lundi 9 juin 2014
samedi 7 juin 2014
Les guêpes
Ce matin, accès interdit à mes billes d'argile : les guêpes ont construit leur nid sur le sachet en plastique.
Vraiment, ces jeunes femmes n'ont aucun goût.
Il y a tant de beaux emplacements dans la nature ! Non, il a fallu qu'elles viennent sur du plastique.
Lorsque j'ai voulu déplier l'emballage, l'une s'est envolée tandis que la seconde est restée accrochée à son nid comme pour en défendre sa construction.
OK ai-je dit, vous voulez rester ? Restez donc, je prendrai mes billes d'argile une autre fois. Mais, permettez-moi quand même de prendre quelques photos, ce sera la moindre des choses.
Pas de bourdonnement agressif, j'en ai donc conclu que la permission était accordée.
Et grâce à cela, j'ai pu découvrir les oeufs déjà pondus dans les alvéoles ainsi que ce que je crois être un commencement de réserves de nourriture.
Franchement, la nature est belle et les guêpes ne sont pas toujours aussi agressives que ce que l'on en dit.
Un retardataire de Tchernobyl ???
... ou ... horreur ! un coquelicot OGM ?
Ou... plus simplement encore ... un amusement matinal de la nature ?
Enfin ! Un coquelicot rose, quoi !
Tout fraîchement éclos dans ma pelouse.
vendredi 6 juin 2014
jeudi 5 juin 2014
Souvenirs d'enfance (28) :" Lily Marlène" revu et corrigé
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| A la mobilisation, mon père choisit de s'engager dans la cavalerie Ici, avec ma mère devant la maison de mes grands-parents à Quaregnon |
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| 1939, la mobilisation |

