mercredi 6 novembre 2019

Jeunesse : d'hier à aujourd'hui



"Pire que le napalm dans un paysage cérébral"  

(Sylvain Tesson auteur de  "la Panthère des Neiges" parlant des enfants journellement confrontés à des tablettes, téléphones portables, écrans TV et autres joyeusetés du XXIème siècle) 


En fin de compte, ce fut une véritable bénédiction pour ma sœur et moi d'avoir vécu notre enfance à la campagne et à une époque durant laquelle la télévision n'avait envahi que si peu de foyers.
La lecture et les incursions dans les bois furent donc des activités qui ne nous ennuyèrent jamais.
La mesquinerie des petites nouvelles inutiles, les publicités malsaines nous furent épargnées ; les émissions abêtissantes ne nous influencèrent pas.
Nos cerveaux restèrent libres de choisir nos activités récréatives : lectures, jeux, promenades ...
Nous ne fument pas matraquées par des clips musicaux en langue anglaise diffusés durant une journée un nombre incalculable de fois pour disparaître le lendemain ou surlendemain, remplacés par encore plus nuls (s'il est possible de l'imaginer).
Ce n'était donc pas une question de faire des études moyennes ou brillantes (les miennes furent d'un bas de gamme incroyable). Non, juste un environnement familial simple, honnête, réfléchi, plus porté, du côté paternel, sur la culture intellectuelle que sur l'argent ou le vouloir paraître.


J'aime la langue française, j'ai aimé les chansons de Juliette Gréco, de Barbara, de Georges Brassens, de Mouloudji, de Jacques Brel...(mon Dieu ! un vrai cimetière des meilleurs chanteuses et chanteurs français...) et, de les avoir écoutés tant et tant, la connaissance des beaux textes, de la poésie nous fut inculquée dès notre plus jeune âge, sans difficulté aucune.
Quant à la lecture, dès mon plus jeune âge (six ans probablement) elle fut partie intégrante de ma vie. A l'heure actuelle encore, il m'est impossible de m'endormir si je n'ai pas lu au moins une ou deux pages d'un livre, d'une revue, d'une bande dessinée...peut importe. Une drogue !




Bien entendu, je ne rejette ni la télévision à petite dose, ni, actuellement, l'utilisation d'internet. Simplement, je suis heureuse d'avoir eu des bases assez solides qui me permettent aujourd'hui de faire un choix parmi mes divertissements, sans me sentir phagocytée par un petit écran resté animé toute la journée, par certaines radios diffusant des matraquages d'entretiens nuls, de publicités mortifères, de musiques décervelantes.
Oui, la raison, acquise dans ma jeunesse, me permet, d'un clic, de faire disparaître des images inutiles, d'une poussée du doigt, d'interrompre des émissions radiophoniques qui ne cherchent qu'à embrigader un maximum de zombies prêts à s'agenouiller devant tout dirigeant leur disant, sans en penser un mot, "Je vous aime" comme dans une chanson entendue dernièrement et interprétée par un bouffon, chanson dont les paroles d'un crétinisme infini cherchaient à guerluchonner* une naïve pucelle :


Je t'aime, je t'aime, je t'aime
ème, ème, ème
Je t'aime, je t'aime, je t'aime
Ma voix, ma parole, mon moi
oi, oi, oi
Je t'aime, je t'aime, je t'aime
Ma parole, ma voix, mon moi ...


et là, je ne sais plus qui de moi ou du chanteur a terminé sur ces paroles :


Je n'ai rien à dire
Je n'ai rien à dire
Je n'ai rien à dire
ire, ire, ire
Mais je veux vous le dire
ire, ire, ire
Je t'aime, je t'aime, je t'aime






Tout ceci étant dit malgré tout, une question primordiale reste en suspens, celle concernant les enfants et adolescents actuels dont je préfère ne pas imaginer le futur dans une société d'anéantissement des cerveaux ! "Qu'en est-il de tous ces petits humains (tant qu'ils le sont encore) qui passent leur temps libre devant tablettes, téléphones portables et télévisions ?"
Que les parents qui se préoccupent du problème lèvent le doigt... Je pense que, sur l'ensemble des adultes de notre planète, ils ne seront pas très nombreux; mais, je dois le reconnaître, j'ai une mentalité d'un pessimisme à faire mourir un phoque repu et heureux sur sa banquise.






