samedi 11 mai 2013

Le cuberdon nouveau est arrivé !

Le cuberdon belge est descendu jusqu'en Provence.
Une pure merveille !
Et avec de nouveaux goûts ! Il s'agit maintenant de choisir 
entre la framboise, le melon ou la poire.
En toute objectivité, nous produisons d'excellentes friandises en Belgique.
Sans parler du chocolat ! ! ! 



D'après ce que j'en sais, le cuberdon serait, à l'origine, une spécialité gantoise.
Son nom viendrait de la contraction de "cul de bourdon".
En tout cas, peu importe ses origines ou son appellation première, il est délicieux !

jeudi 9 mai 2013

L'or rouge des 3 rivières était à Saint Léger du Ventoux, ce 4 mai 2013

Belle fête, ce 4 mai, à Saint léger du Ventoux
Une sympathique réunion franco-belge dans le village
et sur le site même de la manifestation  

C'est sous un joyeux soleil que le public fut accueilli dans le village et sur les bords du Toulourenc. 
Une fois n'est pas coutume, ce printemps, le soleil brilla toute la journée et ce fut l'âme heureuse que les exposants divers  purent discuter et échanger des informations avec des visiteurs et acheteurs tout aussi heureux.
Comme souvent dans les manifestations vauclusiennes de ce printemps, L'Or Rouge des 3 Rivières présentait son safran de Provence en stigmates et ses produits dérivés (confits, confitures, sel  safrané, sirop) très appréciés des  amateurs d'un safran de qualité.  (contacts@or3r.fr)   (http://www.or3r.fr)






Sur le site, les animations furent aussi nombreuses que distrayantes et petits 
et grands purent y trouver un réel bonheur
Myriam Icaza,  grande amoureuse des chats présentait
des livres, albums et photographies débordant
d'imagination et d'une grande finesse
(baillemont@hotmail.com) 

Où trouver un coin plus enchanteur pour se chuchoter
les petits secrets de l'amour  ?

                            (Photo prise avec l'autorisation de l'animatrice du groupe)

Au stand des gâteaux, tartes et muffins, il sembla se confirmer
que les fillettes sont parfois plus gourmandes que les garçons.

Une animation très intéressante fut celle qui initia les plus
jeunes à la calligraphie arabe

 Une exposition de photos de nature    trouva son cadre
original et approprié sur les murs du village.

Merveilleux lézards

Le lézard des murailles

                                                                                              Photo : annemoreau
   

Et le grand lézard vert

                                                                                                         Photo : annemoreau
Ce lézard avait été attaqué et sérieusement blessé par un chat. Groggy, il fut mis à l'abri durant quelques heures puis relâché dans un roncier qui pouvait lui servir de protection.

                                                                   Photo : annemoreau 
 E.T. n'a rien inventé avec son long doigt même si plusieurs générations en furent émues

                                                                            Photo : annemoreau

                                                                              Photo : annemoreau

                                         Photo : annemoreau

                                                                              photo : annemoreau

Comme la plupart des lézards, le lézard vert est très craintif mais, s'il ne peut fuir et si vous approchez la main, il mord et sa morsure est douloureuse mais non venimeuse. Si vous lui caressez le ventre ou la gorge, il sera calmé et vous lâchera. 
Ce lézard peut mesurer jusqu'à 40 cm.
Il se nourrit d'insectes, de vers de terre, de larves, d'araignées, de limaces, d'escargots. Il est donc très utile en détruisant des animaux nuisibles aux cultures.
Ses principaux ennemis sont, bien évidemment les chats près des habitations, les rapaces et les serpents.
Sa fuite dans les broussailles, les feuilles mortes ou les ronciers le fait repérer et, avec un peu de patience et sans plus bouger, on peut le voir réapparaître et l'observer. 

mercredi 8 mai 2013

La promenade de Némo (1)


8 mai 2013


 

Moi, Némo, le roi de la critique

Ma copine, la "belle brune"
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Nous faisions tous une sieste méritée après nos courses du matin dans les vignes lorsque, brusquement, elle s'est redressée en criant :
--Allez, il fait trop beau, on va dans la montagne.
Ma copine et moi sommes restés sans réaction et nous avons continués à somnoler, les yeux mi-clos, le souffle calme parfois ponctué d'un petit ronflement d'aise chez la «belle brune».
Sa voix a repris de plus belle :
--On va se promener, allez, promenade dans la montagne.
Ça, le mot promenade, tout le monde le comprend. La "belle brune" et moi sommes presque tombés de nos paniers respectifs et, dans un dérapage incontrôlé, avons atteint la porte à la vitesse grand V.
Et hop ! En un coup de reins, nous étions tous installés dans sa voiture; moi à l'avant, la «belle brune» à l'arrière, elle devant ce gros cercle gris qui ne sent même pas bon et qu'elle appelle un volant. Je sais que c'est un volant et qu'elle y tient comme à la prunelle de ses yeux. Pas de partage, jamais. Dès qu'elle entre dans la voiture, elle me dit :
--Tire-toi Némo, c'est ma place, c'est moi qui conduis, c'est moi qui tiens le volant.
 
