vendredi 15 décembre 2023

Rando autour du lac du Paty

 

 

 

14 décembre 2023

 

Dès le départ, alors que nous étions encore sur le parking, je découvre une plante d'arum d'Italie qui a fait ses premières feuilles. Un peu plus loin, mais cela n'a rien d'original, quelques belles sorties d'orchis géants camouflés sous les ronces 



 Voici donc un bien bel accueil pour une rando qui s'annonce ensoleillée et offrant des points de vue superbes tant vers le village du Barroux et les Dentelles de Montmirail que vers le Ventoux en fin de rando

Grosso modo, je ne dois pas me tromper beaucoup quant au chemin que nous avons suivi

Tout en montant, nous voici arrivés à l'ancien manoir de la Pré Fantasti qui traîne derrière lui une légende des plus cruelles et qui, la nuit dit-on,  laisserait s'échapper son ectoplasme *










photo : février 2022
photo : février 2022






 
 
Plus haut, toujours plus haut, les regards ne peuvent se rassasier des paysages qui nous entourent 
 
 
 





 
 Et nous continuons la montée, la descente, le terrain plat... jusqu'au lac du Paty




 
 
 
 Où je découvre 😲 ..... ! Honnêtement, est-ce qu'un chien qui nage pollue plus que tous les humains qui, en été, urinent sans vergogne en nageant dans ce lac ? ? ? ? Parce que, reconnaissons-le, quand l'eau est bien fraîche...
 
 
 Bon ! Laissons ces considérations terre à terre pour aborder la prochaine montée que notre guide appelle gentiment une côte de 300 mètres ... Celle-là, tu me la copieras  Grand Bouddha !  (waooow, la rime ! )
 
 
Quand voici une rencontre que j'aurais préféré ne pas faire ! Dans cette nature superbe, la mort nous croise ....

 
Passons ! Où que l'on aille sur cette planète, le désir de destruction est partout, râler n'y changera rien ! 
Tentons plutôt d'apprécier   notre environnement à sa juste et respectable valeur
 
 
 
  
 
L'effort de la montée valait d'être mené à terme. Comme toujours, l'arrivée au sommet réserve son lot de vues superbes



 

 
 
 
 
 
 




Sur la piste du retour, un regard vers l'arrière et le chemin parcouru nous dévoile le Ventoux chapeauté depuis ce matin
Eh ! gros bonhomme ! Tu pourrais ôter ta casquette pour nous saluer ! 

 

Et maintenant, une pierre nommée Paillasse  ricane sur notre passage ! C'est le pompon ...


 

 

L'arrivée à la chapelle**  nous rassure. Depuis tant d'années, elle est restée fidèle à elle-même. 

Joliette en son écrin de cyprès et de pins parasols, la dame des lieux accueille notre passage avec toujours ce regard éthéré de celle qui, depuis longtemps, s'est éloignée des problèmes terrestres





 

 

Ici et là, le long du sentier, quelques champignons. 

Ni morilles, ni lépiotes, ni pieds de mouton, ni rien de comestible en fait à part peut-être les grisets mais qui sont si peu nombreux ... Nous n'y toucherons donc pas . 




 

 

 

 

Quelques belles cabanes en pierre sèche*** jalonnent maintenant notre sentier. Les restaurations ont bénéficié du savoir faire d’étudiants et de bénévoles qui, semble-t-il, n'ont pas lésiné sur le temps nécessaire à la sauvegarde du patrimoine






Notre rando se termine dans le flamboiement des couleurs de l'automne 


"Mes bien chers frères..."




Sur la route du retour ... 

Mont Ventoux début de soirée



Faucon

Le vieux village de Mérindol-les-Oliviers










* Une page des plus intéressantes avec quelques belles photos de l'intérieur du bâtiment:    https://cheminsetjardins.blogspot.com/2016/03/le-manoir-hante-de-la-pre-fantasi.html

 

**La chapelle du Paty 

https://www.destination-caromb.fr/decouvrir/patrimoine/la-chapelle-du-paty

 

 ***  cabanes en pierre sèche

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cabane_en_pierre_s%C3%A8che

 



 Même lieu, autre date 

https://annemoreau.blogspot.com/2022/02/fin-fevrier-une-rando-bien-fleurie.html

 

 

 

mercredi 13 décembre 2023

"Mon homme" Mistinguett

 

 

 

 

Mistinguett photographiée par Paul Tournachon Nadar vers 1900


 

 

« Sur cette terre, ma seule joie, mon seul bonheur
C'est mon homme
J'ai donné tout ce que j'ai, mon amour et tout mon cœur
À mon homme... »


Ce matin, je viens d'entendre cette chanson et pouf ! miracle de la mémoire ! me voilà replongée fin des années 40 ou peut-être tout début des années 50 où, sans bien les comprendre, ma sœur et moi chantions ces paroles à tue-tête dans la maison, dans notre jardin ou dans les bois, aidées parfois par notre mère qui nous accompagnait sans honte aucune.... car, franchement, dans la vaste étendue de la chanson française, des paroles plus phallocrates que celles-là sont relativement peu courantes... 

