lundi 16 septembre 2024

Les artisans de la laine, créateurs de merveilles

 

 

Nyons, le 15 septembre 2024

 

 

Aujourd'hui, la laine est la reine du marché !







 

 

"Salut les filles !"








Prendre le temps de questionner, de discuter, d'écouter, voilà la meilleure manière d'enrichir ses connaissances dans bien des domaines. 

Sur ce stand, un éleveur de chèvres angora* d'Ardèche n'hésite pas à me donner un grand nombre d'explications concernant l'élevage, la tonte, l'utilisation des laines ... Nous parlons chèvres, tontes, pâturages, nous parlons même des loups ...

Un vrai régal !

"Les chèvres angora sont terriblement fragiles en cas de pluie car leurs longs poils mouillés sèchent difficilement et elles peuvent attraper des pneumonies. Elles passent donc l'hiver et les périodes de mauvais temps en bergerie. "

 


C'est grâce à la laine de ces chèvres originaires de Turquie que l'on peut obtenir des lainages en mohair d'une grande beauté et d'une grande douceur.

https://www.facebook.com/mohairdardeche/ 



 

Autre travail, autre aspect ....


 

 

D'un étal à l'autre, l'imagination de chaque artisan et même, pour la plupart, de chaque artiste, procure de grands sentiments admiratifs. Tel pull, tel bonnet, telle paire de mitaines créent des envies d'achats difficiles à réprimer. Mais on ne peut tout avoir ... Dommage !










 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon stand préféré est celui d'une dame, Geneviève Desert**, qui travaille le feutre de laine d'une manière fantastique.
















Waooowww !  parmi quelques oiseaux, même les orchidées sont présentes, travaillées en feutre de laine !




Bon, je l'avoue, pour ce paysage, mon cœur s'est emballé. J'ai cédé à ses humbles et tendres suppliques....  




Ici, deux fileuses plus âgées font des démonstrations vraiment intéressantes. 

Leur amabilité incite à s'attarder pour mieux observer le travail de ces mains actives, soucieuses d'un travail bien effectué.

L'une comme l'autre n'hésite pas à arrêter le travail pour mieux expliquer, pour se saisir de mèches à assembler, pour expliquer l'origine des teintes obtenues.

Ici, le temps n'a plus d'importance et le soleil de l'après-midi  marque les ombres lentes des baguenaudeurs charmés par chaque étal.

















 

  

 

Un rien de folie ne messied pas pour bien terminer la visite des lieux. 

Une dernière question avant de quitter ce petit marché  : "Qui s'amuse le plus ? Nous ou la commerçante  d'abord ahurie par toutes nos clowneries et qui finit par rire avec nous."



 

 

 

 Des dates à ne pas oublier !

 


 

 

 Et voilà une orchidée qui a trouvé une excellente place dans mon petit logis !



 

 

 

 

*La chèvre angora

ET SON MOHAIR

La chèvre angora est une petite chèvre très poilue originaire d’Asie, et élevée pendant longtemps dans la province d’Angora (actuelle Ankara en Turquie), d’où son nom.
En revanche, la fibre qu’elle produit n’est pas l’angora (qui est celle du lapin angora), mais le MOHAIR. Une fibre d’exception, incroyablement chaude, douce, respirante et surtout thermorégulante : elle protège du froid comme du chaud.
C’est une chèvre sociable et très attachante, malicieuse, grimpeuse (et drama-queen évidemment : c’est une chèvre !). Elle a su s’adapter au climat de toutes les régions françaises. Notre troupeau, présent ici depuis 1987 et issu d’élevages aux climats similaires, est maintenant particulièrement adapté à nos conditions locales

https://lachevreamillefeuilles.fr/ 

 

 https://infoferme.com/chevres-angora/

 

** Oups ! je vole un article ! ....

Lors de mon passage dans un petit hameau ardéchois, Les Avols, commune de Gravières, j’ai eu la belle surprise de rencontrer Geneviève Desert. Geneviève est belge mais ardéchoise depuis plus de 30 ans.  Geneviève travaille le feutre de laine et ses œuvres très colorées, très travaillées, m’ont interrogé. Comment peut-elle réaliser de si belles œuvres d’art à partir de la laine ? Ecoutons-la !