Bon, si elle y tient tant que cela à ce volant puant ! Et je sais qu'elle y tient car, dès le départ, elle s'y accroche des deux mains comme si notre vie à tous en dépendait. Et me voilà, une fois de plus, relégué à la place du mort. C'est elle qui appelle cela la place du mort car, pour moi, ce serait plutôt la place d'où l'on chute. C'est vrai, quoi, si elle oublie de me retenir dans les tournants, hop, je valse au sol dans n'importe quelle position. Que je me retrouve sur le dos ou sur le ventre, c'est de toute façon l'engueulade assurée.
--Mais couche-toi, bon sang, je te le dis chaque fois, si tu restes debout sur le siège, tu n'as pas d'équilibre.
 
Un jour, je me casserai une patte, elle sera bien avancée. Ce sera le véto au lieu de la montagne. Qu'elle les prenne plus doucement ses tournants ! Ce n'est quand même pas si difficile que cela à comprendre : moi, je suis trop petit. Si je veux voir le paysage, il faut que je reste bien planté sur mes quatre pattes durant les trajets. D'ailleurs, même la "belle brune" valse parfois au sol quand il y a un coup de frein trop violent. Et pourtant c'est une obéissante, elle, la "belle brune". Toujours installée en position couchée après le démarrage. Mais bon, nous n'avons peut-être pas la conductrice la meilleure non plus. Ce n'est pas un reproche, juste une simple constatation.
 
Trêve de digression. Nous sommes donc partis pour la montagne, la soixante-huitarde (référence à son âge mais elle pense naïvement que je ne le connais pas), moi et la "belle brune".
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Dès notre arrivée, les retrouvailles avec les fines odeurs du gibier nous ont mis en émoi. Une sente de renard, un gîte de lièvre, une ancienne bauge de sanglier, tout était bon pour filer dans n'importe quelle direction. Et nous avons couru, nous avons couru à en perdre haleine. Comme dans la chanson : "...des traces, toujours des traces... " ou quelque chose du même genre mais, vous m'avez compris. Houlà ! voilà que je me prends pour De Gaulle. Pourtant, entre les deux tailles, "y a pas photo" comme disent les petits-enfants de ma maîtresse.
 
La "belle brune" a une capacité de récupération qui m'épate. Après vingt minutes de courses effrénées, elle n'était toujours pas fatiguée. Disparaître dans les buissons pour réapparaître cent mètres plus loin, c'est sa spécialité. Moi, je l'admets, je n'aime pas trop ça. Les minuscules sentes ombragées me tentent bien plus que ce maquis plein d'épines qui s'accrochent à mes poils, rempli de chausse-trappes et de branches qui me cinglent le museau. Merci, très peu pour votre serviteur. Et voilà pourquoi j'ai abandonné la partie de chasse et suis revenu marcher plus sagement au milieu du chemin. Bien sûr, la langue me pendait déjà jusqu'aux genoux et notre «addicte» à la marche s'en est aperçue. C'est sa voix la plus douce que j'ai entendue; celle qu'elle utilise toujours pour me flatter.
" Oh, mon pauvre petit bonhomme! Tu as soif ? Et j'ai oublié de prendre la bouteille d'eau. "
Pourquoi me poser la question s'il n'y a pas de solution. Ça, c'est bien elle. Des oublis, encore des oublis. Entre nous pour marcher, ça va, mais pour ce qui est de la tête... Nous n'en dirons pas plus.
"Ne te tracasse pas, a-t-elle repris, nous allons aller jusqu'à la source, tu pourras y boire. "
Oui, si je ne suis pas mort d'ici là. Mais elle ne se rend pas compte ! La source est, pour le moins, à encore une demi-heure de marche. Parfois, je me demande si elle ne veut pas m'achever.
 