* ah ! ce mot-là, je suis arrivée à le placer








lundi 4 novembre 2019

Le poids d'un nuage ...


04 novembre 2019 -   Mérindol-les-Oliviers

... "des dizaines de milliers de poids-lourds ou d’enclumes nous dit Courrier International"....
Il est difficile d'imaginer que de tels poids flottent au-dessus de nos vies et pourtant ce qui nous tombe sur la tête depuis quelques jours devrait nous aider à effectuer une très petite évaluation.  
Parfois, lorsque je regarde approcher de très gros nuages,  j'imagine  que toute cette eau va s'effondrer d'un seul coup sur la terre... wrrroufff ! 
Oui, d'un seul coup, des dizaines de mètres d'eau en hauteur; tout serait balayé, les arbres arrachés, les animaux et les hommes, assommés par cette masse, se noyant dans d'immenses vagues montant à l'assaut les unes des autres pour ensuite attaquer et éroder les bases des montagnes. Ces mêmes montagnes, sapées par des forces incommensurables, devenues boues visqueuses, s'effondreraient avant de recouvrir les plaines, les toundras, les pampas, les déserts.
Au final, une immense étendue de bourbe brune s'étalant sur tous les continents pour rejoindre les océans.
 A partir de là, plus aucun paysage, une immensité molle, le calme, la paix, la sérénité, le silence d'une planète soumise trop longtemps aux horribles pressions humaines.

03 octobre 2019 -   Mérindol-les-Oliviers
   


Cumulonimbus con Time-Lapse (Acebal, Santa Fe) :  https://www.youtube.com/watch?v=yH5I3s_4MZI

Orage supercellulaire du 10 septembre 2011 :  https://www.youtube.com/watch?v=GwYIVS-5isM 


Combien pèse un nuage? :  https://actualite.lachainemeteo.com/actualite-meteo/2014-01-17/combien-pese-un-nuage-23880 


dimanche 3 novembre 2019

Autour de Séguret...


... en quelques photos


















 









 

















 

Voile ? Croyance ou défi



 
Voici une semaine, me rendant aux Journées Gourmandes de Vaison-la-Romaine, j'ai eu l'occasion d'observer un groupe de trois jeunes filles.
Au premier abord, rien à dire : trois jeunes qui marchaient sur le trottoir en parlant et riant.
Mais... mon regard fut   accroché par la jeune fille située au centre du groupe : contrairement à ses deux amies, elle portait le hijab d'une manière ostentatoire. A mon avis, un choix effectué pour attirer l'attention de tout un chacun. De par sa couleur d'un bleu éclatant, impossible de l'ignorer.
Cela me fit sourire. "Bon, me dis-je, réaction d'adolescente suite à l'affaire du voile provoquée par les propos de JM Blanquer. Elle cherche à bien marquer son appartenance à sa communauté et à sa religion. Une manière comme une autre de narguer ceux qui rejettent le port du voile en tant qu'outil d'asservissement des femmes.
Comme ma voiture était ralentie par une circulation dense, je continuai à observer cette jeune contestataire, mon regard passant de la tête au tronc puis aux fesses surmontant les jambes.
Là, mon sang ne fit qu'un tour !
Cette fille portait un collant insuffisamment opaque qui moulait son anatomie d'une façon outrancière : des fesses et des jambes tellement mises en évidence que c'était un véritable appel au viol. N'importe quel garçon ou homme passant près d'elle aurait eu bien des difficultés à se retenir d'y porter la main...
Nul doute, "Balance ton porc" a encore de beaux jours en perspective...mais, dans ce cas, à qui la faute...
Le plus grave, dans cette anecdote, ce n'est pas cette vision des fesses à 80 centimètres du hijab, c'est avant tout l'utilisation de ce dernier comme ferment de troubles publics. Car c'était bien de cela qu'il s'agissait. Narguer, narguer, narguer ! Et peu importe la pudeur recommandée par une religion si mal comprise !
On a beau être une adolescente en révolte, le rejet de certaines règles sociétales très souvent enseignées et connues dès l'enfance est d'une stupidité grave lorsque l'on en arrive à confondre croyance et bout de tissu. Soit, on se couvre les cheveux pour crier au monde son appartenance à une religion (?) mais alors on se couvre aussi les fesses décemment, soit on fait l'inverse et on assume ses provocations sexuelles.
Les "seins nus" ne me contrediront pas, elles qui n'ont jamais défilé ou manifesté voilées. Pourtant ce serait drôlement sexi !




