dimanche 19 janvier 2014

Les diables cherche-midi (pour le Club des 5 A)

Les pyrrhocoris apterus ou "gendarmes" ou, mieux encore, "diables cherche-midi" portent bien ce dernier nom en raison de l'attirance qu'ils éprouvent pour le soleil au zénith.
C'est un insecte de la famille des punaises des bois.
L'origine du nom gendarme vient de leurs couleurs caractéristiques rappelant les anciens uniformes des gendarmes qui étaient rouge et noir (XVIIème siècle)
Les diables cherche-midi sont des insectes utiles car ils mangent (entre autre) plusieurs espèces d'insectes indésirables dont les pucerons.
En ce mois de janvier, ceux que j'ai photographiés sur un cyprès s'étaient tous agglutinés côté sud de l'arbre. Pas un seul à trouver sur les côtés ombragés du cyprès.
Pure supposition de ma part, si les insectes 
sont tous sur les cônes du cyprès c'est peut-être
parce que ces fruits servent d'accumulateurs de chaleur ???  
Attention ! Immeuble surpeuplé !



Une découverte amusante :
si l'on regarde l'insecte tourné tête vers le bas,
son dos est à l'image d'un masque africain

samedi 18 janvier 2014

Che Guevara

Pourquoi lui, aujourd'hui ?
Et pourquoi pas lui ?
 
 
"Surtout, soyez toujours capables de ressentir au plus profond de votre coeur n'importe quelle injustice commise contre n'importe qui, où que ce soit dans le monde. C'est la plus belle qualité d'un révolutionnaire".
 
Ernesto Che Guevara   1928 - 1967

 

dimanche 12 janvier 2014

Quenelles de volaille au safran

Allez, les quenelles ne sont pas toujours associées à l'imbécillité !
Parfois, elles peuvent être délicieuses !
 
Petites quenelles de volaille au safran

www.or3r.fr
 
(Pour cette recette, L'Or Rouge des 3 Rivières nous propose son safran de 1ère qualité)
Ingrédients :
Un reste de bouillon de poule [j'ai utilisé la gelée (dégraissée) qui se forme après cuisson d'un poulet au four]
15 pistils de safran broyés dans le creux de la main (ou broyés au pilon avec un peu de sel) + quelques stigmates (pour colorer le bouillon)
1 bâton de citronnelle
2 escalopes de poulet
2 œufs
60 gr de beurre
25 cl de lait
150 gr de farine

Préparation :
1)  La veille (ou au minimum 4 heures à l'avance) faire infuser le safran dans l'un des deux œufs battu
2)  Faire chauffer le bouillon dans lequel vous aurez ajouté les quelques stigmates de safran et le bâton de citronnelle
Y placer les escalopes de volaille et laisser cuire un quart d'heure
Retirer les escalopes, les détailler puis les mixer avec un rien de bouillon (très peu !)
Saler et poivrer la pâte obtenue
Réserver
3)  Dans un poêlon, faire fondre le beurre à petite température, y ajouter la farine tamisée et allonger au lait sans arrêter de tourner (comme pour une sauce béchamel traditionnelle)
Faire épaissir cette sauce durant sept à huit minutes sans arrêter de mélanger
Hors du feu, ajouter le premier œuf safrané en remuant
Idem pour le second œuf
Ajouter la pâte de volaille, bien mélanger
Laisser refroidir le mélange
4)  Façonner les quenelles à l'aide de deux cuillères à soupe
5)  Remettre le bouillon à chauffer (surtout pas d'ébullition !) et y pocher les quenelles de 12 à 15 minutes
Servir les quenelles chaudes dans le bouillon
Ou
Préparer une sauce tomatée ou une sauce légère au vin blanc et servir les quenelles en accompagnement ou, mieux encore, une petite sauce homardine (www.750gr.com ou www.audinette.com).
Pas mal non plus, tièdes avec de l'aïoli (j'ai testé, c'est savouureux) mais dans ce cas, éviter le safran dont le goût raffiné se ferait tuer par celui de l'ail.


 

mercredi 8 janvier 2014

Le château de Tarascon

Bâti au XVème siècle sur un îlot rocheux des bords du Rhône  par les ducs d'Anjou, le château de Tarascon est considéré comme l'un des plus beaux châteaux médiévaux de France et ... d'Europe.
Ce château est actuellement le "Centre d'art René d'Anjou"

Souvenirs d'enfance (17 - 3ème partie et fin) Fin de guerre

Fin de guerre
....
Chaque fois qu'un bombardement commençait, toute la famille se précipitait dans les caves de la demeure familiale et s'y tenait coite jusqu'à la fin de l'alerte. Mais, enfermée entre les solides murs du sous-sol, toutes portes fermées, les soupiraux à charbon bien obturés, comment savoir si les bombes tombaient encore ici ou là, si Quaregnon avait été touché ou si, le danger écarté, tout un chacun pouvait remonter dans la cuisine ?
C'est alors que la messagère de l'espoir, ma grand-mère en l'occurrence, commençait son va-et-vient entre la cave et le grenier. Elle quittait l'abri familial du sous-sol, traversait la cuisine de son pas de souris vaillante, grimpait l'escalier menant aux chambres puis celui menant au grenier. Là, attentive aux bruits extérieurs, elle se dirigeait vers celle des lucarnes qui la placerait dans la meilleure position pour observer les bombardements qui ravageaient notre Borinage.
C'était souvent la ville de Saint-Ghislain qui était visée à cause de sa gare de formation mais, rien n'étant parfait, même du côté allemand, les bombes rataient le plus souvent leur cible pour s'égarer sur les villages environnants et sur nos chers terrils.
Sans peur et sans reproche, notre chevalier, armé de sa seule candeur, observait avec soin, calculait les distances, comptait les déflagrations puis, l'escarcelle mentale bien garnie, reprenait le chemin de la cave pour offrir sa manne de renseignements à une famille blême et terrée.
Enterrée sous les décombres, ma famille ne le fut jamais grâce aux viseurs défaillants de la Luftwaffe et c'est ainsi qu'au fil des années, les petites anecdotes familiales, s'étoffant de plus en plus, firent passer Alexandra du statut de simple grand-mère au statut d'héroïne de guerre dans le cœur de ses petites-filles.


Alexandra Prokhorova (années 80) : sculpture de Danielle Moreau