dimanche 13 juillet 2014

Tarte aux poireaux / camembert et safran

Tarte aux poireaux / 
camembert et safran

Ingrédients :

2 poireaux
1 petit camembert pas trop fait
45 stigmates de safran
2 œufs
20 cl de crème fraîche épaisse entière
un peu de beurre
sel / poivre
pâte à tarte

Préparation d'une pâte à tarte facile :

Dans un Tupperware ou un récipient qui se ferme bien hermétiquement placer :
250 gr de farine
1 sachet de levure chimique
1 pincée de sel
1 dl d'huile d'olive
1 dl d'eau très chaude mais pas bouillante
Fermer votre récipient et secouer les ingrédients avec force durant 1 min
Après quoi, il n'y aura plus qu'à placer puis étaler à la main votre pâte dans votre plat à tarte

Préparation de la tarte :

Au minimum 2 heures à l'avance, placer votre safran réduit en poudre dans la crème fraîche, mélanger et laisser reposer au frigo. L'idéal étant 24 heures à l'avance.

Préchauffer le four à 180 °.
Enlever la partie trop verte des poireaux et leurs racines puis les laver.
Couper les poireaux en 2 dans le sens de la longueur puis tronçonner les 4 parties en fines lamelles.
Dans une poêle, faire fondre votre beurre, y placer vos morceaux de poireaux et laisser cuire à petit feu jusqu'à réduction du jus. Saler très, très peu et poivrer.
Dans un bol, mélanger les 2 œufs et la crème fraîche safranée.
Sur la pâte étalée dans le plat, répartir les poireaux cuits.
Verser alors les œufs et la crème safranée sur les poireaux.
Terminer en garnissant avec le camembert coupé en fines tranches.
Cuire à 180 degrés durant 30 minutes.
Laisser reposer avant de servir.
Avec une petite salade de roquette, c'est fabuleux.



Souvenirs d'enfance (30) - Le bain de mer (1)

Crédit photo : Jérôme Arvicus



     

Le bain de mer 







   - Un concours de châteaux de sable ?
   La question n'était pas innocente. Ma mère et ses amies souhaitaient papoter en toute tranquillité. Pendant que nous creuserions, occupation qui pouvait prendre une bonne heure sinon plus, ces braves dames n'auraient aucun soucis pour nous repérer parmi les autres familles installées sur la plage.

   Ma sœur, Guy Leleux, Michel et Claudine Van Breuseghem  et moi-même nous étions alignés sur une ligne parallèle à la mer et avions attendu les consignes renouvelées chaque jour par nos parents respectifs ou par ma grand-mère.
   Dès le signal donné, j'avais empoigné ma pelle rouge et, le cerveau bouillonnant d'ardeur juvénile, j'avais d'abord commencé par délimiter un grand cercle sur le sable humide pour bien circonscrire les limites de mon futur château. Ensuite, creusant, soufflant comme un phoque, pelletée après pelletée, j'avais tenté d'élever un cône de sable qui ne devait pencher ni trop à droite ni trop à gauche mais s'élèverait le plus haut possible pour résister vaillamment aux prochains assauts des vagues lors de la marée montante. 
   Le sable humide s'effondrant moins, lors de nos constructions, j'allais parfois plus près de la mer en chercher dans mon petit seau, perdant ainsi un temps précieux sans en avoir conscience. 
   De temps à autre, je jetais un rapide coup d'œil vers le travail des autres concurrents et constatais, avec une colère enfantine, que, malgré tous mes efforts et comme les autres jours, leurs tas de sable étaient déjà bien plus élevés que le mien.
   Michel, bien entendu, avait déjà la construction la plus magnifique. Sportif dans l'âme et dans le corps, il n'avait aucun mal à surpasser tous les amis par un travail rapide et solide. Boy-scout de cœur, il laissait parfois gagner ma sœur ou Guy en traînant un peu : brusque besoin de se rafraîchir les mains dans la mer ou découverte d'un couteau nacré ou d'une tourelle d'un blanc pur étaient les petits subterfuges qu'il utilisait. En ce qui me concernait, je comptais pour du beurre et du fromage.
   La plus jeune et la plus maigrichonne de notre équipe, je n'avais aucune chance de gagner mais «vivre d'illusions» n'étant pas l'apanage des adultes, j'espérais toujours remporter le concours et voir le drapeau qui serait planté au sommet de mon travail s'effondrer le dernier. Cela n'était encore jamais arrivé mais bon...


