dimanche 15 octobre 2023

Quelques heures sur la montagne de Chamouse

 

 

 

11 octobre 20123 

 

 En quittant la vallée de l'Ouvèze pour monter vers le col de Perty, un petit regard qui réjouit l'âme. Waooow ! nous voilà presque arrivés au départ de la rando projetée.

 


  

Par une piste assez large, la montée s'effectue vers l'antenne sans grandes difficultés et, au fur et à mesure de la montée, les paysages se dévoilent. Vers le nord est, les Alpes. Malheureusement une légère brume enlève la netteté nécessaire  pour bien savourer les paysages à l'horizon.




 

 Tout en allant, nous rencontrons Bill Premier et Bill Second qui profitent du soleil matinal avant de repartir plus avant dans les fourrés pour échapper aux cris hystériques de Max, le chien qui ne peut supporter la vue d'un reptile.



 

 

 Bon, en ce qui concerne les fleurs ou les fruits sauvages, Max admet leur présence dans le paysage sans piquer sa crise ...

J'en profite pour admirer ces superbes détails de la vie .... aujourd'hui annonciateurs de l'automne .






 

 

A mon grand étonnement, une  fleur solitaire de lavande se trouve encore sur le bord de notre chemin.


 

 

Au pied de l'antenne, deux pierres bien géométriques déterminent la direction à suivre. C'est donc dans cette direction que nous nous élançons... enfin... que nous nous dirigeons car très vite la descente de plus en plus pentue entre les rochers obligera à un ralentissement de la marche et de l'enthousiasme ...




"Je me laisse glisser ou je saute ?"

 

Au loin apparaît l'un des  buts de notre rando : la crête qui mène au sommet de Chamouse 



 

 Nous suivons maintenant la sente qui longe la crête de la montagne. 

 



 
 

A notre droite des alpages beaux à couper le souffle avec leurs immenses tapis d'herbes blondies par l'été..... 

 

Au loin, le Ventoux







 ..... à notre gauche, à l'est, les montagnes et les vallées qui mènent aux Alpes....

Entre ces paysage et nous, des falaises en à pic  

"Nom d'un petit bonhomme, c'est dangereux dans ce coin-ci !"









 







J'avais repéré un bel arbre au pied duquel je comptais pique-niquer....

 

En y arrivant, Max et moi constatons avec désolation que ce bel arbre pousse dans une faille dangereuse. Ici, tout un pan de la falaise semble se désolidariser de l'ensemble de la montagne, créant des crevasses et même des mini gouffres insondables. Il nous faudrait un spot assez puissant pour évaluer la profondeur de chacun. 

 Un jour... dans cent ans, dans mille ans, ce morceau de falaise s'effondrera dans la vallée. Bien malheureux celui qui assistera à l'événement s'il reste en dessous ! 

 Mais qu'importe ! Dans cent ans, notre civilisation aura été jetée aux orties, plus personne ne sera là pour assister aux effondrements, qu'ils soient programmés par la nature ou par les hommes ...







 

Sur ces belles pensées,   nous continuons donc jusqu'au sommet où, prenant un petit repos bien mérité, nous restons éblouis par la beauté des paysages qui s'étalent sous nos yeux. 

Loin des guerres, loin du monde des tueries permanentes, nous n'aspirons qu'à une chose  (si cela était possible),  rester au soleil indéfiniment, sans bouger, la tête emplie de rêves de paix, si près du ciel.....




Pendant que Max furète de ci, de là dans les hautes herbes à la recherche de je ne sais quel lézard subtil, quelle taupe fouisseuse ou quel insecte vibrant, je m'avance une dernière fois  pour jeter un regard vers le sud  où trône toujours en majesté Monsieur Ventoux, le bien aimé de la Provence.

 

 

Et voilà ! La descente du retour   s'est amorcée emplie une fois encore de petites découvertes ... 



... un dernier regard vers Chamouse ...


... avant d'attaquer la remontée vers l'antenne.  Cette fois, Maxou semble moins vaillant !

