vendredi 7 novembre 2014

Pour Thaïsse - La nuit arrive


  Hou ! Hou ! Hou ! 
La nuit étend sa sombre cape sur des nuages très bas.
Malgré cela, rien à craindre, les étoiles dansent déjà un peu partout dans le ciel.
Seule, la lune n'est pas encore au rendez-vous. 
Madame se fait attendre, elle peaufine son apparition pour mieux émoustiller les vieux hiboux et les sangliers des collines.
Hier, elle avait choisi son maquillage d'argent fin pour faire valser les lièvres dans les vignes.
Ah ! La coquine ! De mois en mois, elle remet ça.
Il y a longtemps qu'elle a compris qu'aucun amoureux, jamais, n'osera lui en faire reproche.
La nuit, quoi qu'on en dise ou médise, elle sera toujours la reine du ciel.


  

jeudi 6 novembre 2014

Quatre-quarts safrané à la pomme caramélisée

Quatre-quarts safrané à la pomme caramélisée

contactsor3r.fr
Ingrédients :

1 pomme Chanteclerc
3 oeufs
18O gr de sucre rapadura + 2 c à s
180 gr de yaourt maigre
90 gr de farine + 1 c à s
90 gr de maïzena
1 sachet de levure chimique
1 pincée de sel
18 stigmates de safran
1 cuillère à soupe de beurre + 1 cuillère à café

Préparation :

La veille, séparer les blancs d'oeufs des jaunes et, dans les blancs, faire infuser le safran.
Garder le tout au frigo.

Préchauffer le four à 18O °
Éplucher la pomme, enlever le centre et la découper en tranches épaisses (+- 12 tranches).
Dans une poêle, faire fondre la c à s de beurre et y ajouter le sucre rapadura. Bien mélanger.
Placer les morceaux de pomme et les faire caraméliser +- 5 minutes.
Retirer du feu et mettre en attente.
Mélanger les 180 gr de sucre + les 180 gr de yaourt + les 3 jaunes d'oeufs. Bien mélanger.
Mélanger la farine, la maïzena et la levure chimique et ajouter ce mélange à la pâte en tamisant pour éviter les grumeaux.
Monter les blancs d'oeufs safranés en neige (de toute façon la neige restera jaune) et les incorporer légèrement à la pâte avec une cuillère en bois.
Beurrer et fariner le moule à cake.
Y placer la moitié de la pâte, ajouter les morceaux de pomme farinés en une seule couche puis terminer avec la seconde moitié de la pâte.
S'il vous reste du sucre caramélisé, verser-le sur le dessus de la préparation.
Placer au four et faire cuire 40 à 45 minutes.
Vérifier la cuisson à l'aide d'une aiguille ou la lame d'un couteau fin. L'ustensile choisi doit ressortir sec.

L'utilisation du sucre RAPADURA donnera un délicieux goût de pain d'épices à votre cake.




mercredi 5 novembre 2014

Du matin au soir

Il faut avouer que c'est beau, tous ces changements du ciel sur une même journée !

9 heures


19 heures


Oups ! Un nuage s'est noyé !

dimanche 2 novembre 2014

Souvenirs d'enfance (33) - Jeux d'antan (2ème partie)

Toute notre enfance, des heures durant, nous avons joué avec ces petits palets sans jamais nous soucier de leur beauté intrinsèque. Les lançant dans les cases des marelles sans retenue malgré leur fragilité, les poussant parfois du pied avec violence et, arrivées à la dernière case du jeu, les envoyant à travers les airs dans les mains de la partenaire qui devait prendre le relais. Ces petits trésors avaient ainsi voltigé de pied en main jusqu'au jour où, n'ayant pas été rattrapés ils s'étaient cassé sur un sol trop dur ou sur une pierre pointue.
Les larmes remplaçaient le plaisir du jeu et la course à la victoire. Je partais alors mendier un nouveau palet auprès de notre mère. Immanquablement, la réponse venait : «Attends, attends, tu vois bien que je suis occupée» ou «Demain, je vais à Mons, je «passerrrai» en acheter un» ou pis encore «Si tu es sage, je verrrrai...» Cette dernière réponse était la plus terrible. Comment savoir si nous serions assez sages? Ce flou entourant la réponse était usant, c'était le chantage maternel le plus sournois. Avions-nous des raisons d'espérer? N'oublierait-elle pas? Irait-elle à Mons comme elle le disait?
Ma mère était coutumière de ces paroles jetées en l'air pour calmer l'interlocuteur. Elle n'y accordait aucune valeur, elles étaient sans importance à ses yeux mais nous laissaient souvent dans une expectative désagréable.  Bon ! Ma mère était humaine comme tant d'autres mères, Dieu merci.
Dans l'attente de l'achat, l'imagination prenait le pouvoir. Un caillou un peu plat, un petit morceau de tuile cassée, une vieille boîte métallique de cachoux que nous remplissions de sable, tout était bon pour continuer nos parties de marelle jusqu'à la dispute suivante. 
(à suivre)