«  Comment ai-je découvert le feutre de laine, cette matière magique aux multiples facettes ?

Ayant toujours eu des activités créatrices, j'ai rapidement été passionnée par les arts textiles et me suis un temps intéressée à la broderie et au patchwork. Puis mes regards ont étés de plus en plus attirés par la laine et le feutre. Lors du Festival des métiers d'art de Pont-de-Monvert j'ai rencontré des feutrières et j’ai eu l'occasion de participer à un mini atelier.         D'avance, je savais que ça allait me plaire mais ce fut mieux que ça : une révélation ! Je jubilais. C'était il y a dix ans...

Dès lors, je n'ai plus arrêté de feutrer. Au début pour mon usage personnel puis pour les parents et amis, jusqu'à cette année où ayant constitué un solide stock je me suis déclarée en micro entreprise pour pouvoir exposer sur les marchés et fêtes de la laine. 

Comment fabrique-t-on le feutre?

Deux possibilités: l'eau et le savon ou le picotage à l'aiguille.

Il faut savoir que la laine à des petites écailles .Quand on a fini de poser la laine en deux couches entrecroisées on mouille à l'eau chaude savonneuse ce qui agresse la laine et les écailles s'ouvrent. Après c'est le travail de feutrage qui fait se refermer les écailles et en quelque sorte agglomérer la laine.

Pour feutrer on dispose la nappe de laine sur un plastique à bulle et on roule 1600 fois puis on déballe et on roule encore jusqu'à obtenir la consistance voulue.

Pour feutrer à l'aiguille on picote avec une aiguille spécifique munie de petits picots et à sec.

Et qu'est-ce que je réalise à partir de là ?

Et bien des vêtements tels que des jupes et gilets. Des accessoires : étoles, chapeaux, mitaines, bijoux.... ainsi que des objets décoratifs comme des vides poches ou mes très appréciés petits lutins. Tout cela dans des tons très colorés et des motifs souvent inspirés de la nature. Le feutrage n'a de limites que notre imagination. »

Nous aurons le plaisir de retrouver Geneviève sur quelques marchés ardéchois, celui  des Vans et même de Chambonas le 2 août. Bien sûr lors de la fête de laine de Crest du 9 au 11 février   https://www.e-tribune.fr/index.php/le-mag/18494-genevieve-desert-une-artiste-a-decouvrir

 

 

 


jeudi 12 septembre 2024

Un peu pour l'âme, un peu pour le corps ...

 

 

Vaison, le 11 septembre 2024

 

 

On aurait tort de se priver des petits plaisirs que la vie nous offre de temps à autre. 

Cette fois, c'est l'association de deux plaisirs qui fit mon bonheur : 

 -  le plaisir de savourer les délicieux plats proposés par "La Maison Curieuse" (entendons par là par son propriétaire/cuisinier surdoué dont je ne connais toujours pas le nom... 😊 ... un jour prochain peut-être)

 -  une exposition de tapisseries et autres œuvres de Béatrice Baulard* située dans ce      restaurant

 

Où donc se trouve ce restaurant ? C'est tout simple , en quittant la place Monfort, il suffit de descendre la rue Raspail, le resto se situe au milieu de cette rue.



 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour moi, aujourd'hui, les nouilles aux gambas feront l'affaire !  Et ce sera sans aucun regret ! 

Allez, j'entre et je retrouve l'espace où, en ce qui concerne la décoration,  l'imagination, coquine qui aime faire la nique aux esprits maussades, domine largement le conformisme de bien d'autres restaurants. Il faut aimer bien entendu. Personnellement, j'adore ! 









Comme d'habitude, je traîne entre les tables, j'admire quelques vases de style japonais, des têtes perlées d'une ethnie africaine, une plume de cygne, des fleurs séchées...  J'hésite à m'asseoir... Ici, j'aime le bouquet qui garnit la table, là, j'aurais une meilleure vue sur l'ensemble de la salle, plus loin, quelques livres peuvent aider à l'attente du plat ... Basta ! le fauteuil d'un chef africain me tend les bras et c'est vers lui que je me dirige. 




