jeudi 20 mars 2014

A un homme ...


Cher Victor,   tu n'es plus  et ne pourras donc voir 
Sous-bois, forêts, maquis de ta France chérie 
Pollués  de déchets en nombre incalculable 
Abandonnés ci, là,  au fil de semaines grises 
Par ces chasseurs sans honte, sans scrupule, sans fierté
Qui se disent Nemrod mais ne sont que crétins
    
Pour mieux jouir d'un sport, sans trop faire d'efforts,
Une chaise en plastique accueillera leurs fesses
Et, face à ce pays d'une grande beauté,
Les chasseurs satisfaits rêveront de massacres
Sans vouloir se baisser pour ramasser leurs douilles









Pour  mieux vous achever, mes très nobles lecteurs, 
(Qui  me pardonnerez mon horrible poème ! ! ! )
Voici, en quelques lignes, un article paru
Qui vous résumera  le pouvoir de la mort.

La Provence - vendredi 14 mars 2014

C'était juste un divertissement pour fêter le retour du printemps ! 
De très mauvais goût, j'en conviens !!!!


mardi 18 mars 2014

Les TIQUES, le grand retour

Et oui, elles se sont mises en route. Par les sentes, les sentiers ou les routes, à travers bois, champs et jardins, elles arrivent, prêtes à sucer le sang chaud de n'importe quel mammifère.
Oui, hier soir, ce fut la triste découverte qui termina un gros câlin avec mon Némo.

lundi 17 mars 2014

Ombres

Parfois, il est d'étonnants moments,
 dans la journée, 
où nous ne sommes plus que l'ombre de nous-même.


dimanche 16 mars 2014

Attention ! Sortie d'abeilles



Romarin en pleine floraison et... 
deux abeilles qui ne savent plus où donner de la tête parmi  toutes les fleurs

Parfumez-vous nature avec cette  expérience amusante : lors de vos promenades, passez vos mains sur les branches en les serrant . Vous aurez l'impression que l'huile de la plante s'est déposée sur votre peau et vous embaumerez le romarin pendant longtemps, ce qui est loin d'être déplaisant

vendredi 14 mars 2014

fleurs de pêcher












Abeille charpentière

A droite, l'abeille charpentière
C'est un insecte sans aucune agressivité et de toute beauté

mercredi 12 mars 2014

Hou ! ! ! le menteur, le menteur ...


Hou ! Hou ! Le menteur, le menteur !


Samedi dernier, l'envie me prit d'aller photographier les crocus de printemps dans la montagne.
Sitôt pensé, sitôt décidé et me voilà partie, appareil photo en poche, avec mes deux amours poilus.
Durant toute la marche, mes regards furetèrent à gauche, furetèrent à droite, rien. Mais, pas de problème, je connais l'habitat des crocus, il se trouve près du col et nous devions encore monter durant quelques minutes.
A l'approche du sommet toujours pas de crocus dans l'environnement immédiat. Je m'apprêtais à escalader le bord du chemin et à aller fouiller entre les touffes de thym lorsque j'aperçus, sous un chêne vert,  un homme d'une soixantaine d'années appuyé à la portière de son 4X4. Il m'observait.
J'ai pour habitude (cela me jouera peut-être un jour une sale blague), lorsque je suis en promenade sur des sentiers peu civilisés, de saluer les personnes que je rencontre.
Je gardai donc mon appareil en poche et m'approchai de l'homme qui me surveillait du coin de l'œil.

Ah ! La chance ! Dans sa main droite, il tenait un crocus. S'il en avait trouvé un, c'est qu'il y en avait.
   -   Bonjour, dis-je, je vois que vous avez un crocus. Justement, je suis montée pour les trouver.
Son regard s'assombrit légèrement.
    -   Oh ! Mais vous arrivez trop tard, me répondit-il. La saison est finie et vous n'en trouverez plus un seul.
    -   Oui, mais vous en avez trouvé un !
    -   C'est le dernier, je vous l'offre.
Et, aimablement, il me tendit le crocus que je pris avec précaution.
     -  Êtes-vous certain qu'il n'y a plus un seul crocus ?
    -  Oui, je peux vous l'affirmer car je suis botaniste. Depuis le début de l'après-midi, je répertorie toutes les espèces de fleurs qu'il y a en ce moment dans la montagne. Et ... vous vous êtes quand même rendu compte que la saison a trois semaines d'avance, non ?
    -   Oui, mais enfin … Je suis déçue, j'étais venue pour les photographier. J'adore ces premières fleurs printanières.
Aux mots de photographie, le monsieur sembla éprouver une petite gêne mais continua la conversation comme si de rien n'était.
Cet homme était un puits de connaissances multiples. Nous parlâmes des fleurs, des époques géologiques, des champignons, de protection de la nature... enfin, de tout et de rien mais cela nous amena quand même à l'heure du coucher du soleil et nous nous saluâmes fort civilement avant de reprendre chacun notre route.
Deux jours passèrent et le souvenir des crocus me revint. Non, ce n'était pas possible qu'il n'en reste plus un seul. Il y a toujours bien un petit dernier qui voit le jour après tous les autres. Il fallait que je retourne vérifier.
Anorak, appareil photo, chiens et, rebelote, le chemin de la montagne.
Cette fois-ci, je ne me laisserais plus embobiner par n'importe quelle conversation, fut-elle du plus haut intérêt, j'allais chercher.
Arrivée au col, je me dirigeai droit vers la végétation arborescente et …. Hou! Le menteur, le menteur ! 
Invisibles du chemin, à droite, à gauche, au pied des chênes kermès, entre les touffes de thym, sous les petits genévriers, les crocus fleurissaient, mauve pâle, tendres, fragiles, laissant filtrer le soleil à travers leurs pétales translucides.
Hou ! Le menteur, le menteur !
Je compris alors sa tactique de renégat : craignant une cueillette dévastatrice et sans savoir que j'étais venue uniquement pour des photos, il m'avait fait croire à une fin de floraison précoce. Bougre de malhonnête, va !
On m'y reprendra encore à faire confiance à un inconnu rencontré dans la montagne.

Et de un...
Et de deux ...


Encore un ...



Et na !
Et na ! na ! na !


Et à la une, à la deux, à la trois, youp la la,
voilà, gros menteur, j'ai photographié ce que je voulais !




mardi 11 mars 2014

11 mars 2011 : Fukushima


C'est l'image la plus horrible que j'ai gardée en mémoire : un homme seul fuyant sur son vélo devant le tsunami qui arrivait derrière lui inexorablement. 
Et cet inconnu a-t-il pu trouver un refuge quelque part ? Je me poserai toujours la question.
L'image retransmise à la TV ce jour-là laissait peu d'espoir.