Là-dessus, voilà la "belle brune" qui est revenue à toutes pattes pour recevoir, elle aussi, sa part d'encouragements. Lèche-bottes, mais lèche-bottes celle-là ! Une flagorneuse de première. Du jamais vu ! Et je te fais un petit câlin par-ci et je te saute vers la figure pour un bisou de chienne. C'est facile de sauter et de tourbillonner pour se faire bien voir quand on a des pattes si longues. Moi, si je saute, je ressemble plus à une grenouille qu'à un chien. Bien sûr, mon petit surpoids n'arrange pas les choses. A se demander si ce n'est pas pour cela que ma dame me fait marcher. Une fois de plus, je ne veux rien dire mais pour elle non plus, ce n'est pas du luxe....
 
La marche a repris. Plus haut, toujours plus haut. " On va jusqu'au col "  a-t-elle dit. Le col c'était bien mais c'était loin d'être la source.
 
Vous voulez que je vous dise ? A la source, nous n'y sommes jamais arrivés.  
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lundi 6 mai 2013

Un Belge à Mirabel aux Baronnies !


Désolée pour les amis français mais seuls des Belges pourront apprécier l'humour de cette affiche placée dans une rue de ce petit village si typiquement provençal.
...
Dernièrement, j'ai rencontré une dame des environs de Nyons qui ne doit pas rire "plin s'panse" quand elle découvre ce genre de zwanze : la  première fois que je l'ai rencontrée, ayant reconnu mes origines wallonnes à ma prononciation du "ui", elle m'a tout de suite fait savoir d'une voix pincée, critique et surtout méprisante qu'elle ne devait pas aller loin pour se croire en Belgique car dans son quartier, c'était Waremme !
Comme vous l'aurez compris,  "cèt  fèmme c'èst èn picron". 
Et si vous avez besoin d'une explication "èn picron c'èst èn inseke à deus aiyès k'a èn pomp avou deus buzètes ki hagne les biesses èyé les djins".
Celle qui a croisé ma route, elle, "hagne les djins nié les biesses"
Heureusement, j'ai pris l'habitude, par ici, de côtoyer ces "picrons" et je me suis dit : "Laisse pisser le mérinos".
Bon, Waremme, je connais. J'ai pu situer. En Belgique, bien sûr. Car en France, je ne vois pas où cela se trouve. 

 C'est cela l'humour belge ! 

samedi 4 mai 2013

Des cétoines indélicates !

Hier matin, à la radio, une dame a dénoncé les cétoines qui "faisaient l'amour" sur son lilas !
Et je me suis dit : "Mais où va-t-on ? Après les mariages homosexuels si férocement dénoncés par les catholiques intégristes, l'union libre des cétoines, et sur du lilas  encore bien !"
Cela, il faut l'admettre, c'est grave et méritait d'être honni sur une chaîne départementale.
Si certains insectes se permettent des attitudes équivoques sur leur hôte, reconnaissons  qu'il y va de l'innocence et de la pureté morale de l'arbre ou de l'arbuste.
A quand les banderoles ou les slogans : "Papillons, chenilles, insectes, fermez vos braguettes !" ? Et des grands défilés qui iraient de la Bastille au Champ-de-blé  ?
Eh oui ! Ma brave dame, vous avez du pain sur la planche ! Courage !

Une cétoine dorée sur MON lilas
J'aurai deux mots à lui dire ! 


Il est vrai que certaines cétoines manquent d'éducation. Il serait de bon ton, lorsqu'elles veulent atteindre le nectar d'une fleur, qu'elles soient un  tantinet plus délicates. Observez celle-ci qui force le passage en déchirant le pétale. Des prémices, s'il vous plaît ! Des prémices !

Mais il leur sera beaucoup pardonné car elles sont si belles dans leur corset émeraude et or !!!!! 

vendredi 3 mai 2013

Souvenirs d'enfance (9 - fin) Val d'Isère


Les deux courageux qui volaient
 à notre secours après chaque  catastrophe

Val d'Isère  (Suite et fin)

