mercredi 8 juin 2022

Des bouches en cul de poule ? En veux-tu ? En voilà.

 

 

A vous toutes, Mesdemoiselles, qui trouvez tellement sympathique de vous faire photographier avec cette horrible bouche rappelant, en plus sordide, le cul d’une poule. 

 






Depuis quelques mois, chaque fois que l'une ou l'autre jeunesse partage sa photo ou celle de ses copines sur FB, très souvent, mon regard n'est attiré que par une chose : la bouche du modèle.

Les yeux peuvent parfois être magnifiques, les cheveux des plus soyeux, je ne suis obnubilée que par cette seule chose devenue monstrueuse : la bouche.

D'une fois à l'autre, c'est le même choc, l'horreur dans toute sa laideur hypertrophique. En tant que femme, cela m'atteint en plein cœur : comment peuvent-elles se ridiculiser à un tel point ? Ne se rendent-elles pas compte que chaque bouche ainsi poussée vers le spectateur ne ressemble à rien d'autre qu'à un cul de poule ?

Et pas n'importe quelle poule, Dieu du ciel ! Celle, la pauvrette, sur laquelle les expérimentateurs se sont acharnés pour lui faire pondre un œuf carré et qui en a les muqueuses endommagées pour la vie.


Lançant souvent des regards illuminés de junkies en manque, elles avancent les lèvres le plus loin possible vers l'avant (je suis certaine que plus d'une arrive à se toucher le nez) dans l'espoir …. Oui, dans quel espoir, en fin de compte ? Celui de se faire remarquer ? Oh ! Pour cela, elles ne ratent jamais leur coup. L'effet de répulsion est au rendez-vous à chacune de leurs tentatives.

Répulsion ? Mais peut-être pas pour tout le monde !

Ont-elles essayé de faire cette grimace sur une place publique, dans une rue passante, à la sortie d'un bistro ou d'un cinéma ? Là, elles auront le choix, il y aura toujours bien quelques vieux vicelards ou vieux libidineux qu'elles pourront regarder bien en face pour lui tendre ces lèvres qui crient au « viol consenti ». Ma main à couper que dans les minutes qui suivent l'un d'eux viendra leur demander : « Combien la passe ? » Car il est tellement vrai qu'avec la bouche ainsi déformée elles ressemblent à de jeunes p.... prêtes à sucer.

Est-ce une façon de marquer leur révolte contre un monde en pleine déliquescence ? J'ai peine à le croire. Ces photos individuelles ou de groupe semblent très souvent montrer un grand amusement, une bonne solidarité de copines.

Quelle autre raison ? Le désir de suivre, à n'importe quel prix, une mode qui enlaidit ? C'est plus probable.

Je ne connais pas l'actrice ou la « people » imbécile qui a lancé cette mode. A mon avis, cette faiseuse de mauvais goût devrait faire des travaux d'utilité générale dans un hôpital psychiatrique.

Quand un cinglé du changement de mode lancera, comme nouveau mouvement à suivre, la crotte de chien dans des cheveux gras, toutes les lourdasses de la lippe aberrante parcourront les rues pour s'y trouver le plus bel excrément.

Mais peut-être n'ai-je rien compris et s'agit-il d'une arme contre les djihadistes qui aspirent aux septante vierges ?

Là, c'est certain, elles gagnent à continuer sur la voie de la laideur. Qui voudrait d'elles dans un paradis où il est raconté que tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et …... (mille excuses à Baudelaire pour avoir osé le mêler à un chapitre aussi trivial de notre vingt-et-unième siècle).

J'entends d'ici des ricanements d'adolescentes : « Qu'est-ce qu'elle croit, la vieille ? Elle n'a jamais dû suivre la mode avec des idées aussi étroites ! »

Et bien oui, je les ai suivies ces modes qui ont défilé dans ma jeunesse ! Et je n'ai pas honte de reconnaître que fin des années 50, j'ai eu une robe en vichy rose et des chignons en volume style Brigitte Bardot. Ensuite, dans les années 60, il y a eu les jeans ultra-moulants (j'avais un copain qui prenait un bain avec son jean et qui le laissait sécher sur lui pour être mieux « moulé » comme il disait) , puis vinrent les pantalons pattes d'eph suivis eux-mêmes par la mini-jupe tellement courte qu'il nous fallait des slips à bords en dentelle pour rester correctes lorsque nous nous baissions. Les garçons ont eu les cheveux longs à la Che. Cette longueur fut détrônée par la mode afro faite de permanentes que nous ne mettions pas en forme. Tout cela était plaisant, parfois en réaction contre une bourgeoisie trop bien pensante mais, au grand jamais, ne nous enlaidissait comme cette mode que vous suivez actuellement.