Aaaah ! Quand le plat arrive, je prends le temps d'admirer sa composition, de deviner les différents ingrédients, de humer ce mélange qui se révélera formé d'une multitude de saveurs  incomparables !


 

Mais, après m'être égarée parmi des rêves gustatifs très raffinés, il serait peut-être temps d'aller admirer une seconde fois les œuvres de Béatrice  Baulard. 

Des merveilles, sans exagérer. Des univers créés grâce à la technique d'une forme de tapisserie très personnelle. Des harmonies de couleurs, de formes... 

Un seul regret, dans mon cas, où placer l'une de ces grandes œuvres quand l'entièreté de mes murs est déjà occupée par l'art photographique ??? 

On ne peut pas tout avoir ... 

mon coup de cœur !

 


 



 






 



 

 

 

 

  

 

* https://www.beatricebaulard.fr/ 

  https://www.beatricebaulard.fr/demarche/

https://www.instagram.com/beatricebaulard/ 

 

 

 

 

 

lundi 9 septembre 2024

Basil Zaharoff

 

 

 


 

https://www.tintin.com/fr/characters/other/bazaroff 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Basil_Zaharoff 

 

 

Seigneur ! combien sont nombreux les faits historiques qui nous sont inconnus ou que nous n'avons fait qu'effleurer sans nous y attarder outre mesure !

Un cas parmi tant d'autres! celui de Basil Zaharoff. Un personnage abominable  découvert dans ma jeunesse lorsque j'ai lu  L'Oreille cassée d'Hergé.  Mais,  bien entendu, lorsque l'on n'a qu'une dizaine d'années, qui commence des recherches approfondies concernant l'un des personnages de la bande dessinée avec laquelle on passe ses soirées ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Oreille_cass%C3%A9e



Voilà, en écoutant ce matin une émission sur France Culture, j'ai découvert qui était ce personnage infâme mais bien réel ! 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-cours-de-l-histoire/jennifer-richard-ecrivaine-et-folle-d-histoire-2771859 

Et des personnages comme celui-ci, combien y en a-t-il , à l'heure actuelle, au côté des gouvernements, un peu partout dans le monde ?  

Grâce aux armes et  aux richesses immenses qu'ils procurent, combien de jeunes sont-ils,  sont-elles  actuellement en train de mourir pour que les richissimes de notre planète puissent continuer à boire du champagne dans les galas, les fêtes, les croisières....  ?


 

 

https://www.egaliteetreconciliation.fr/Basil-Zaharoff-le-diable-de-la-guerre-14-18-31330.html

 

https://tintinomania.com/tintin-personnages-bazaroff 

 

 Cette semaine, j'ai entendu un analyste déclarer que les USA désiraient avant tout que la guerre en Ukraine dure le plus longtemps possible.... Plus elle dure plus la Russie s'affaiblit ...

 

 






vendredi 6 septembre 2024

Jennifer Richard : "Il est à toi ce beau pays"

 

 

Vendredi 06 septembre 2024 



 https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-cours-de-l-histoire/jennifer-richard-ecrivaine-et-folle-d-histoire-2771859

Entretien suivi ce matin sur France Culture
Donne une grande envie de lire ce livre ... et d'autres de cette écrivaine (qui, entre nous, semble totalement imbue d'elle-même 😂)
 

 
Toute cette littérature me rappelle les cours d'histoire suivis en 5ème et 6ème primaires durant lesquels notre institutrice plaçait la dynastie belge sur un piédestal. A l'époque, il aurait été hors de question de dénoncer les crimes commis au Congo par de sinistres aventuriers/colonisateurs payés par Léopold II qui possédait ce pays en bien propre .... d'où son immense fortune. 

