29 décembre 2025
Dans la forêt du Crestet
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| Crédit photo : Danielle Moreau 02 juin 2023 |
Lors d'une rando dans les Dolomites, en fin de matinée, nous arrivâmes dans les alpages qui se situent au-dessus de Boccaldo.
Là, un troupeau de chevaux en liberté s’ébattait dans les herbages bordant le sentier que nous suivions, galopant de ci, de là, au gré de leur fantaisie.
Lorsqu'ils aperçurent mon Maxou trottinant sur le sentier, leur attention devint immense et ils se dirigèrent droit sur nous pour faire connaissance.
Mais que venait faire cette bizarre petite chose poilue sur leur territoire ?
"Allons voir et humer de plus près !" L'injonction se transmit de proche en proche et bientôt, les voilà tous autour de nous.
Mon pauvre Maxou, terrorisé, ne savait plus ou se mettre pour échapper à cette curiosité équine dont il semblait redouter le pire. Il faut reconnaître que, au vu de la différence de taille, il y avait de quoi trémuler et émettre des gémissements plaintifs...
Il se colla contre l'une de mes jambes et ne bougea plus de ce refuge, stoppant notre marche et nous empêchant de nous éloigner du troupeau qui maintenant nous encerclait entièrement.
Une seule solution nous permit de nous tirer de cette aventure rocambolesque : je pris Maxou dans mes bras et, malgré quelques naseaux humides venus renifler mon chien d'encore plus près, nous pûmes nous éloigner suffisamment pour que les scrutateurs à crinières finissent par abandonner la partie et retournent à leurs herbages ensoleillés.
Atelier mémoire
Mars 2022
Un "SOUVENIR" tragi-comique
Une fin de matinée, une amie me téléphone.
A l'instant où je décroche et dis bonjour, j'aperçois l'eau de mon thé qui se met à frémir sur la cuisinière.
Pourrait-on appeler cela une dissociation de l'esprit ? Quand je vois l'eau frémir, à la seconde même, j'oublie que je suis en train de téléphoner, je dépose le cornet sur la table et me dirige vers la cuisinière pour préparer mon thé.
Mon amie qui n'entend plus ni ma voix ni ma respiration prend peur et se met à crier : "Anne ! Anne ! Que se passe-t-il ? Tu m'entends ?"
Elle croyait que je venais de faire un malaise.
En entendant la voix dans la pièce adjacente, prise d'un étonnement déconcertant, je me retournai et constatai que cette voix sortait du cornet déposé sur la table.
C'est alors que je me suis souvenue que j'étais en train de téléphoner ........
Un cairn !
Cette fois, ce fut lors d'une rando sur la montagne de Geine en mai 2022.
Montée par la garrigue sans suivre aucun chemin en dehors de quelques sentes tracées par le gibier.
Arrivée sur une piste plus importante menant à la crête. Je décide de la suivre pour soulager les pattes de mon Maxou qui ont souffert sur une herbe rase et piquante.
En suivant la piste, j'aperçois un cairn bien élevé surmonté d'une pierre triangulaire qui indique la direction à suivre à travers les genêts et les genévriers.
Hop ! nous y allons et découvrons les ophrys les plus beaux de ce jours-là !
Je me dis que quelqu'un utilise les mêmes procédés que les miens pour retrouver les orchidées vues les années précédentes et je pense : "Ah ! comme ce serait agréable de se rencontrer dans la montagne et de pouvoir discuter un peu de notre passion..."
De retour chez moi, je vérifie la date et les photos de mon dernier passage sur Geine l'année d'avant.
Quel étonnement lorsque je me rends compte que les superbes ophrys trouvés aujourd'hui se situent sur le même emplacement que ceux photographiés un an auparavant.
C'est donc moi qui avais construit le cairn ....
C'est vraiment un merveilleux hasard si j'ai pu me rencontrer !
Photos : Danielle et Anne Moreau
16 décembre 2025
Peut importe le ciel gris du jour, notre arrivée sur la Montagnette fut bien agréable en dépit de tous les aléas qui peuvent perturber un trajet en voiture lorsque cette voiture est munie d'un GPS qui vous nargue en permanence... Un coup je te parle, un coup je joue à la grande muette, un coup je te donne la bonne direction, un coup je te dis de continuer tout droit quand le panneau routier de l'abbaye te dit de tourner à gauche.
C'est souvent, lors des voyages en sa compagnie que j'ai envie de lui chanter, comme les étudiants d'antan, "Ah la sal...pe, va laver ton c...l malpropre......"
Bon, les anciens connaissent cela ! C'est un rien paillard mais depuis que j'ai fait la connaissance de cette technologie, l'étendue de mon vocabulaire grossier dépasse parfois les limites de l'infini. Rien n'est impossible...
Toute cette explication pour finir par dire que notre arrivée parmi les paysages dans lesquels se situe l'Abbaye de Saint-Michel de Frigolet fut une bénédiction. Eh oui !
Dans la première église, l'église Saint-Michel, on peut découvrir cette vierge nourrissant son enfant. Vraiment, une œuvre prenante même si certains détails sont sujets à critiques.
Et c'est ici que nous nous sommes fait sonner les cloches par un chanoine bellement vêtu de blanc car, mécréantes que nous sommes, nous avions mis les pieds dans le chœur de l'église pour mieux admirer cette statue..."Encore eût-il fallu que nous l'eussions su" que ce lieu était interdit ... Mais tout bon chrétien sait cela ! Le diable venait d'entrer dans la place en nos personnes admiratives des œuvres d'art plutôt que des règlements humains.
Nous voici rendues dans la basilique de l'Immaculée-Conception
Alors, à partir d'ici, je ne corrige plus rien ... ou presque. Trop c'est trop !