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| Petit moment de détente à Ostende |
La suite se situe après la guerre...
Résistance à Quaregnon
La guerre venait de toucher à sa fin. Ma sœur, âgée de sept ans avait suivi les événements
comme tout enfant, comprenant certains faits, en éludant d'autres.
Une chose est sûre, elle avait bien compris que la chanson «Lily
Marlène» revue et corrigée par l'esprit borain toujours frondeur,
était interdite d'interprétation publique. Était-ce la taquinerie
contre Hitler ou la grossièreté des paroles qui avait jeté le
discrédit sur cet air populaire ? Allez savoir !
Qu'à cela ne
tienne, ma sœur décida de mémoriser les paroles et d'en être
l'interprète attitrée au sein de notre famille. On peut être très
jeune et, cependant, partie prenante dans un mouvement de résistance.
Bien entendu, aucun espoir de pouvoir être acceptée dans une
filière adulte. Elle créa donc son propre mouvement..
Égoïste, elle ne
l'était pas et m'introduisit rapidement dans son réseau. C'est
ainsi que, vers trois ans, je devins le second membre de «Chansons
et Résistance». A nous deux, nous allions expulser
les derniers ennemis de la Place de la Gare à Quaregnon.
Chanson interdite
dans les rues donc interdite aussi dans le magasin de nos
grands-parents et, suite évidente, dans la cuisine familiale où un
visiteur, entré à l'improviste, aurait pu l'entendre. Cela,
c'était l'explication donnée par mon aînée pour mieux m'entraîner
à l'extérieur de l'habitation vers le jardin et, ensuite, vers un
petit grenier désaffecté. Mais où donc, elle-même, l'avait-elle
entendue, cette chanson ? A cette époque, l'esprit d'investigation
n'était pas mon fort et je ne posai aucune question.
Les fins de
matinées ensoleillées, Danielle, prenant son air le plus innocent,
me saisissait la main, traversait la cuisine, l'arrière-cuisine et,
arrivée dans le petit jardin de notre grand-père, jetait un dernier
regard pour vérifier si personne ne nous voyait. M'incitant à
avancer plus vite , elle ouvrait la porte donnant accès au grenier
et m'y poussait prestement.
La porte fermée,
il fallait alors escalader un étroit escalier de meunier qui
s'élevait sur la gauche. La tâche était ardue. Mes petites
jambes peinaient à gravir des marches trop élevées. Danielle,
tout entière prise par son désir de résistance chantée, me
prenait dans ses bras et, soufflant, ahanant, arrivait à me hisser
jusqu'à un petit grenier normalement interdit à nos jeux. En
effet, le sol en pente, formé de voussettes de briques rouges,
présentait un danger certain d'effondrement si nous avions sauté
dessus. Bon, tant qu'à faire de l'opposition à l'ennemi, nous
pouvions également frôler le danger!
Prudente quand
même, ma sœur prenait soin de m'asseoir à l'extrémité supérieure
du sol, contre le mur où le risque de cassure était moindre. Là,
elle m'intimait l'ordre de ne plus bouger si je ne voulais pas
traverser le plafond. La menace était formulée avec une telle
précision, la chute possible m'était décrite avec tant de détails
que j'en retenais ma respiration.
Si l'attrait de la désobéissance
était un régal pour «la grande», il pouvait l'être aussi pour
«la petite». Je découvrais la transgression des interdits et,
dans ce domaine, l'enseignement de mon aînée pouvait être coté
«hors ligne».
L'installation
terminée, Danielle prenait alors place en face de moi, à l'autre
extrémité des voussettes et là, choisissant ses effets de
bras, de jambes, d'ondulations du ventre, elle commençait à chanter
sur l'air de «Lily Marlène» :
« Derrière
la caserne, un soldat allemand
Faisait sentinelle comme un
fainéant.
Je lui d'mandai : «Pourquoi
pleures-tu?»
y m'répondit : «Nous sommes
foutus,
Hitler a n'broque* à s'cul,
Hitler a n'broque à s'cul ».
La chanteuse
effectuait alors une révérence digne des plus grandes divas et
j'applaudissais des deux mains. Le spectacle était toujours
magnifique et j'en avais chaque fois pour mon argent imaginaire.
Nous redescendions
du petit grenier, couvertes de poussière de brique rouge et avec,
dans les cheveux, quelques toiles d'araignées qui, inévitablement
nous dénonçaient aux yeux inquisiteurs de notre grand-mère. Je ne
me sentais pas concernée par les remontrances qui suivaient notre
retour au rez-de-chaussée. Le spectacle valait les réprimandes et,
après tout, c'était quand même ma sœur qui se « faisait
attraper». Il est vrai qu'avec mes trois ans, on pouvait
difficilement me reprocher d'avoir gravi un escalier dans lequel il
avait fallu me hisser à la force du poignet.
Si nos montées au
grenier ne furent pas admises, notre réseau de résistantes en
herbe ne fut pas découvert en tant que tel ce qui nous fit échapper
à une arrestation musclée au grand soulagement de ma sœur qui
n'aurait probablement pas aimé m'entraîner dans sa chute.
L'arrivée des
Américains, leurs distributions de friandises et l'effervescence
qui s'ensuivit mirent fin à nos mini-spectacles. Danielle avait
trouvé un nouveau terrain pour briller : elle effectuait le
transport des chewing-gums à la cannelle et des plaquettes de
chocolat entre les Américains et notre famille.
Ce qu'elle n'alla
pas chanter sur tous les toits, ce qui fut une immense honte pour mes
grands-parents lorsqu'ils l'apprirent, c'est que, entraînée par son
amour immodéré pour les sardines (eh oui! Il n'y avait pas que le
chant pour meubler sa vie), elle se faufilait de temps à autre dans
la file des enfants nécessiteux pour obtenir une petite assiettée
de ces poissons huileux distribués une fois par semaine dans notre
quartier par un pasteur et sa femme. Autant j'aimais les
« chiclés » à la cannelle, autant les sardines
d'après-guerre faisaient ses délices. Là aussi, la répression
grand-parentale intervint.
Quaregnon, enfin,
put recommencer à vivre dans la paix, l'honneur et la reconstruction
de ses ruines.
*Une
broque : en patois borain, une pince à linge
Paroles de la chanson Lily Marlène par Marie Laforet
Derrière la caserne
Quand le jour s'enfuit
La veille lanterne
Soudain s'allume et luit
C'est dans ce coin là que le soir
Il attendait, rempli d'espoir
Lily, Lily Marlène
Lily, Lily Marlène
Et dans la nuit sombre
Leurs corps enlacés
Ne faisait qu'une ombre
Quand tous deux s'embrassaient
Une joie douce illuminait
Quand le jour s'enfuit
La veille lanterne
Soudain s'allume et luit
C'est dans ce coin là que le soir
Il attendait, rempli d'espoir
Lily, Lily Marlène
Lily, Lily Marlène
Et dans la nuit sombre
Leurs corps enlacés
Ne faisait qu'une ombre
Quand tous deux s'embrassaient
Une joie douce illuminait
Tes grands yeux clairs quand il disait
Lily, Lily Marlène
Lily, Lily Marlène
Lily, Lily Marlène
Lily, Lily Marlène
Le temps passe vite
Quand on est heureux
Il faut qu'on se quitte
A l'heure de couvre-feu
Te souviens-tu de tes regrets
Lorsque sa voix te murmurait
Adieu, Lily Marlène
Adieu, Lily Marlène
Amour de romance, Amour de vingt ans
Garde souvenance, de ce lointain printemps
Pour t'avoir fait cette chanson
Le monde entier connait ton nom
Lily, Lily Marlène
Lily, Lily Marlène
Derrière la caserne
Quand le jour s'enfuit
La veille lanterne
Soudain s'allume et luit
C'est dans ce coin là que le soir
Il attendait, rempli d'espoir
Lily, Lily Marlène
Lily, Lily Marlène
Lily, Lily Marlène
Derrière la caserne
Quand le jour s'enfuit
La veille lanterne
Soudain s'allume et luit
C'est dans ce coin là que le soir
Il attendait, rempli d'espoir
Lily, Lily Marlène
Lily, Lily Marlène
Version allemande https://www.youtube.com/watch?v=xz5GtOprh9E
Version anglaise https://www.youtube.com/watch?v=gBi5j7yPwd0
dimanche 1 juin 2014
L'Or Rouge des 3 Rivières à Nyons
Régulièrement, la ville de Nyons programme des marchés de petits producteurs destinés à faire découvrir l'excellence des produits provençaux.
Ce samedi, ce fut sous un soleil printanier que le miel côtoya les escargots, le fromage de chèvre, le safran, le nougat ou même les santons en terre cuite si célèbres dans cette région.
L'Or Rouge des 3 Rivières ne fut pas en reste dans la présentation de ses produits safranés : miel, confitures (toutes, préparées avec les fruits de saison et de la région), confits de vin rouge ou de vin blanc, vinaigre, moutarde, sirop, meringues, pain d'épices .....
Les bulbes de crocus sativus, nouvellement récoltés, avaient une place d'honneur dans cette belle présentation qui ne cesse de s'étoffer au cours des mois.
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| http://www.or3r.fr |
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| Les 4 Grands d'une production : la terre, la plante, le safranier et le produit fini |