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Lorsque mes compagnons habituels arrivèrent en courant pour m'entraîner vers de nouvelles aventures, cela me dérangea. Ma construction n'était pas terminée et je comptais bien m'employer à son achèvement même s'il fallait pour cela perdre l'occasion d'une course échevelée.
Pour une fois, Michel avait abandonné les amis de son âge pour prendre la tête de notre groupe de plus jeunes et tous se mirent à effectuer une sarabande infernale autour de moi. Leur insistance à me vouloir dans leur jeu du moment m'énerva, des paroles peu amènes furent échangées et, finalement, voyant mon entêtement, ils se tournèrent vers Kazan, le berger allemand des Killy qui se dorait au soleil et qui, comme moi, en cet instant, ne désirait que la paix des braves.
Les tournoiements, les cris, les rires l'agacèrent au plus haut point. Il se dressa, s'ébroua et pour bien marquer son désaccord, se mit à aboyer en direction des importuns. Les aboiements ne calmèrent pas la folie enfantine qui commençait à influencer et à augmenter l' agressivité endormie du chien. Il recula légèrement et montra les dents. Un sourd grondement sortait maintenant du fond de sa gorge et ce bruit dangereux finit par mettre en fuite tous les écervelés. Ils partirent au pas de course, mettant ainsi une belle distance entre les crocs puissants et leurs fesses qui échappèrent au massacre. Les leurs oui, pas l'une des miennes ! N'ayant pas participé à l'excitation générale , je ne me méfiai pas de l'animal et continuai à creuser le sable. Pour mon malheur, le chien, lui, ne parvint pas à isoler le bon grain de l'ivraie ni à retrouver son calme et, pris d'une envie subite de vengeance sur la personne la plus proche, il se rua sur mes fesses si bien moulées dans leur petit short écarlate et mordit à pleines dents.
La douleur fut fulgurante. Je ne sais si je me mis d'abord à hurler ou si je me redressai pour chercher du secours au plus vite. Peu importe. La fuite m'amena au chalet, braillant comme un goret égorgé mais aucun mot, aucune explication cohérente n'arrivait à sortir de ma bouche. Trompés par la couleur de mon short, mes parents alertés ne parvenaient pas à situer la cause de mes cafouillis verbaux incompréhensibles.
Bien sûr, ils finirent par découvrir la déchirure du short et le trou béant dans ma fesse . Les hurlements sortirent alors d'autres gorges que de la mienne. Leurs cordes vocales prirent le relais des miennes avides de repos.
Alertés par tant de clameurs, tous les enfants des environs rappliquèrent à la vitesse V prime et, sans autre raison que le plaisir de participer, se joignirent à notre groupe familiale. Commença alors une course au finish pour atteindre au plus vite le cabinet médical du village où toute la famille s'engouffra comme une tornade sous les regards médusés de la secrétaire. La longue cohorte des aficionados en herbe fut refoulée avec fermeté et chacun, sans savoir de quoi il retournait vraiment, supputa sur la raison d'une telle course à travers un Val d'Isère d'habitude plus calme. La tornade belge avait encore frappé mais, cette fois, pour quelle raison ?
Déculottée, étendue à plat ventre, geignant sans discontinuer, j'eus encore assez de force pour entendre les constatations du médecin : «Bon, il n'a pas raté son coup, ce chien. Il a même enlevé un morceau de chair.» Pensif, il ajouta : «Je suppose qu'il a dû l'avaler... A cause de cela, je ne pourrai pas recoudre, il va falloir mettre des agrafes.»
Au mot agrafe, même prononcé avec beaucoup de compassion, ma terreur reprit de plus belle et mes hurlements recommencèrent à envahir l'espace médical. Mes parents, découragés, incapables d'encore réagir, laissèrent toute nouvelle initiative au médecin. Surpris de constater qu'un si petit corps pût faire autant de bruit, celui-ci s'empressa de calmer la situation par un humour que je fus incapable d'apprécier : « Le trou est un avantage, me dit-il, je vais pouvoir y verser l'antibiotique directement. » En toute honnêteté, qui aurait trouvé cette réflexion rigolote ?
Les choses de la vie suivirent leur cours. La plaie fut désinfectée, les agrafes clipsées malgré mes derniers glapissements, le pansement collé avec soin. Toute la famille, entourée de ses supporters, put enfin entamer, avec bien plus de calme, le retour vers le chalet.
Notre premier passage avait sorti les plus indifférents de leur logis; les questions fusaient de gauche et de droite. Mes parents n'hésitaient plus à s'arrêter, expliquaient le drame, les soins, les conseils médicaux et chaque voisin y allait de suggestions supplémentaires et de souvenirs d'autres accidents qui... que.... J'étais entrée dans une bouderie noire et ne désirais plus qu'une chose, l'arrivée au chalet. Mais là, m'attendait un nouveau calvaire : l'impossibilité de m'asseoir. Ma grand-mère prépara donc l'oreiller le plus moelleux qu'elle pût trouver et les jours qui suivirent me virent plus surélevée que d'habitude pour mieux régenter mon petit monde du haut de l'oreiller salvateur.
Dieu merci, cet accident fut le dernier de notre séjour et nos parents purent enfin souffler. Quant aux amis qui s'étaient joints à nous pour des vacances idylliques, plus jamais aucun ne tenta de rejouer à la vie communautaire.
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