 

J'adore ces souvenirs qui, à la suite d'un mot, explosent brusquement sans crier gare* traînant derrière eux une longue écharpe  d'images de jeunesse naïve et de mélancolie "heureuse". 

 Était-ce Patachou l'interprète ou Juliette Gréco, deux chanteuses qui avaient toujours portes ouvertes chez nous ? 

Là, la mémoire me fait la nique et se sauve en riant. 

 

 

 

 Juliette Gréco 

https://www.youtube.com/watch?v=diJnE3IIqdQ

 

 

Mistinguett 

https://www.youtube.com/watch?v=1Q7e82xVpKo 

 

 

 

 

 

 

 *Un passionné des locomotives pourrait peut-être croire que cette expression nous vient du voyageur en train qui, voyant depuis la fenêtre de son compartiment la gare se profiler à l'horizon, se mettait à crier "gare !", comme les navigateurs d'autrefois criaient "terre !" lorsqu'ils apercevaient enfin la côte, au risque de déranger les autres voyageurs qui, eux, se préparaient à descendre sans crier gare. Mais il n'en est rien !
'Gare' est une interjection qui date du XIIe siècle, autre forme de "guar" qui voulait dire "prends garde".
Il ne faut en effet pas oublier que lorsqu'on intime l'ordre à quelqu'un de prendre garde (ou de "se garer"), c'est pour lui conseiller de laisser passer quelqu'un ou quelque chose, de se mettre sur le côté, de se mettre à l'abri, de prendre garde à une éventualité fâcheuse.
Autrement dit, celui qui crie "gare !" intime aux présents de faire attention à ce qu'il pourrait se produire et d'éviter d'avoir à en subir les éventuelles conséquences.
Et celui qui surgit sans crier gare le fait sans prévenir, par surprise.
Si la forme actuelle de l'expression date du début du XIXe siècle, la forme "sans dire gare" existait auparavant depuis le début du XVIe. 

https://www.expressio.fr/expressions/sans-crier-gare

 

 

 

 

 

Du vieux village de Mérindol au col des Mines ...

 

 

 

.... et retour par le chemin de la montagne et le vieux cimetière  

 


 

 






Vue sur les bâtiments de la Française des eaux
Au loin, l'hôtel Plantevin





 

 

 

 

 

 

Dans la vallée, le village de Propiac



De paysage en paysage, nous montons, nous montons tout en gardant un œil sur les Baronnies qui d'ici sont superbes avec leurs barres rocheuses tout en longueur






















Et c'est l' arrivée au col des Mines...


Ensuite nous nous dirigeons vers le Chemin de la Montagne  qui redescend jusqu'au cimetière du vieux Mérindol.



 

Au loin, en direction des Alpes, neige, nuages ou les deux ???




Un petit coup de fatigue ? Cela arrive même aux meilleurs. 

Mais passer sans arrêt d'un ciel menaçant à un ciel d'un bleu éclatant, c'est trop de ruptures dans les informations météo et cela épuise.... 

 ..... surtout quand la dame a encore oublié la bouteille d'eau dans la voiture ...

 

 

 

dimanche 3 décembre 2023

Alain Larribet, le berger des sons

 

 

Un concert exceptionnel ! 

Véritable moment de bonheur !

 

 


 

https://www.youtube.com/watch?v=PnmTID3KhI4 

 

https://www.youtube.com/watch?v=Bys-ouw875s 

 

https://www.youtube.com/watch?v=6LSwIaskwtw 

 

 

 

Un homme simple, humain, tellement proche de la nature pour laquelle il éprouve un immense respect 



 




 



 


 

 

 



     

     Photos prises sur internet 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La vieille dame indigne

 

 30 août 2014

 

La vieille dame indigne 

(vous vous souvenez du film?)


      Décidément, sur ce parking du Super U de Vaison, il règne un esprit mauvais, grossier, maléfique même. Quand je m'y gare, il me semble apercevoir l'œil du malin derrière chaque platane.

      M'être fait traiter de "FEMME" par un macho à la petite semaine m'avait, une première fois, laissée perplexe car il était bien évident que, pour cet homme, au vingt-et-unième siècle, la femme ne faisait toujours pas partie des êtres humains. En tout cas pas de ceux que l'on respecte. Vous voyez, le genre d'individu qui «emboutit» sa truie dans une campagne reculée.

      M'être fait traiter de "CONNASSE" par un jeune arrogant qui ne supportait pas de perdre trente secondes pour que je puisse me garer correctement m'avait laissée rêveuse et m'avait permis une révision orthographique.