 

photo : Jacky Dussart
Souvenirs, souvenirs...








Notre superbe Brigitte était parfaitement capable de dissocier les deux...  
 
 

samedi 2 novembre 2019

Un joli cercueil ...


... en carton.
Cela me plairait bien que les membres de ma famille (enfin, ceux qui veulent !) puissent venir faire des dessins de fleurs, d'oiseaux, de papillons sur mon cercueil.  Derniers dessins d'amour pour me dire qu'ils ont compris à quel point la nature fut une partie de ma vie.
Bon, soyons réalistes, voyons les faits d'une manière bassement matérielle : pour cela, à la place d'un goupillon, il faudra prévoir des marqueurs assez gros ou des gouaches et des pinceaux à côté du cercueil... ou alors, que chacun vienne avec son petit matériel...
Comme seule musique d'accompagnement, quelques chants d'oiseaux, merlette et grive musicienne feront bien l'affaire   𝄞 𝆕 𝄞 𝆕 𝄞 𝆕 𝆕 𝆕

Photo : Lila Flower à Tous unis avec Nicolas Hulot

Mais..... car il y a un mais, comme on le voit sur cette photo, pas de ces fleurs "fraîches" venant de cultures africaines dans lesquelles les ouvriers meurent d'empoisonnement pour avoir manipulé les produits toxiques utilisés dans ces cultures... 
Les fleurs des champs sont tellement plus belles, chacune ayant sa personnalité ...






Pour rester dans l'idée des fleurs...
Quand ma grand-mère fut enterrée, sur sa tombe, j'ai déposé un grand bouquet de tournesols jaune vif. Je ne sais où son esprit flottait à ce moment là mais je suis certaine qu'elle   apprécia mon dernier cadeau car c'était des fleurs qu'elle adorait : un souvenir de sa jeunesse qui lui rappelait  ses courses dans la steppe russe avec son frère et ses sœurs  lorsque, étant des chapardeurs impénitents, ils volaient, dans les cultures des moujiks, quelques-unes de ces fleurs pour se régaler de leurs graines. 




Elle m'en parlait parfois et me montrait comment il était possible de mettre en bouche quelques graines de ces fleurs et, utilisant les dents et la langue, de les décortiquer puis, mettant les lèvres en cul de poule, de recracher les enveloppes tout en gardant les parties comestibles pour les croquer en riant. 
J'ai vainement essayé de l'imiter. Jamais je ne suis parvenue à réaliser un tel exploit. 
Comme ma grand-mère était pourvue d'une patience sans faille, elle me fit plus d'une fois cette démonstration.  Pensait-elle alors que, en vérité, sa petite-fille manquait singulièrement de dextérité...?






vendredi 1 novembre 2019

Deux regards, deux atmosphères


Hier soir...

Étonnantes ces transformations qui, au fil du temps,  font passer le ciel des larmes au rire

Regard vers l'est

Regard vers l'ouest

 

Halloween : ma plus belle rencontre


Ha ! ha ! haaaa....lloween !
Premier prix pour le concours du masque le plus effrayant.

(Rencontre de cet après-midi à Vaison. Malheureusement je n'avais pas de sucreries à offrir)
Probablement Hogna radiata
Famille des lycoses


























Position des yeux chez les lycoses
https://www.quelestcetanimal.com/arachnides/la-lycose-tarentuline/


 https://www.insecte.org/spip.php?article50

https://www.insecte.org/spip.php?article90 

https://www.quelestcetanimal.com/arachnides/la-lycose-tarentuline/