 
 
 
 
Recherches faites, je trouve ce livre-ci qui pourrait être intéressant lui aussi 
 
 
Résumé :
Vivre ailleurs, s'installer durablement et changer de perspectives : des récits d'écrivains contemporains sur cette expérience fantasmée et vécue, faite d'émotions et de résonances. Pourquoi tous ces morts au beau milieu de l'Afrique coloniale ? Pourquoi cet oubli incompréhensible ? Ce silence, que rien ou si peu ne vient troubler ? Les faits, pourtant historiques, se sont déroulés au vu et au su de tous, décidés en plein cœur de l'Europe consciente, documentée, active. Tout a été écrit, lu, dénoncé, prouvé, argumenté. À aucun moment, il n'a été possible de l'ignorer, même par courtoisie. Mais comme par un enchantement diabolique, les morts du Congo, victimes de Léopold II roi des Belges, ont disparu sans laisser de traces. Ils se sont littéralement volatilisés. Pas une ligne dans les livres d'histoire. Aucun souvenir dans la mémoire des peuples. Pas de résurgences en ces temps de repentance. À croire que l'existence même de ce crime de masse, qui a précédé tous les autres, est sujette à caution. On parle aujourd'hui de dix millions de morts et disparus entre 1885 et 1908, soit le tiers de la population concernée. Sans compter les mutilés, impossibles à dénombrer. Dix millions, victimes de la cupidité d'un seul. A-t-on déjà vu cela dans notre époque « moderne » où pourtant les exemples ne manquent pas ?« Le plus grand crime de tous les temps. » (Arthur Conan Doyle, 1909)EXTRAIT. Le fleuve Congo, avec ses alentours impénétrables, est resté longtemps un mystère. Autour de lui s'étalait une large tache blanche sur les cartes du monde telles que les géographes les remplissaient de lignes et de contours de plus en plus précis. Et longtemps, cette grande région est restée inaccessible aux yeux des hommes, l'une des dernières, une de celles qui faisaient rêver le futur Joseph Conrad quand il était petit et qu'il pointait le doigt sur ces endroits supposés vierges en disant : « Quand je serai grand, j'irai là ! » Il a tenu parole. D'autres avant lui s'y sont risqués. Nombreux. D'abord un Portugais, en 1680, Duarte Lopez, précurseur comme tous ses concitoyens de la découverte occidentale du monde ; un autre Portugais, encore, avait traîné dans les parages dès 1482, mais il ne s'était pas attardé, ce qui n'a pas empêché son pays de revendiquer une supposée antériorité de « propriété ».Joseph Conrad, Mark Twain, Conan Doyle, Roger Casement, Edmund Dene Morel et beaucoup d'autres ont dénoncé ces forfaits à l'époque même où ils se déroulaient. Sur leurs pas, restituant le contexte et les témoignages, Marc Wiltz s'interroge sur cette disparition insensée?A PROPOS DE L'AUTEURNé le 12 septembre 1961 à Saint-Mandé, Marc Wiltz a passé toute son enfance au Havre jusqu'à 22 ans. Diplômé de l'ESC du Havre 1983 (qui lui a appris à gérer des budgets), Marc Wiltz essaye le théâtre, la radio (Porte Océane au Havre), l'édition (Petit Futé en 1983) et un stage de deuxième année à la maison de la Culture (Le Volcan au Havre). Puis il travaille chez IBM, passe deux ans en Afrique, avant de devenir gestionnaire de studios de tournage de cinéma pendant 4 ans. Marc Wiltz a toujours eu deux passions dans l'existence : les livres et les voyages, ce qui l'a amené à créer MAGELLAN & Cie en 1999 pour les conjuguer. Cette maison d'édition compte aujourd'hui 250 titres au catalogue, pour beaucoup d'entre eux basés sur un montage « cinéma » comme l'éditeur aime à le rappeler, c'est-à-dire en cherchant à trouver l'équivalent des avances sur recettes...
 
 
 
 
 
Celui-ci, je l'ai lu, il y a un bout de temps déjà. J'en garde le souvenir d'un grand effroi quant à notre soi-disant désir "d'éduquer" un autre peuple...  Je découvrais...



 Un roman superbe basé sur une réalité plus qu'atroce !