année. Comme elles ne pouvaient pas encore écrire une phrase entière, j'avais fabriqué des modèles à glisser sous un papier transparent plié en deux. Je leur ai expliqué qu'après copie, on enlèverait le modèle et qu'elles pourraient dire qu'elles avaient bien avancé dans leur travail. 

La ruse fut exécutée à la satisfaction générale. S'ensuivit donc la bénédiction d'Allah ! Devais-je en conclure qu'Allah n'était pas toujours honnête ? Je n'irai pas jusqu'à prétendre cela. En tout cas, pas devant elles. 

A mon avis, la sympathie acquise risquait vite de se transformer  en lame aiguisée caressant ma petite gorge. 


  

 

 

vendredi 22 décembre 2023

Noël 2023

 

 

 

 

 

Humoriste non connu

 

 

 

 


 

 

 


 

 



 

 

 

 























 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

Et en ville 

 




 

 

 Quand le DOUDOU vient fêter Noël en Provence ! 

https://www.facebook.com/anne.moreau.9/videos/862252125650181 

 

 

 

 

 Barbara

 https://www.facebook.com/BarbaraPageOfficielle/videos/1627976631342074

 

 

 

 

mercredi 20 décembre 2023

Pré-Noël à Carpentras



 

 

 

Pour les chrétiens, il s'agit du 3ème dimanche de l'Avent, pour moi, c'est  une simple promenade au gré des sons ou des visions rencontrés au hasard des rues parcourues en  ville. 

 Aucun thème précis pour justifier les photos, juste quelques coups de cœur. Ainsi va la vie, le regard se pose sur un détail, le cerveau ne réfléchit même pas, on aime ou on n'aime pas, pas de réflexion plus approfondie... 

 







La photo souvenir !





 

Quand un grand nombre de pères Noël débarquent avec tambours et trompettes dans un vacarme infernal de pots d'échappement rugissant, je me demande ce qu'en pensent les enfants non initiés aux affabulations et autres   mensonges créés pour la féérie de Noël... 

Leur crédulité doit en prendre un fameux coup ...








Les vitrines ...


... devant lesquelles on retombe facilement en enfance ...





 

 

 

 

Peu de spectacles divers ce dimanche mais celui-ci en valait plusieurs par sa beauté et l'imagination mise au service des costumes




















Dans la cathédrale, c'est un tout autre spectacle qui attend la foule : le chœur des élèves du Conservatoire de Carpentras (mais pas qu'eux) sont réunis pour une dizaine de chants de Noël


Là, je vais peut-être dire une méchanceté, mais, en regardant la foule, j'ai l'impression qu'il y a, en ce moment, bien plus de monde que lors d'une messe du dimanche matin...

De nombreux parents venus écouter leurs petits dieux ou leurs petites déesses, bien entendu... 

La divinité a changé de corps ....




 

 


... une bien belle voix ...













La nuit est arrivée et, immédiatement, dans les rues, la féérie de Noël déploie tous ses charmes









 
 
 
Celle-ci  sera pour moi