samedi 7 juin 2014

Les guêpes

Ce matin, accès interdit à mes billes d'argile : les guêpes ont construit leur nid sur le sachet en plastique.
Vraiment, ces jeunes femmes n'ont aucun goût.
Il y a tant de beaux emplacements dans la nature ! Non, il a fallu qu'elles viennent sur du plastique.
Lorsque j'ai voulu déplier l'emballage, l'une s'est envolée tandis que la seconde est restée accrochée à son nid comme pour en défendre sa construction.
OK   ai-je dit, vous voulez rester ? Restez donc, je prendrai mes billes d'argile une autre fois. Mais, permettez-moi quand même de prendre quelques photos, ce sera la moindre des choses.
Pas de bourdonnement agressif, j'en ai donc conclu que la permission était accordée.
Et grâce à cela, j'ai pu découvrir les oeufs déjà pondus dans les alvéoles ainsi que ce que je crois être un commencement de réserves de nourriture.
Franchement, la nature est belle et les guêpes ne sont pas toujours aussi agressives que ce que l'on en dit.





Un retardataire de Tchernobyl ???

... ou ... horreur !  un coquelicot OGM ?
Ou... plus simplement encore ... un amusement matinal de la nature ?


Enfin ! Un coquelicot rose, quoi !
Tout fraîchement éclos dans ma pelouse.

jeudi 5 juin 2014

Souvenirs d'enfance (28) :" Lily Marlène" revu et corrigé

Commençons par ces quelques rares souvenirs de notre famille durant une triste période. C'est à l'honneur, ces jours-ci.
A la mobilisation, mon père choisit de s'engager dans la cavalerie
Ici, avec ma mère devant la maison de mes grands-parents à Quaregnon
1939, la mobilisation


La guerre les avait séparés. Il leur restait le courrier.
S.M. à la place du timbre signifie Service Militaire.
Le militaire ne devait pas payer son timbre.
Ce courrier a été envoyé avant 1943 car, d'après la distribution
des baisers, je n'étais pas encore née.
Petit moment de détente à Ostende

La suite se situe après la guerre...
Résistance à Quaregnon


La guerre venait de toucher à sa fin. Ma sœur, âgée de sept ans avait suivi les événements comme tout enfant, comprenant certains faits, en éludant d'autres. Une chose est sûre, elle avait bien compris que la chanson «Lily Marlène» revue et corrigée par l'esprit borain toujours frondeur, était interdite d'interprétation publique. Était-ce la taquinerie contre Hitler ou la grossièreté des paroles qui avait jeté le discrédit sur cet air populaire ? Allez savoir ! 
Qu'à cela ne tienne, ma sœur décida de mémoriser les paroles et d'en être l'interprète attitrée au sein de notre famille. On peut être très jeune et, cependant, partie prenante dans un mouvement de résistance. Bien entendu, aucun espoir de pouvoir être acceptée dans une filière adulte. Elle créa donc son propre mouvement..
Égoïste, elle ne l'était pas et m'introduisit rapidement dans son réseau. C'est ainsi que, vers trois ans, je devins le second membre de «Chansons et Résistance». A nous deux, nous allions expulser les derniers ennemis de la Place de la Gare à Quaregnon.
Chanson interdite dans les rues donc interdite aussi dans le magasin de nos grands-parents et, suite évidente, dans la cuisine familiale où un visiteur, entré à l'improviste, aurait pu l'entendre. Cela, c'était l'explication donnée par mon aînée pour mieux m'entraîner à l'extérieur de l'habitation vers le jardin et, ensuite, vers un petit grenier désaffecté. Mais où donc, elle-même, l'avait-elle entendue, cette chanson ? A cette époque, l'esprit d'investigation n'était pas mon fort et je ne posai aucune question.
Les fins de matinées ensoleillées, Danielle, prenant son air le plus innocent, me saisissait la main, traversait la cuisine, l'arrière-cuisine et, arrivée dans le petit jardin de notre grand-père, jetait un dernier regard pour vérifier si personne ne nous voyait. M'incitant à avancer plus vite , elle ouvrait la porte donnant accès au grenier et m'y poussait prestement.
La porte fermée, il fallait alors escalader un étroit escalier de meunier qui s'élevait sur la gauche. La tâche était ardue. Mes petites jambes peinaient à gravir des marches trop élevées. Danielle, tout entière prise par son désir de résistance chantée, me prenait dans ses bras et, soufflant, ahanant, arrivait à me hisser jusqu'à un petit grenier normalement interdit à nos jeux. En effet, le sol en pente, formé de voussettes de briques rouges, présentait un danger certain d'effondrement si nous avions sauté dessus. Bon, tant qu'à faire de l'opposition à l'ennemi, nous pouvions également frôler le danger!
Prudente quand même, ma sœur prenait soin de m'asseoir à l'extrémité supérieure du sol, contre le mur où le risque de cassure était moindre. Là, elle m'intimait l'ordre de ne plus bouger si je ne voulais pas traverser le plafond. La menace était formulée avec une telle précision, la chute possible m'était décrite avec tant de détails que j'en retenais ma respiration. 
Si l'attrait de la désobéissance était un régal pour «la grande», il pouvait l'être aussi pour «la petite». Je découvrais la transgression des interdits et, dans ce domaine, l'enseignement de mon aînée pouvait être coté «hors ligne».
L'installation terminée, Danielle prenait alors place en face de moi, à l'autre extrémité des voussettes et là, choisissant ses effets de bras, de jambes, d'ondulations du ventre, elle commençait à chanter sur l'air de «Lily Marlène» :