 

 

 

 

 

 

 

 

 Les petites découvertes 


 Je suis toujours étonnée de constater à quel point les champignons possèdent une force incroyable, leur permettant de faire littéralement éclater la terre pour surgir au soleil 

 

Celui-ci a dû être fameux ! Tout racrapoté qu'il soit, il en impose encore

 

De malheureux restes des grandes digitales qui foisonnent dans ces alpages en été. Je suppose que les chevreuils, cerfs ou autres sont venus se régaler des larges feuilles

 

Le chien pétrifié !

 

Oh ! Oh ! que vois-je ! Un dinosaure égaré serait-il venu pondre son œuf sur cette merveilleuse montagne ?



--Que nenni, ma brave dame ! c'est tout simplement un Lycoperdon utriforme !
-- Snobinarde, va ! Tu ne peux pas dire Vesse-de-loup ciselée* comme tout le monde ?


Et voici, sur la grande scène de la vie, les amours chatoyantes des chrysomèles.
Le nec plus ultra de la tenue sélecte chez les coléoptères. Cardin peut aller se rhabiller...




 

 Il est toujours émouvant de penser qu'un jour, l'océan vint se baguenauder sur ces terres maintenant d'altitude

 

 

 

 

 

 

 

 

Une variante qui semble intéressante (à envisager pour 2024)


 

 

 * https://fr.wikipedia.org/wiki/Lycoperdon_utriforme

 

https://www.altituderando.com/Montagne-de-Chamouse-1532m-par-le-Col-de-Perty

 

https://www.altituderando.com/spip.php?page=album-photo&id_rando=1831 

 

 

 

 

mercredi 11 octobre 2023

Victor Hugo : Liberté, Egalité, Fraternité (Les chansons des rues et des bois)

 

 

 

Depuis six mille ans la guerre
Plaît aux peuples querelleurs,
Et Dieu perd son temps à faire
Les étoiles et les fleurs.

Les conseils du ciel immense,
Du lys pur, du nid doré,
N'ôtent aucune démence
Du cœur de l'homme effaré.

Les carnages, les victoires,
Voilà notre grand amour;
Et les multitudes noires
Ont pour grelot le tambour.

La gloire, sous ses chimères
Et sous ses chars triomphants,
Met toutes les pauvres mères
Et tous les petits enfants.

Notre bonheur est farouche;
C'est de dire : Allons ! mourons !
Et c'est d'avoir à la bouche
La salive des clairons.

L'acier luit, les bivouacs fument;
Pâles, nous nous déchaînons;
Les sombres âmes s'allument
Aux lumières des canons.

Et cela pour des altesses
Qui, vous à peine enterrés,
Se feront des politesses
Pendant que vous pourrirez,

Et que, dans le champ funeste,
Les chacals et les oiseaux,
Hideux, iront voir s'il reste
De la chair après vos os !

Aucun peuple ne tolère
Qu'un autre vive à côté;
Et l'on souffle la colère
Dans notre imbécillité.

C'est un Russe ! Égorge, assomme.
Un Croate ! Feu roulant.
C'est juste. Pourquoi cet homme
Avait-il un habit blanc ?

Celui-ci, je le supprime
Et m'en vais, le cœur serein,
Puisqu'il a commis le crime
De naître à droite du Rhin.

Rosbach, Waterloo ! Vengeance !
L'homme, ivre d'un affreux bruit,
N'a plus d'autre intelligence
Que le massacre et la nuit.

On pourrait boire aux fontaines,
Prier dans l'ombre à genoux,
Aimer, songer sous les chênes;
Tuer son frère est plus doux.

On se hache, on se harponne,
On court par monts et par vaux;
L'épouvante se cramponne
Du poing aux crins des chevaux.