      Et ce matin, la grossièreté, une nouvelle fois, était de sortie.

      Mais je dois reconnaître que, cette fois, j'étais un rien fautive. Bon, O.K., j'étais fautive pour m'être garée cinq minutes dans un petit triangle qui n'était pas un créneau autorisé et bien limité.

      Mon Dieu ! j'avais juste besoin de ces cinq minutes pour déposer mon linge à la laverie et le panier était lourd.   O.K. Cela n'excuse rien !

      A mon retour, le gardien du parking, un grand baraqué à la chemise d'une blancheur Persil, attendait; la moustache en bataille, fulminant et prenant le monde à témoin de l'infamie que je venais de commettre, il gesticulait pour mieux attirer l'attention des citoyens les plus proches.

      «AÏE ! me dis-je, surtout s'il te fait une remarque, ne réplique pas car tu as tort ! Pas la peine d'aggraver ton cas. Baisse la tête, joue la cagote, fais la sourde, il ne peut quand même pas t'abattre pour un créneau isocèle ! »

      Lorsque l'homme comprit que j'étais cette conductrice sans scrupule qui avait osé utiliser ce petit triangle d'asphalte comme créneau, et afin que nul n'en ignore parmi les chalands présents, il s'écria d'une voix de stentor : «Vous êtes mal garée, vous foutez le bordel !»

       

 

      «Oh ! Ooooh ! Quel vocabulaire me dis-je intérieurement.» et, sans regarder ni à gauche, ni à droite, je remontai dans ma petite Toyota et démarrai.

      J'évitai de m'énerver pour ne pas lui rouler sur les pieds, j'évitai aussi de donner des gaz ou de jouer de l'avertisseur sonore. Pas la peine d'aggraver un cas aussi fautivement limpide. A lui seul, le gardien faisait déjà assez de bruit pour pas grand chose.

      En fait, moins on a de vocabulaire plus de bruit on doit faire pour attirer l'attention. Ce n'est pas la première fois que je le remarque.

      Car il aurait pu dire, ce brave gardien : «Madame évitez de vous garer ici, ce n'est pas un créneau !» ou «Une prochaine fois, réfléchissez, vous auriez pu bloquer un autre conducteur pressé !» ou encore «Alors, Madame, on a oublié ses lunettes et on croit être sur un créneau ?» ou même « Mais qu'est-ce que vous croyez ? Qu'ici, vous pouvez vous garer comme bon vous semble ? Ce n'est pas l'espace Médrano que diable !» ou, pourquoi pas, «Écoutez, si le roi est votre cousin, une prochaine fois, je vous réserve deux créneaux ! »

        Il y aurait encore bien des façons de dire les choses mais j'arrête là.

      Bon, je ne suis pas une super nana dépoitraillée qui hurle d'une voix éraillée dans les parkings souterrains : « C'est moi qui déchire !», mais si, à septante ans, j'arrive encore à «foutre le bordel», je pense que ce qu'il me reste comme avenir n'est pas perdu .


Récit sans photos, je n'en ai pas eu l'occasion !

 

 

 

 

 

 

 

Corbeau kazakh ou viande bovine ? ? ?

   

 

Un régal


Ce midi, je me suis préparé un petit cordon bleu de derrière les fagots.

Non ! Mais cela, c'est de l'humour !

Ce plat préparé était issu d'une promotion de grande surface. Jusqu'alors, je trouvais ces aliments pratiques lorsque je voulais paresser devant mon ordinateur.

Bon j'étais donc installée face à mon assiette.

En toute honnêteté, je ne salivais pas. Les yeux dans le vague, bouchée après bouchée, j'avalais chaque petite part. Aucune résistance : pour être mous, ils étaient mous ces morceaux. Même pas la peine de mâcher. Du ris de veau eut opposé plus de résistance.

Arriva ma chatte, grande testeuse de mes repas devant l'Éternel.

Souple, elle sauta sur la table, se dirigea vers mon assiette et huma les restes du cordon bleu.

Je l'observai, attentive à la critique qui ne se fit pas attendre.

La petite figure curieuse venait de se masquer d'un profond air de dégoût. La chatte fit demi-tour et repartit chasser la souris dans la pinède voisine.


Comme tout un chacun, à l'heure actuelle, je suis au fait de la grande imagination de nos usines agroalimentaires. La question qui suivit fut donc : « Venais-je de manger du corbeau kazakh plus simplement dénommé dinde grâce à la moulinette industrielle ? »

En tout cas, c'était ce que ma chatte avait dû penser.

Lorsqu'elle reviendra, pour la rassurer, je vais lui promettre de ne plus acheter que du porc français et je cracherai au sol en lui jurant bien de ne pas acheter de bœuf aux hormones en provenance du Canada.

Au moins, nous saurons ce que, à l'avenir, nous mangerons.... du moins... on peut toujours l'espérer !