« Derrière la caserne, un soldat allemand
Faisait sentinelle comme un fainéant.
Je lui d'mandai : «Pourquoi pleures-tu?»
y m'répondit : «Nous sommes foutus,
Hitler a n'broque* à s'cul,
Hitler a n'broque à s'cul ».

La chanteuse effectuait alors une révérence digne des plus grandes divas et j'applaudissais des deux mains. Le spectacle était toujours magnifique et j'en avais chaque fois pour mon argent imaginaire.
Nous redescendions du petit grenier, couvertes de poussière de brique rouge et avec, dans les cheveux, quelques toiles d'araignées qui, inévitablement nous dénonçaient aux yeux inquisiteurs de notre grand-mère. Je ne me sentais pas concernée par les remontrances qui suivaient notre retour au rez-de-chaussée. Le spectacle valait les réprimandes et, après tout, c'était quand même ma sœur qui se « faisait attraper». Il est vrai qu'avec mes trois ans, on pouvait difficilement me reprocher d'avoir gravi un escalier dans lequel il avait fallu me hisser à la force du poignet.
Si nos montées au grenier ne furent pas admises, notre réseau de résistantes en herbe ne fut pas découvert en tant que tel ce qui nous fit échapper à une arrestation musclée au grand soulagement de ma sœur qui n'aurait probablement pas aimé m'entraîner dans sa chute.
L'arrivée des Américains, leurs distributions de friandises et l'effervescence qui s'ensuivit mirent fin à nos mini-spectacles. Danielle avait trouvé un nouveau terrain pour briller : elle effectuait le transport des chewing-gums à la cannelle et des plaquettes de chocolat entre les Américains et notre famille.
Ce qu'elle n'alla pas chanter sur tous les toits, ce qui fut une immense honte pour mes grands-parents lorsqu'ils l'apprirent, c'est que, entraînée par son amour immodéré pour les sardines (eh oui! Il n'y avait pas que le chant pour meubler sa vie), elle se faufilait de temps à autre dans la file des enfants nécessiteux pour obtenir une petite assiettée de ces poissons huileux distribués une fois par semaine dans notre quartier par un pasteur et sa femme. Autant j'aimais les « chiclés » à la cannelle, autant les sardines d'après-guerre faisaient ses délices. Là aussi, la répression grand-parentale intervint.
Quaregnon, enfin, put recommencer à vivre dans la paix, l'honneur et la reconstruction de ses ruines.



