vendredi 3 mai 2013

Potage aux orties - C'est le bon moment !


Potage aux orties


Les orties se récoltent au printemps, avant leur floraison.
L'idéal est de les cueillir lorsqu'elles sont encore jeunes (25 à 30 cm de hauteur).
Après, elles sont encore bonnes mais elles donneront un goût plus prononcé à votre potage.
Il ne faut jamais les cueillir en fleur.

Dois-je préciser qu'il faut mettre des gants pour les cueillir ?
On ne cueille que les têtes avec les 4 ou 6 premières feuilles.

Lavez les orties à grande eau 2 ou 3 fois.
L'eau devient légèrement rouge, c'est normal.
Laissez vos orties quelques minutes dans la dernière eau de rinçage après y avoir ajouté quelques cuillères à soupe de vinaigre ou une petite poignée de sel afin d'éliminer les petits insectes tenaces qui tomberont au fond de votre évier grâce au vinaigre ou au sel.
Vous constaterez qu'après lavage, les orties ne piquent plus ...ou si peu.
Prévoyez une casserole suffisamment grande pour le volume d'orties.
Il reste à préparer.

Ingrédients :

1 seau de têtes d'orties
2 échalotes
3 c à s d'huile d'olive
20 cl de crème fraîche
de l'eau
sel et poivre (le sel peut être remplacé par une cuillerée à soupe de fond de volaille
ou de fond de bœuf)

Préparation :

Faire revenir les échalotes finement hachées dans l'huile d'olive
Ajouter les orties petit à petit ainsi que le sel
Mouiller avec l'eau pour couvrir les feuilles (surtout pas plus ou vous aurez un potage trop liquide)
Poivrer
Après un premier bouillon, laisser cuire 40 minutes à très petit feu
En fin de cuisson, mixer soigneusement
Les orties mixées donnent un potage extrêmement crémeux !
Servir avec un filet de crème fraîche

Toujours les mêmes recommandations :
  • Ne pas cueillir au bord des routes passantes
  • Ne pas cueillir dans des zones d'épandages ou de pulvérisations

     

Poireaux sauvages

Fin de la période des poireaux sauvages.
Ils vont bientôt fleurir.
Bon vent et bon printemps à eux.
Ils nous ont fait de délicieuses soupes d'hiver

Poissons d'artistes à Vaison la Romaine

Une exposition à voir et même à revoir

Du rêve en boîte jusqu'aux monstres les plus fantastiques, l'imagination a pris les commandes à la Ferme des Arts de Vaison la Romaine.
Lors de mon passage, je n'ai pas vu d'enfants mais je suis certaine  que les chanceux qui accompagneront leurs parents adoreront la plupart des poissons présents dans les salles et dans le patio. 




jeudi 2 mai 2013

Chenille inconnue et reconnue

Il y a quelques jours, j'avais lancé "un avis de recherche" pour découvrir le nom du papillon qui serait issu de cette chenille.
Aujourd'hui, la réponse m'a été fournie par l'équipe d'animation du Naturoptère de Sérignan du Comtat.
Le papillon qui naîtra sera un mélité orangé (melitaea didyma)
Un tout grand merci à cette équipe tellement serviable.

Pour en savoir plus :
               Concernant le papillon : http://www.european-lepidopteres.fr/Melitaea-didyma.htm/

                Concernant le Naturoptère : lien Facebook :
                                                           http://www.facebook.com/pages/Le-Naturoptere


Infatigables travailleuses : les abeilles

Que le temps soit à la bruine, à l'orage, au grand soleil ou au mistral, 
elles sont là, elles butinent.
D'une fleur à l'autre, sans jamais s'offrir un moment de repos.
Et le bruissement qui enveloppe l'arbre fait partie de l'arbre lui-même.
Les fleurs semblent avoir entonné l'hymne de la création première.








 Nyons - fin d'après-midi
Sur les bords de l'Eygues
Photos prises sur des arbres de Judée

Concernant l'arbre de Judée, quelques informations très intéressantes à trouver sur Wikipédia


mercredi 1 mai 2013

29 avril à Mormoiron : fête de l'asperge

Eh oui ! C'est comme cela que la journée a commencé...et non par : "Il était une fois un pays merveilleux où le soleil brillait toujours..."


Mais tout le monde sait qu'en Provence, ce n'est pas une petite pluie qui va arrêter les réjouissances

 

La fanfare haute en couleur  débordait d'énergie et mettait une animation percutante
Toujours fidèle d'année en année et de manifestation en fête, Bruno Michel, expert en croquants de Velleron, expliquait avec bonne humeur les origines de sa précieuse recette. 
Un jury d'experts testait les préparations à base ..........         d'asperges, bien entendu !  
La petite ferme attendait les enfants bon pied, bon oeil,
 bonne corne

Mais ce n'était pas la seule animation
pour les plus jeunes...




... qui ne boudèrent pas le Carrousel à l'ancienne...
... et leurs deux merveilleux animateurs
Et qu'aurait été cette journée sans le bouquet final : un repas dédié aux asperges, reines incontestées de cette fête ?



La cueillette du muguet


 

La cueillette du muguet.