Par pitié, Mesdemoiselles Laideronnes, partagez vos photos avec qui vous voudrez mais pas avec moi. Et mille bisous à celles qui gardent leurs sourires naturels tellement plus beaux.

 

 

 


 

 

 

 

 

lundi 6 juin 2022

Un souvenir... une soirée gâchée !


15 août 2015







 

La soirée s'annonçait superbe.

Au départ, une promenade dans le village et une visite des expositions de photos.

Suivies ensuite d'une paella-a-a-a-ah-AH ! superbe, haute en couleurs, odorante et tout et tout.

Pour se terminer par la projection du film animalier de Nicolas Ughetto « Ventoux d'aurores en crépuscules ».

Parfait !

Une soirée parfaite, comme on aimerait s'en offrir plus souvent !

Un seul énorme point noir dans ce joli tableau vespéral : le discours du Président de l'Association des Chasseurs ..... qui avait été invité, on ne sait pourquoi....

La couleur fut annoncée dès le départ : les écolos et les défenseurs de la nature n'étaient pas ses amis ! Ceci fut dit et même redit plusieurs fois. Pourtant, l'assemblée présente ne semblait pas être composée de béotiens « dur de comperdure » mais bon, il fallait enfoncer le clou afin que nul ne reste dans l'incertitude.

Ce ne sont pas les graphiques, les statistiques (auxquelles ont fait souvent dire ce que l'on veut) les références au CNRS et autres organismes officiels dont ce monsieur nous a gavés qui me convaincront du bon droit de l'Homme contre la nature.

Ce Président semblait avoir choisi l'Homme pour le mettre au sommet de la hiérarchie animale. Mais ouvre-t-il parfois les yeux, ce monsieur, pour constater, jour après jour, les destructions irréversibles occasionnées par l’ Homme à son environnement ?

Quand, s'appuyant sur l'évaluation des espèces dans une région, il a justifié l'abattage de 3 coqs de bruyère et de 2 autres mammifères (j'ai oublié leur nom), croyait-il que nous allions admettre ces mises à mort ? Trois Coqs et deux mammifères ! Mais qu'avait-on à leur reprocher à ces cinq-là ? Mettaient-ils le biotope en danger par leur présence ? Et à quoi ont-elles servi ces morts sinon à assouvir la soif de tuer qui règne sur le sud dès l'automne ?

Quand ce Président a expliqué la nécessité d'abattre les CORBEAUX , grands destructeurs de récoltes, il a oublié (volontairement ou pas) de faire la différence entre tous les corvidés de France ! Certaines espèces sont protégées et toutes ne s'appellent pas corbeaux.  Je trouve cela   inadmissible. Quand on veut être crédible, il faut être précis. *

Cerise vereuse sur le gâteau, il nous fallut encore entendre que, quand des tirs sont prévus, si cela convient aux élus, l'avis de la population n'a aucune importance ! ! !

La messe était dite. 

Ce chasseur était le président-messager de toutes les morts inutiles qui nous entourent...

Crétinisme, quand tu nous tiens ! 

 

Franchement, son discours n'avait pas lieu d'être lors de cette soirée durant laquelle chaque personne était venue   admirer cet hymne à la beauté de la nature qu'est le film de Nicolas Ughetto.

 


 

Parmi les espèces protégées, le grand 

corbeau, le crave à bec rouge, le chocard à bec 

jaune et le cassenoix moucheté sont des 

espèces dont l’aire de répartition est réduite 

aux reliefs montagneux. 

Ces oiseaux non grégaires sont donc 

relativement rares en France, justifiant leur 

statut de protection.  


 

https://www.crowlife.org/statut-juridique-des-especes-de-corvides-en-france/

 

 

 

 

mardi 31 mai 2022

La serpentaire (Dracunculus vulgaris)

 

 

Deux plantes poussent en bord de route (sur la gauche après un tournant) lorsque l'on quitte le village de Brantes pour atteindre le col de Fontaube

 

 

 

 Cœurs sensibles,  abstenez-vous de humer le "parfum" dégagé par les fleurs... vous risquez un malaise  en imaginant que de la viande avariée termine sa décomposition sous la plante 😂

Un choix qui en vaut un autre pour attirer les insectes qui viendront polliniser... 

 

Cela mis à part, ces plantes sont de véritables splendeurs ! 


 

 

 













 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 "La serpentaire (Dracunculus vulgaris) est une plante bulbeuse qui s’apparente aux arums avec une inflorescence en cornet pourpre atteignant 1 m de haut. Le feuillage composé, la tige zébrée et l’odeur forte de sa floraison en font une plante étonnante."