*Une broque : en patois borain, une pince à linge


Paroles de la chanson Lily Marlène par Marie Laforet

Derrière la caserne
Quand le jour s'enfuit
La veille lanterne
Soudain s'allume et luit

C'est dans ce coin là que le soir
Il attendait, rempli d'espoir
Lily, Lily Marlène
Lily, Lily Marlène

Et dans la nuit sombre
Leurs corps enlacés
Ne faisait qu'une ombre
Quand tous deux s'embrassaient

Une joie douce illuminait
Tes grands yeux clairs quand il disait
Lily, Lily Marlène
Lily, Lily Marlène 


Le temps passe vite
Quand on est heureux
Il faut qu'on se quitte
A l'heure de couvre-feu

Te souviens-tu de tes regrets
Lorsque sa voix te murmurait
Adieu, Lily Marlène
Adieu, Lily Marlène

Amour de romance, Amour de vingt ans
Garde souvenance, de ce lointain printemps
Pour t'avoir fait cette chanson
Le monde entier connait ton nom 

Lily, Lily Marlène
Lily, Lily Marlène

Derrière la caserne
Quand le jour s'enfuit
La veille lanterne
Soudain s'allume et luit

C'est dans ce coin là que le soir
Il attendait, rempli d'espoir
Lily, Lily Marlène
Lily, Lily Marlène
 
 



dimanche 1 juin 2014

L'Or Rouge des 3 Rivières à Nyons


Régulièrement, la ville de Nyons programme des marchés de petits producteurs destinés à faire découvrir l'excellence des produits provençaux.
Ce samedi, ce fut sous un soleil printanier que le miel côtoya les escargots, le fromage de chèvre, le safran, le nougat ou même les santons en terre cuite si célèbres dans cette région.
L'Or Rouge des 3 Rivières ne fut pas en reste dans la présentation de ses produits safranés : miel, confitures (toutes, préparées avec les fruits de saison et de la région), confits de vin rouge ou de vin blanc, vinaigre, moutarde, sirop, meringues, pain d'épices .....  
Les bulbes de crocus sativus, nouvellement récoltés, avaient une place d'honneur dans cette belle présentation qui ne cesse de s'étoffer au cours des mois.  
http://www.or3r.fr




Les 4 Grands d'une production : la terre,
la plante, le safranier et le produit fini 








mercredi 28 mai 2014

les orchis : Vaucluse / Drôme / Alpes de Haute Provence

 
 
Pour bien comprendre les orchidées
 
 

L'orchis de Provence
Châteauneuf de Bordette - Forêt des châtaigniers
avril 2014


Ceux-ci ont échappé de peu
au passage du sanglier

 

 








L'orchis singe
Châteauneuf-de-Bordette - Forêt des châtaigniers
Avril 2014










 
L'ophrys bécasse

Chemin de Rochesplanes - Puyméras

 

 

Dans les safres







Fin de parcours



 
 
L'ophrys drumana (sans certitude absolue)

Crête de Saint-Amand (Vaucluse)- mai 2014



 
 
L'orchis géant

 

Dès janvier, au pied des Monts de Chevallong,
Sur le chemin qui mène de Sablet à Séguret,
les orchis géants sont présents

 





 
La platanthère  ...

 

Abbaye de Prébayon - printemps 2012

 

 

 















 
L'orchis bouc
 

Chemin de Rochesplanes - Puyméras
1er juin 2014

(Je n'ai pas saturé les couleurs mais la photo a été prise vers 20 heures
avec un soleil rasant)

 

 

Chemin de Rochesplanes - Puyméras
mai 2014


 printemps 2012

 


Photo prise entre Mollans et Mérindol-les-Oliviers - printemps 2012
Même endroit - fin mai 2014
Cette année un seul orchis

 
 
L'orchis brûlé
 
Étonnants, ces petits orchis qui, au col d'Aulan, ne mesuraient pas plus de 10 à 12 cm

Col d'Aulan - 22 mai 2014



 
L'orchis pyramidal

Chemin de Rochesplanes  

Puyméras -  Mai 2014

 

 

Abbaye de Prébayon - printemps 2012

 

 






Abbaye de Prébayon - printemps 2012


 
 
Les céphalanthères

Entrechaux - Col du Voltigeur
Mai 2014




Revest du Bion - Mai 2014

 

 

















 
Céphalanthères rouges


Revest du Bion

 


Mérindol-les-Oliviers  1er juin 2014
idem














 
 
 
 
 
 
Epipactis  ...



 

 
 
Limodore à feuilles avortées


















 
L'ophrys insectifera ou ophrys mouche