 

                                                                                           Crédit photos : Gino Marcolini

Mai arrivait chaque année avec une ponctualité très honnête. Jamais un jour d'avance, jamais un jour de retard. L'élève parfait dans la suite des douze mois.
Par contre, la floraison du muguet n'était pas aussi sérieuse. Pour elle, tout dépendait d'un hiver plus rigoureux ou d'un printemps mal ensoleillé pour qu'un retard intervînt dans l'apparition des clochettes blanches.
Quoi qu'il en soit, ces fleurs odorantes finissaient toujours par s'étaler en minuscules taches claires au milieu des fougères, des anémones ou des jacinthes. Du centre de la clairière, nous pouvions partir dans n'importe quelle direction et nous en trouvions. Moins vers notre maison, plus vers les cimenteries d'Obourg, mais, peu importait l'abondance, il y en avait.
C'était alors que notre mère entrait en transe. Le muguet avait cette caractéristique : sur son esprit, il produisait l'effet d'une drogue douce qui, une fois respirée, ne lâchait plus sa victime. Le cannabis n'avait pas encore fait ses ravages dans la population jeune et, chez ma mère, le muguet le remplaçait avantageusement. 
Encore, encore, plus, toujours plus, les bouquets que nous lui rapportions n'étaient jamais assez gros.
Pour Danielle et moi, la mi-mai se transformait en mini-bagne. Mais au lieu de casser des cailloux, nous devions cueillir des fleurs. Plus le temps de courir sur les sentiers pommelés de soleil ni d'aller observer les lapins plongeant dans les terriers de la clairière et encore moins, de trucider les méchants blancs attachés au poteau de torture au centre des genêts du Camp de Casteau. Nous avions le droit de nous évaporer dans la nature à la condition qu'au retour, nos mains fussent celles de fleuristes revenant des halles aux fleurs.
Les jeudis après-midi et les dimanches nous voyaient, courbées au milieu des bois, à la recherche des habitats les plus fleuris où nous n'aurions qu'à nous agenouiller pour cueillir sans trop de fatigue. A petits pas, le regard rivé au sol, nous cherchions dans l'ombre des grands arbres. Parfois, c'était l'odeur suave qui attirait notre attention, parfois, c'était les tiges garnies des clochettes blanches qui, avec imprudence, s'étaient dressées, dépassant leurs propres feuilles pour atteindre la lumière des sous-bois.
Il arrivait que le bruit du pivert chassant des insectes sur un tronc, le chant d'un coucou lointain ou le passage d'un papillon nous détournât de notre cueillette pour quelques minutes et notre esprit vagabond rejoignait l'un ou l'autre de ces animaux, participant à leur bonheur à la cime des chênes et des hêtres.
Étant la plus jeune, je pouvais me permettre de rapporter de petits bouquets peu fournis. Cinq ou six brins enfouis au centre d'un gros paquet de feuilles suffisaient parfois à sauver la mise. Le tout, pour moi, était de prouver que j'avais fait l'effort de chercher.
Tamara ne descendait jamais jusqu'à la clairière pour nous surveiller sans quoi, elle aurait pu constater que je ne lâchais pas mes observations d'insectes dans la rivière ou qu'un sentier bien ensoleillé m'avait tendu ses bras tièdes pour aller plus loin cueillir les jacinthes qui étaient cent fois plus faciles à trouver.
Les jacinthes aussi sentaient très bon et il y en avait tant ! Lorsqu'on en trouvait une, on en trouvait vingt. De plus, l'épaisseur de leurs tiges permettait d'obtenir un bouquet en cinq minutes. Quel reproche pouvait bien leur faire notre mère qui ne désirait que les muguets ? A mon avis, dans les bois aussi, elle avait établi des classes sociales : Les muguets formaient l'aristocratie tandis que les tout aussi belles jacinthes se trouvaient former le petit peuple. Et que dire des anémones, des dames de onze heures ou de l'ail des ours ? Il ne fallait même pas imaginer que ces fleurs simples et moins odorantes pussent un jour franchir le seuil de la maison pour venir mourir dans un vase en cristal. Vanité des vanités...
Ma sœur, elle, plus obstinée que moi, plus volontaire dans son désir de faire plaisir à notre mère, ne quittait le bois que si la cueillette terminée en valait la peine. Les mains encerclant les fleurs dans leur nid de feuilles, elle rentrait à la maison, certaine du plaisir que son cadeau provoquerait. Et c'était vrai qu'à la vue de ses magnifiques bouquets blancs, ma mère se pâmait. Vite, elle partait chercher un petit vase joufflu, d'un cristal brillant et elle y installait les muguets avec des soupirs de satisfaction profonde. Parfois, Danielle avait mis un tel cœur à sa cueillette qu'il fallait un deuxième ou un troisième vase pour recevoir toutes les fleurs.
Le plus beau des bouquets trônait souvent sur la commode qui meublait le hall d'entrée. Là, son reflet dans le miroir mural qui surplombait le meuble, doublait la beauté des fleurs. Au fil des jour, les clochettes encore verdâtres s'ouvraient, s'épanouissaient et embaumaient de plus en plus au grand émerveillement de chaque ami en visite. Les autres fleurs prenaient place dans la salle à manger où elles amenaient un très agréable raffinement aux réunions familiales du soir. 
 
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                                                                                         Crédit photos : Gino  Marcolini