samedi 29 septembre 2018

 Du col du Perty vers le sommet de Chamouse

(24 septembre 2018)

Ah ! Vu du col de Perty, comme il paraît petit notre Ventoux !!!

Vue de loin, la montagne de Chamouse est une réelle invitation à la randonnée. Ces lointaines étendues herbeuses, tellement semblables aux alpages de Savoie, ne peuvent que mettre l'imagination au pouvoir : des pâturages de verdures courtes  bordés par des massifs forestiers longeant les crêtes, le tout baigné par l'intense lumière du matin, qui pourrait rêver mieux pour une journée de bonheur pur.. 
Pas une hésitation, l'aventure attend le randonneur expérimenté ou pas, cela se vérifiera par la suite. 





Et maintenant, sans barguigner, cap au sud-est vers le pylone qui ne sera pas mon souvenir le plus mémorable. Par contre, le large chemin forestier qui y mène va m'offrir quelques jolies rencontres.

L'ombre de l'aigle solitaire ...
La boule azurée


Trace d'un passage de troupeau

Le chardon argenté (carline)














 La grande autruche drômoise a aussi laissé sa marque




Un clin d'oeil de l'automne pour m'accueillir près du pylône !












 




A partir du pylône, la randonnée va se pratiquer en descente, suivant des lapiaz un tantinet casse-genoux, casse-talons ou casse-gue... suivant votre réussite (ou pas) de quelques bondissements intéressants.

Merci à la nature qui, ici,  met à la disposition du  descendeur tant et tant de magnifiques petits buis bien solides. Soit dit en passant, j'ai pu constater que sur ce versant, la pyrale du buis ne semble pas encore avoir fait de dégâts. Un espoir ?





 











 Et de bonds en rebonds, Maxou et moi, arrivons au pied des lapiaz , sur un petit sentier qui, alors, paraît si facile à parcourir. Et cette fraîcheur apportée par la forêt, un réel délice !


Au débouché du sentier, apparaît le but de notre randonnée. La vision qui apporte un regain de courage et de force . Mais est-ce bien nécessaire ? Jusqu'alors ni l'un ni l'autre n'ont fait défaut et la vue du sommet à atteindre est juste une cerise sur le gâteau ou plutôt le gros gâteau sous la cerise.


 La sente qui vient ensuite n'a rien à envier au sentier forestier : longeant la crête qui file vers l'antécime nord, elle offre des vues à couper le souffle tant, sur ma gauche, vers les Alpes, les Ecrins, Ailefroide et le Pelvoux que, sur ma droite, vers la vallée de l'Ouvèze et le Mont Ventoux. Un véritable paradis visuel !   




 

Et, de fleur en caillou, de falaise en mamelon, nous montons tout doucettement vers notre victoire personnelle.











Comme il ne faut jamais revenir avec une besace vide de souvenirs ....

Lycose veloutée à souhait

Des champignons coiffés de chapeaux ...
...   larges comme des bérets de chasseurs alpins


Petit cadeau : l'une des dernières fleurs de lavande !

Fin de saison pour le "bouillon blanc" qui refleuriT de sa base
J'arrive trop tard pour les grandes gentianes jaunes... broutées jusqu'à la tige par les troupeaux. Il faudra revenir en début d'été de l'année prochaine


Petit souci sur scabieuse

Rencontre de 2 éphippigères (grande sauterelle aux ailes vestigiales) dans la végétation des lapiaz **

Scabieuse
Vesse de loup "nucléaire" !!!


On réfléchit toujours mieux lorsque le cerveau est bien irrigué
" Que le rouge soit ! Et le rouge fut ! "

Un commentaire super intéressant concernant les vies animale et végétale de cette montagne :
  https://inpn.mnhn.fr/zone/znieff/820030459/tab/commentaires

** Pour le chant de différentes sauterelles : http://www.chant-orthoptere.com/

vendredi 28 septembre 2018

Qui a peur du grand méchant loup ? .....
      C'est Maxou, c'est Maxou .... 

Le pauvre, lorsqu'il a débouché face au loup métallique, oserais-je le dire , il a poussé un aboiement aigu d'horreur puis il est venu se réfugier contre mes jambes ....

Il a fallu plusieurs minutes d'encouragements pour le calmer et pour l'inciter à approcher de la sculpture.
Par la suite, il a eu un réel comportement de canin à canin : toujours sur la défensive avant d'aller lui renifler l'arrière-train...

Honnêtement, notre Maxou ne mérite pas que je me gausse de lui...
Je me souviens avoir marqué un temps d'arrêt lors de ma première promenade dans cette forêt lorsque j'ai, de loin, aperçu cette œuvre. Il avait suffi de cette fraction de seconde qui mélange si bien l'imaginaire et la réalité pour me persuader que l'animal roux était réel.

Je suppose qu'il faut voir là une forme de
félicitations à l'artiste André Debru



 




(Forêt du Ventouret - 15 septembre 2018)

jeudi 27 septembre 2018

Echinops ritro 

..... à ce nom scientifique, je préfère les noms de chardon boule ou boule azurée ou tout simplement chardon bleu.


Ces boules bleues tombées du ciel garnissent admirablement, les prés, alpages et bords des routes. Et même si les nuages apportent un rien de morosité dans le paysage, ces fleurs, toujours sur la défensive, réjouissent les regards et les âmes.

 




                                                                                                                                          montagne de Chamouse (24 sept.2018)

[Lu sur "Jardin info" : Echinops vient du grec ekhinos (hérisson) et opsis (ressemblant à). Les capitules épineux ne sont pas sans nous rappeler le petit animal… lorsqu'il se met en boule !]