Et l'aube est là sur la plaine !
Oh! j'admire, en vérité,
Qu'on puisse avoir de la haine
Quand l'alouette a chanté.
 

mardi 10 octobre 2023

La forêt du Crestet, ses paysages et ses petites et grandes découvertes

 

 05 octobre 2023

 

En compagnie de mes amis Jean-Marie et Ludovic

 

En partant une fois encore par le Chemin de la Source et en contournant le massif pour nous retrouver à la Croix de la Verrière, les paysages à admirer ne manquent pas ...

 

... en commençant par un petit regard vers le Ventoux et, plus vers le nord-est, vers les Alpes.

 

La combe Fréou nous apparaît proche et cependant il faudrait quelques bonnes heures de marche pour l'atteindre.











Un petit regard en arrière pour se faire une meilleure idée de la barre de rochers que nous avons longée en surplomb  il y a peu de temps .



Au sud, apparaît maintenant le Plateau de Saint-Amand



Nous continuons 



Un regard encore côté Ventoux et nous arrivons à la Croix de la Verrière

 

 

 

Ce costume m'intrigue ! 
                                A quoi peut-il correspondre?


 

Tout au long du parcours, les champignons sont présents que ce soit sous les résineux, sous les feuillus ou dans les herbes des espaces ouverts





















 Tout en allant, nous arrivons à la Maison  Fondation François Stahly*

Cette très belle construction (1966-1970) située à l'entrée de la forêt lorsque l'on quitte le Crestet en direction de la Verrière semble malheureusement à l'abandon.

C'est vraiment dommage car il suffirait de peu, à mon humble avis, pour la restaurer et en refaire un magnifique lieu de vie artistique ! 

http://www.stahly.fr/le-crestet-un-atelier-collectif/ 

 

 


 

 









 

 

 Fin de rando, nous passons par le centre du village, juste pour le plaisir d'admirer les anciennes calades et les ruelles étroites.

 

Crédit photo : Jean-Marie Olivier








Quelques bien jolies fleurs, une écorce tout aussi belle et un projet de retour au printemps pour vérifier les espèces d'orchidées qui poussent le long du sentier suivi, ce sont les trois souvenirs parmi d'autres à garder en mémoire




A la sortie du village, nous constatons que la nuit a commencé à grignoter le paysage en direction du Ventoux qui n'a déjà plus qu'un œil ouvert...

 

  

 * Maison  Fondation François Stahly : en connaître plus 

https://www.culture.gouv.fr/Regions/Drac-Provence-Alpes-Cote-d-Azur/Politique-et-actions-culturelles/Architecture-contemporaine-remarquable-en-Paca/Le-label-Architecture-contemporaine-remarquable/Les-edifices-labellises-Architecture-contemporaine-remarquable/Label-ACR-Vaucluse/Crestet-Fondation-Stahly

 

 

 

 

samedi 7 octobre 2023

Aaaah ! le nougat, le nougat !

 

 

 Saint-Didier 

Vendredi, 06 octobre 2023  

 
















 

 

 

 

 







  

J'attendrai quelques jours avant de remonter sur
ma balance ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Olivier de Kersauson

 

 

 

« Le jour où je vais disparaître,
J'aurai été poli avec la vie car je l'aurai bien aimée et beaucoup respectée.
Je n'ai jamais considéré comme chose négligeable l'odeur des lilas,
Le bruit du vent dans les feuilles,
Le bruit du ressac sur le sable lorsque la mer est calme, le clapotis.
Tous ces moments que nous donne la nature, je les ai aimés, chéris, choyés.
Je suis poli, voilà.
Ils font partie de mes promenades et de mes étonnements heureux
sans cesse renouvelés.
Le passé c'est bien...
Mais l'exaltation du présent, c'est une façon de se tenir, un devoir.
Dans notre civilisation, on maltraite le présent.
On est sans cesse tendu vers ce que l'on voudrait avoir.
On ne s'émerveille plus de ce que l'on a.
On se plaint de ce que l'on voudrait avoir. Drôle de mentalité!
Se contenter, ce n'est pas péjoratif. Revenir au bonheur de ce que l'on a, c'est un savoir vivre. »
Olivier de Kersauson