    Minute après minute, la mer avait grignoté la plage pour finir par venir lécher nos pieds. Les pelles avaient redoublé d'efforts pour stabiliser les cônes de sable par des claques sonores assénées du plat de leur métal. Les fossés entourant chaque construction avaient été recreusés une dernière fois et vite, sautillant du bout des pieds sur les dures ondulations du sable humide, nous avions couru auprès des parents pour empoigner les drapeaux et venir les planter à la pointe de nos éphémères châteaux.

(à suivre)


jeudi 10 juillet 2014

"Vers la sobriété heureuse" Pierre Rabhi

VERS LA SOBRIETE HEUREUSE
Pierre Rabhi

« Un chantier exaltant s'ouvre, invitant chacun et chacune à atteindre la plus haute performance créatrice qui soit : satisfaire à nos besoins vitaux avec les moyens les plus simples et les plus sains. Cette option libératrice constitue un acte politique, un acte de résistance à ce qui, sous prétexte de progrès, ruine la planète en aliénant la personne humaine. »
(extrait de l'avant-propos)


Un homme qui, de toutes ses forces, avec une volonté sans faille, cherche à faire émerger un monde intelligent pour demain, tel est Pierre Rabhi, cet agriculteur, précurseur de l'agro-écologie, devenu écrivain/penseur suite au bilan catastrophique qu'il observa en France durant les années nommées « les Trente Glorieuses ».
Face à l'économie classique, celle du tout jetable, il propose une économie écologique, celle du récupérable, du « non-gaspillage », une économie qui respecte l'être humain ainsi que notre planète.
Par petites touches, avec des exemples simples, Pierre Rabhi nous fait découvrir toutes les contraintes d'une civilisation basée uniquement sur le profit et la servitude opposée à une civilisation basée sur le rythme d'une nature non bafouée où chaque homme a sa place et chaque geste, chaque projet ont une signification de respect et d'honneur.
Dans ce petit livre, l'auteur oppose, avec un bonheur inégalé, la poésie et la musique morales des civilisations anciennes à l'arrogance financière du monde actuel.
Et pourtant, sans tomber dans la théorie puérile du « tout était mieux avant », Pierre Rabhi reconnaît volontiers les imperfections de l'homme quelle que soit son appartenance à une civilisation ou à une époque. S'il préconise une forme de décroissance c'est loin d'être pour anéantir négativement nos choix économiques actuels mais bien pour préserver les ressources de notre planète d'une manière plus durable et pour offrir un avenir meilleur à nos enfants.
Ponctué de réflexions, véritables perles du bon sens, ce livre vous enchantera.

A la question concernant une absence au travail :
« ...ils répondaient avec candeur qu'ils n'avaient pas fini de dépenser leur argent... »

« Surabondance et bonheur ne vont pas forcément de pair... »

« La joie de vivre est une valeur suprême à laquelle nous aspirons tous mais que des milliards de dollars ne peuvent offrir. »


Pour mieux connaître Pierre Rabhi et son œuvre :

Film : Au nom de la terre


Quelques ouvrages :
Le monde a-t-il un sens ?
Semeur d'espoirs
Manifeste pour la terre
Parole de terre
Graines de possibles (en collaboration avec Nicolas Hulot)
….....






jeudi 3 juillet 2014

Un souvenir amusant

Trois photographes en quête d'un souvenir inoubliable...

Fontaine-de-Vaucluse  -  avril 2013
.... malheureusement, personne ne connaîtra jamais deux des prises de vues...

Un amour de Casper