mercredi 28 mai 2014
les orchis : Vaucluse / Drôme / Alpes de Haute Provence
Pour bien comprendre les orchidées :
L'orchis de Provence
Châteauneuf de Bordette - Forêt des châtaigniers
avril 2014
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Ceux-ci ont échappé de peu
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L'orchis singe
Châteauneuf-de-Bordette - Forêt des châtaigniers
Avril 2014
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L'ophrys bécasse
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| Chemin de Rochesplanes - Puyméras |
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Dans les safres |

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| Fin de parcours |
L'ophrys drumana (sans certitude absolue)
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| Crête de Saint-Amand (Vaucluse)- mai 2014 |
L'orchis géant
Dès janvier, au pied des Monts de Chevallong,
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La platanthère ...
Abbaye de Prébayon - printemps 2012 |
L'orchis bouc
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Chemin de Rochesplanes - Puyméras
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| Chemin de Rochesplanes - Puyméras mai 2014 |
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| printemps 2012 |

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| Photo prise entre Mollans et Mérindol-les-Oliviers - printemps 2012 |
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| Même endroit - fin mai 2014 Cette année un seul orchis |
L'orchis brûlé
Étonnants, ces petits orchis qui, au col d'Aulan, ne mesuraient pas plus de 10 à 12 cm
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| Col d'Aulan - 22 mai 2014 |

L'orchis pyramidal
Chemin de Rochesplanes Puyméras - Mai 2014
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Abbaye de Prébayon - printemps 2012
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| Abbaye de Prébayon - printemps 2012 |
Céphalanthères rouges
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Revest du Bion
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| Mérindol-les-Oliviers 1er juin 2014 |
L'ophrys insectifera ou ophrys mouche
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