Écrit par les experts Ooreka 

 

 

 

Robert John Thornton (1768-1837)Botanicus http://www.botanicus.org "Temple of Flora"

 

 

 

 

 

https://www.zoom-nature.fr/la-serpentaire-une-plante-qui-chauffe-et-qui-pue/ 

 

 https://www.promessedefleurs.com/bulbes-d-ete/bulbes-d-ete-par-variete/amorphophallus/dracunculus-vulgaris.html

 

 

 

 

 

 

 

La Pirole verdâtre (Pyrola chlorantha)

 

 

 

 


 

 

 

 Cette espèce est protégée dans plusieurs régions de France (voir INPN).

 

 
Latin scientifique pirola, du latin classique pirus, poirier. (Larousse)
 
Plante herbacée vivace à racines fibreuses, à feuilles entières ou alternes ressemblant à celles du poirier, à fleurs blanches, qui croît dans les régions montagneuses et humides de l'hémisphère Nord. (Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales)

Plante vivace à souche stolonifère, à feuilles en rosette, utilisées en infusion comme diurétique.   (Larousse)



Une petite fleur que l'on n'observe pas souvent.

Discrète, souvent bien ombragée, tapie dans les feuilles mortes, elle ne semble pas se soucier d'être vue. 
 
 



Cependant, observée de près, les formes de ses étamines et de son  pistil saillants provoquent l'étonnement.

 

 

 

 

 






 

 

 

 

 

 

 

 

  

800px-Illustration_Pyrola_rotundifolia0  wikipedia


 

 

On peut toujours s'accorder un moment de bonheur en observant les photos des  différentes pyroles observées en France...

https://www.florealpes.com/genre_Pyrola.php





 

dimanche 29 mai 2022

Sabot de Vénus - Cypripedium calceolus

 

 

 

Entre la Drôme et les Hautes-Alpes, 23 et 27 mai 2022

 

 

 


 

 

Que de légendes concernant cette superbe fleur ! En voici deux parmi d'autres :

"Vénus courant au travers des forêts à la recherche du corps d'Adonis, tué par un sanglier , avait les pieds ensanglantés par les ronces et les cailloux du chemin. Elle se chaussa avec cette fleur qui ressemble en effet à une pantoufle élégante."

 

"Un jour d'été,Vénus se promenant, fut surprise par l'orage. En errant dans les bois, elle perdit l'une de ses chaussures brodée d'or et de pourpre. Le lendemain une bergère se rendant à la montagne avec son troupeau, traversa le bois et vit le petit soulier. Très émue devant cette merveille, elle l'admira et voulut le prendre. Mais au contact de sa main, il disparut et à sa place poussa une  fleur gracieuse ayant la forme d'un sabot." 

  

 

 




"Cypripedium calceolus est le nom savant du sabot de Venus :

  • Cypripedium de "kupri", Vénus née à Chypre et "pedium", sabot
  • Quant à caleceolus, sa signification est « petite chaussure."































 

 

 

 

Christoph Käsermann, auteur de "VU Cypripedium calceolus L.–Sabot de Vénus–Orchidaceae." (©OFEFP/CPS/CRSF/PRONATURA 1999), nous rappelle la spécificité du Sabot de Vénus :

"Ce géophyte présente une fleur-trappe : un insecte attiré par le grand labelle jaune glisse et tombe dans le sabot ; prenant appui sur deux marches de poils succulents (correspondant à deux zones translucides visibles sur la paroi du sabot), il peut ressortir, mais en effleurant les pollinies, qu’il emporte ainsi jusqu’au stigmate collant d’une autre fleur il sera tombé dans le même piège. Cette pollinisation implique surtout des abeilles solitaires (Andrena sp.) et d’autres petits insectes robustes. La maturation dure quatre mois, les premiers fruits sont mûrs début octobre. Le taux de fructification est faible␣ (20-30%), on admet donc que la pollinisation croisée est obligatoire. Le sabot de Vénus dépend de champignons symbiotes spécifiques (mycorhizes) pour sa germination, mais à l’âge adulte il est totalement indépendant. Il ne commence à fleurir qu’au bout de six à dix ans et peut vivre plus de vingt ans. Le rhizome conserve son pouvoir de débourrement probablement pendant des années voire des décennies. Aucun hybride n’est connu en Europe. La germination de graines ex situ peut être obtenue par un procédé sophistiqué, puis le reste de la culture est relativement facile. La transplantation (illégale) de la nature dans un jardin se solde pratiquement toujours par la mort des plantes. On trouve dans le commerce des cultivars d’aspect identique mais mieux adaptés à la culture."